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« Play » de Anthony Marciano .Critique cinéma

Synopsis: En 1993, Max a 13 ans quand on lui offre sa première caméra. Pendant 25 ans il n’arrêtera pas de filmer. La bande de potes, les amours, les succès, les échecs. Des années 90 aux années 2010, c’est le portrait de toute une génération qui se dessine à travers son objectif.

La fiche du film

Le film : "Play"
De : Anthony Marciano
Avec : Max Boublil, Alice Isaaz
Sortie le : 01/01/2020
Distribution : Gaumont Distribution
Durée : 108 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

J’en ai un peu marre de la nostalgie camarade. Celle d’Anthony Marciano et Max Boublil dénichée dans un procédé filmique de récupération des souvenirs vidéo. Où l’adolescence reprend ses droits, comme autrefois on regardait émus les diapos de tata Suzette, encore midinette, qui faisait bronzette.

Evolution mon bon monsieur, plus de projos ni photos, mais  un caméscope rivé aux basques depuis ses 13 ans . Max a tout filmé et vingt ans plus tard, il ressort le tout de ses vieilles cassettes fatiguées par des rembobinages intempestifs.

Histoire de trouver une sorte de fil rouge ( sentimental à souhait ) à ce récit décousu par le temps et qui ne dure qu’un temps. Celui des débuts (Chabat en fait des tonnes, Noémie Lvovsky est toujours aussi craquante), des premiers flirts, de la vraie tendresse et des succès scolaires, avant que la migraine boutonneuse ne gangrène une acné plus audacieuse.

Alors le vrai Max fait son entrée ( Alexandre Desrousseaux le joue ado, plutôt pas mal ) et bizarrement c’est la que les Athéniens s’atteignirent. Comme si l’âge pré-pubère était plus apte à recevoir émotions et sentiments quand celui du grand Boublil vire à l’ennui et au vide.

Camille Richeux, Max Boublil . Ca y’est ils sont devenus grands et …ennuyeux. La leçon du film ?

L’affectif est touché et le potache fait tache. Ca sonne presque faux, et surtout ça n’en finit pas. Il est question d’une génération, voire deux, mais pas du siècle des lumières, si je ne m’abuse.

Surtout que l’on évite les sujets qui fâchent pour retenir la victoire d’une équipe de France, célébrée aux yeux du monde entier, sur les Champs-Elysées aujourd’hui  devenu champ de bataille. Je sais l’évocation filmée s’arrête dans les années 2010 et il était alors impossible pour le scénario de se projeter dans les années 2020. A moins de le vouloir. Mais ça c’est une autre histoire ! La nostalgie camarade !

J’en ai un peu marre de la nostalgie camarade. Celle d’Anthony Marciano et Max Boublil dénichée dans un procédé filmique de récupération des souvenirs vidéo. Où l’adolescence reprend ses droits, comme autrefois on regardait émus les diapos de tata Suzette, encore midinette, qui faisait bronzette. Evolution mon bon monsieur, plus de projos ni photos, mais  un caméscope rivé aux basques depuis ses 13 ans . Max a tout filmé et vingt ans plus tard, il ressort le tout de ses vieilles cassettes fatiguées par des rembobinages intempestifs. https://www.youtube.com/watch?v=0FH4bUlJRT4 Histoire de trouver une sorte de fil rouge ( sentimental à souhait…
Le film

Sur le principe d’images récupérées ( caméscope et cassettes idoines ) Max revoit son enfance défilée jusqu’à l’âge adulte. Il n’en conserve que la nostalgie et réfléchit très peu au pouvoir de ses souvenirs dont il constate seulement qu’ils sont figés à tout jamais. Sa vie ne serait-elle qu’une suite de clichés ? C’est un peu la question qui affleure de temps à autre dans ce récit débridé pour potaches en mal de fantaisie. Ca fonctionne assez bien au début, mais quand les choses deviennent un peu plus sérieuses ( disons l’âge adulte ) elles gâtent le film et l’ennui qui nous titille de plus en plus. Une soirée vidéo en perspective, mais pas plus ….

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