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« Les Deux Papes » de Fernando Meirelles. Critique cinéma

Synopsis: Dans cette histoire inspirée de faits réels, on découvre le pape Benoît XVI qui tisse une amitié improbable avec le futur pape François à un moment clé pour l'Église catholique. Derrière les murs du Vatican, les deux hommes affrontent leurs valeurs afin de trouver un terrain d'entente pour plus d'un milliard d'adeptes dans le monde

La fiche du film

Le film : "Les deux Papes"
De : Fernando Meirelles
Avec : Anthony Hopkins, Jonathan Pryce
Sortie le : 28/12/2019
Distribution : Netflix
Durée : 126 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

L’idée est très bonne, son application excellente. Le pape Benoît XVI rencontre discrètement le cardinal qui va lui succéder. Ce dernier lui a demandé un entretien afin de lui annoncer son retrait de la vie pastorale. Jorge Mario Bergoglio ignore bien évidemment tout des intentions du représentant de Saint-Pierre et surtout sa démission possible.

Dans cette entrevue, Benoît XVI compte bien discerner les qualités de son vis-à-vis afin d’être rassuré sur son inclination pour ce prélat venu de l’autre bout du monde et avec qui il est en profond désaccord. Sur tout ou presque tout que relève avec audace et malice le cardinal argentin, profitant du double sens que leur fait jouer le réalisateur.

La subtilité des échanges est un régal,  l’interprétation, une petite merveille. Anthony Hopkins à l’affut, l’œil inquiet parfois est un pape qui a du mal à se contenir face aux vérités que lui balance son présumé successeur. Jonathan Pryce assume son rôle avec une aisance suffisante pour déstabiliser son interlocuteur.

Iconoclaste, Bergoglio bouscule les traditions et remet le Saint-Père à sa place dans des retours de volée dont le metteur en scène a le secret. Le pape est en blanc, son cardinal en noir, opposition franche qui s’affirme dans cette amitié impensable tissée autour d’un piano et de l’Histoire du monde.

Celle d’un passé douloureux pour l’argentin Bergoglio qui confesse une attitude peu engageante auprès de ses ouailles lors de la dictature. « Je demeure une figure controversée dans mon pays »  . Dans une église aveugle de ses faiblesses, et de ses scandales. Sur ces murs qui s’élèvent sur toute la planète, et ces réfugiés abandonnés à Lampedusa où François se rendra en pèlerin, humble et repentant.

Fernando Meirelles entremêle les récits historiques et leur confère une portée aussi universelle que se veut être la parole papale. Son scénario est diabolique, magnifique. On le doit à Anthony McCarten qui fit aussi pour « Les heures sombres » de Joe Wright une copie conforme à la grande Histoire. Au grand cinéma !

L’idée est très bonne, son application excellente. Le pape Benoît XVI rencontre discrètement le cardinal qui va lui succéder. Ce dernier lui a demandé un entretien afin de lui annoncer son retrait de la vie pastorale. Jorge Mario Bergoglio ignore bien évidemment tout des intentions du représentant de Saint-Pierre et surtout sa démission possible. Dans cette entrevue, Benoît XVI compte bien discerner les qualités de son vis-à-vis afin d’être rassuré sur son inclination pour ce prélat venu de l’autre bout du monde et avec qui il est en profond désaccord. Sur tout ou presque tout que relève avec audace et…
Le film

Dans cette histoire inspirée de faits réels, le pape Benoît XVI tisse une amitié improbable avec le futur pape François à un moment clé pour l'Église catholique. L’idée est très bonne, son application excellente. La subtilité des échanges est un régal,  l’interprétation, une petite merveille. Anthony Hopkins et Jonathan Pryce. Le pape est en blanc, son cardinal en noir, opposition franche qui s’affirme dans cette amitié impensable qui se tisse autour d’un piano et de l’Histoire du monde. Fernando Meirelles entremêle les récits historiques et leur confère une portée aussi universelle que se veut être la parole papale. Paradoxalement son scénario est diabolique, mais magnifique. On le doit à Anthony McCarten qui fit aussi «  Les heures sombres », rien que du grand cinéma.

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