- 17 juin 2026

- 1h 25min
- Animation, Comédie
- France, Belgique
- Avec Alex Ramires, Jérémy Gillet, Shirley Souagnon
- Interdit – 12 ans
L’histoire : Jim, icône sexy de la scène gay parisienne, voit sa vie basculer lorsqu’il contracte l’Hétérose, un étrange virus qui transforme les hommes gays… en hétérosexuels
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article
Il y a semble-t-il un langage très codé pour aborder ce genre de film . Je ne le possède pas. Comme une frontière identique à celle que rencontre le jeune Lucien, qui tiraillé par sa mère à qui il n’ose avouer son homosexualité, se voit tout autant refoulé par la communauté gay, très investie dans son décorum et ses attributs.
Le héros, costaud, sur-vitaminé aux abdos , en fait des tonnes dans le culturisme sexuel ( c’est un influenceur !) avant d’être rattrapé par un virus , l’Hétérose qui va le rendre hétérosexuel. Telle une maladie qui bizarrement s’affiche menaçante dans leur univers confiné.
Voire protégé si l’origine de l’épidémie ne se révélait pas criminelle, plongeant tous les protagonistes dans un capharnaüm relationnel inextricable , une déclinaison de rose intempestive.
Criarde, à l’image de la tonalité générale de la bande son et du coup de crayon, très exagéré dans sa formulation. Seule Christine Boutin caricaturée dans sa posture acariâtre mérite le compliment…
Est-il nécessaire d’en faire des tonnes pour nous faire passer le mot, quand celui douteux ( « Il est juste moche ou il pue ? » ) devient méchant, voire vulgaire au milieu de scènes de même tenue.

Pour un Professeur Ragoult sanctifié sur l’autel de la malséance, ou encore plus réalistes, quelques colonels « sur galonnés » marchant aux pas de la dictature. Pour briser cet entre-soi qui les hérisse…
Mais comme la bienveillance est assénée à plusieurs reprises , j’en userais pour conclure sur ce récit, qui , balourd et insistant, demande de s’accepter tel quel , avec son corollaire : se respecter l’un l’autre. « Reste toi-même , les autres sont déjà pris » comme ils disent… Merci Oscar !
C’est peut-être une porte d’accès pour aborder l’univers gay ici caricaturé à l’excès me semble-t-il dans tout c qu’il a de divers et contradictoire. Au point d’imaginer cette histoire de virus capable de vous transformer en hétéro. Comme s’il s’agissait d’ une maladie imparable pour le bon Professeur Ragoult qui prétend néanmoins pouvoir en venir à bout. Les références culturelles sociales et politiques ainsi ne manquent pas à cette histoire un rien chancelante dans sa mise en forme, et bringuebalantes dans ses attendus . Il y a semble-t-il un langage très codé pour aborder ce genre de film . Je ne le possède pas. Mais la bienveillance étant au final très recommandée par l’éventuelle sentence moralisatrice , j’en userais pour conclure sur ce récit, qui , balourd et insistant, ne dit rien d’autre qu’il faut s’accepter tel quel , avec son corollaire : se respecter tout un chacun.