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« Le Salaire de la violence » de Phil Karkson. Critique dvd

Synopsis: Lee Hackett, rancher dur à la tâche, a deux fils qu’il essaie d’éduquer à son image. Il a pleinement réussi avec l’ainé d’entre eux. En revanche, le plus jeune prend le contrepied de son père. Pour Lee, les temps commencent à changer, il va falloir choisir un camp

La fiche du film

Le film : "Le Salaire de la violence"
De : Phil Karlson
Avec : Van Heflin, Tab Hunter
Sortie le : 01/10/1958
Distribution :
Durée : 97 Minutes
Genre : Western
Type : Long-métrage
Le Film
Les bonus

DVD : 01er Juillet 2022 . – 

  • « Un fils en prison, l’autre qui rêve d’une métisse, lequel me déshonore le plus ? » . –
  •  « Un pistolet, c’est interdit en ville ! Oui mais les Hackett sont arrivés avant la loi »

Ces dialogues extraits, l’un de la bouche du personnage central ( Lee Hackett ), l’autre des habitants que l’homme tient par « les bons sentiments », illustrent à merveille le contexte du film et le profil d’une histoire tramée à l’ancienne des bons vieux westerns.

Encore que … A bien regarder dans le dédale d’un arbre généalogique chancelant, on retrouve les caractéristiques de l’excellente série actuellement programmée sur TCM « Yellowstone » de Taylor Sheridan .

Les similitudes sont nombreuses autour d’un patriarche, maître de son domaine et des gens qu’il emploie, qui l’entourent. Dont ses deux fils, totalement différents, voire opposés, qui ui donnent bien du fil à retordre. (*)

 

A celui qui lui ressemble le plus, Ed, irascible et brutal, répond  la sagesse de Davy ( James Darren ) et son respect des lois et des coutumes.

Il aime une métisse d’origine indienne (Kathryn Grant), ce que son père ne peut supporter . Témoin d’un drame familial, Clee devient un enjeu encore plus fort que celui de la couleur de sa peau. ,Frank S. Nugent, co-scénariste avec Ric Hardman , insuffle là une dynamique extrême à un dilemme permanent.

Il est notamment celui de la justice , un temps cadenassée par l’omnipotence du propriétaire terrien, qui , face aux incartades de son fils aîné, réussit  toujours à contrecarrer les interventions du shérif. Mais à force de bêtise et d’aveuglement, Ed ( Tab Hunter) devra rendre des comptes et les payer très cher.

Davy et son amie Clee ont bien du mal à se faire admettre par le père …
Le mauvais garçon …

Autour de la défense des minorités, les intentions de Phil Karlson s’affichent dans une mise en scène énergique et pugnace, laissant les éléments de l’intrigue ( dont un mystérieux témoin de dernière minute) s’entremêler de manière addictive.

On ne les lâchera plus jusqu’à l’assaut final,  même si celui-ci emploie maintenant les grosses ficelles et des ressorts un brin distendus.

La petite faiblesse d’une histoire qui au cinéma et dans la vie n’en finit pas de rebondir. En 1958, Phil Karlson a pris les devants.

LES BONUS

Le point de vue et les commentaires de Bertrand Tavernier, Patrick Brion et Jean-François Giré

« Yellowstone » : Kelly Reilly dans le rôle de Beth, la seule femme de la famille, un sacré personnage

(*) Quelques similitudes avec « Yellowstone »

  • Le plus gros propriétaire du pays
  • L’appel à la main d’œuvre étrangère, carcérale chez « Yellowstone », métisse ici.
  • Les antagonismes. L’élément familial qui dérègle le bon vouloir du patriarche , sa fille chez « Yellowstone » , le jeune fils qui déteste la violence …
  • La mère est morte
  • Dans « Yellowstone » , le fils en marge est marié avec une métisse dont il va tuer le frère- Ici, Davy le jeune frère aime la sœur dont le frère aîné a été tué par Ed
  • Chez « Yellowstone » la haine entre la sœur et le frère avocat. Ici entre les deux frères , l’aîné violent ayant toujours autorité
  • La fin d’une dynastie

 

DVD : 01er Juillet 2022 . -  « Un fils en prison, l’autre qui rêve d’une métisse, lequel me déshonore le plus ? » . -  « Un pistolet, c’est interdit en ville ! Oui mais les Hackett sont arrivés avant la loi » Ces dialogues extraits, l’un de la bouche du personnage central ( Lee Hackett ), l’autre des habitants que l’homme tient par « les bons sentiments », illustrent à merveille le contexte du film et le profil d’une histoire tramée à l’ancienne des bons vieux westerns. Encore que … A bien regarder dans le dédale d’un arbre généalogique chancelant, on retrouve…
Le Film
Les bonus

Frank S. Nugent, co-scénariste avec Ric Hardman , a écrit de jolis pages pour le cinéma américain et particulièrement le western ( « La prisonnière du désert », «  Les deux cavaliers » …) .Il confirme ici sur une trame qui bien que classique, transcende le genre pour donner à voir l’universalité des comportements humains, régis par le diktat d’un patriarche autour de l’empire monté de ses propres mains. La famille doit se plier à ses exigences, et les deux fils directement concernés, vont très vite faire sécession et s’opposer à l’autorité du père et à celle de leur fratrie. La mise en scène énergique et pugnace permet aux éléments de l’intrigue de s’entremêler de manière addictive. On ne les lâchera plus jusqu’à l’assaut final,  même si celui-ci emploie de grosses ficelles et des ressorts un brin distendus. La petite faiblesse d’une histoire qui au cinéma et dans la vie n’en finit pas de rebondir. Si la charpente du scénario tient solidement l’édifice de Phil Karlson, l’ensemble de la distribution complète le bonheur de ce western plutôt original en son temps (1958) .

AVIS BONUS Bertrand Tavernier, Patrick Brion et Jean-François Giré donnent leur point de vue en présentant le film

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« La dernière nuit de Lise Broholm » de Tea Lindeburg. Critique cinéma

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