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« Merci pour le chocolat » de Claude Chabrol. Les suppléments

LES SUPPLEMENTS

  • Scènes commentées . Le mystère des deux pianistes-Le chocolat de Mika-Les vapeurs du passé-Chez Polanski
  • Sur le tournage ( 26 mn ). C’est encore une immersion totale dans les coulisses, où Chabrol laisse libre cours à son caméraman pour mettre à jour son travail, sa direction d’acteurs et ses humeurs.

Tout le monde y met son grain de sel, avec cette fois un thème sur la perversité «  considéré comme le mal absolu ». Isabelle Huppert dit que c’est «  un film qui essaie de percer le mystère de la préméditation ».

Derrière le réalisateur en action, Marin Karmitz , casque sur les oreilles suit avec attention les opération. «  Chabrol n’est pas quelqu’un de pervers, alors que j’en ai connu des réalisateurs pervers. Il a l’intelligence de maîtriser la perversité ».

  • Isabelle Huppert, un personnage chabrolien avec Serge Toubiana ( 7 mn ). J’imaginais une rétrospective de tous les rôles joués pour Chabrol alors que la comédienne ne fait que se souvenir de tous ses personnages .

«  J’ai pris le train en marche dès Violette Nozières, mais cette typologie existait bien avant. Et elle existe en dehors de moi. Il y a un noyau central avec différentes facettes tout autour, de film en film et c’est jamais pareil ».

Isabelle Huppert, Anna Mouglalis

 

  • Bouts d’essais d’Anna Mouglalis (10.30 mn ). C’est peut-être un peu répétitif, mais tellement amusant de voir rejouer la même scène trois-quatre fois avant de la voir sur l’écran.
  • Une demi-heure avec Jacques Dutronc par Nicolas Saada ( 31.20 mn ). L’intitulé du chapitre évoque en demi-teinte l’exploit d’interviewer pendant aussi longtemps le flegmatique passager de l’air.

Même si celui-ci est tout disposé à l’exercice, on le sent parfois ailleurs, égaré ou légèrement paniqué. Nicolas Saada, malgré quelques hésitations s’en sort plutôt pas mal.

Un personnage un peu à son image . «  Il est ambigu, on ne sait pas ce qu’il pense, ce qu’il sait, à l’écart ».  Dutronc aime la façon dont travaille Chabrol : «  deux prises et puis c’est bon. Il y en a tellement qui en font des tonnes , et qui vous disent ce qu’il faut faire. Là je suis tranquille… »

Il dit aussi tout le bien qu’il pense d’Isabelle Huppert avec qui  il a déjà tourné trois films…

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