- Acteur(s) Golshifteh Farahani-Zar Amir-Ebrahimi-Mina Kavani-Arash Marandi

- DVD 9 août 2025
- 26 mars 2025 en salle
- Studio : Metropolitan FilmExport
L’histoire : Azar Nafisi professeure à l’université de Téhéran, réunit secrètement ses étudiantes pour lire des classiques de la littérature occidentale interdits par le régime. Ces femmes se retrouvent, retirent leur voile et discutent de leurs espoirs, de leurs amours et de leur place dans une société de plus en plus oppressive.
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D’après le roman autobiographique de Azar Nafisi
Azar Nafisi romancière américaine a vécu vingt ans en Iran. Elle a suivi et accompagné la résistance des femmes à l’égard du régime violent des mollahs. Professeure à l’Université, elle a enseigné tant qu’elle a pu tout ce que la littérature offrait à leur connaissance.
Devant la répression et l’interdiction de certains livres étrangers, la jeune femme a poursuivi ses efforts, dans le huis-clos de son appartement. Un cocon fragile, dangereux au regard du monde extérieur à l’affut du moindre dérapage, de la plus petite désobéissance.
Un voile oublié, une tenue jugée incorrecte. Insultes, bastonnades, arrestations …
Tout ce qu’elle rapporte dans son livre, « Lire Lolita à Téhéran » aujourd’hui adapté au cinéma par le réalisateur israélien Eran Riklis . Golshifteh Farahani joue le rôle de la romancière.
La personnalité de la comédienne iranienne rejaillit inévitablement sur sa présence tout en haut de l’affiche. En exil en France depuis 15 ans, elle a vécu sous le joug tyrannique iranien. Le rappel d’un passé douloureux signifié à travers cette évocation prenante d’un quotidien sous tension.
Leurs rencontres sont quasi secrètes, leurs proches à peine informés. Manna, Azin, Sanaz, Nassrin, Mahshid se révèlent au travers de leurs lectures qui les aident à lutter « Sommes nous des Lolita (.) dirigées par des pédophiles incestueux ? ».
A travers leurs réflexions, leurs commentaires, le statut de la femme remis en cause heurte celui d’une société iranienne oppressante. C’est Sanaz (Zar Amir Ebrahimi ) qui avoue tout ce que veut entendre son geôlier dans la pénombre d’une prison où les cris déchirent les bas-fonds d’un système inique.
Revenue au grand jour elle aspire maintenant à quitter le pays. Elle n’est pas la seule. Golshifteh Farahani a sauté le pas . « Ce qui manque aux filles ce sont des souvenirs » dit son personnage, assis à la terrasse d’un café, devant une librairie où les gens vont et viennent, au grand soleil.
Une scène magnifique dans l’imaginaire qu’elle illumine à travers d’autres pensées beaucoup plus sombres. Mais le film ne l’est pas vraiment, rehaussé après chaque altercation, d’une volonté d’échappatoire vers la liberté. Plusieurs comédiennes ont réussi à quitter leur pays.
LES SUPPLEMENTS
- Making of : « Confidences de tournage ». Un film tourné à Rome, par un réalisateur israélien, avec des actrices perses, et une romancière américaine. Azar Nafisi explique qu’elle a eu plusieurs propositions d’adaptations de son roman , « mais chaque fois c’était des projets à l’américaine, où vous avez des gentils et des méchants qui s’affrontent ».
Etrange qu’un israélien adapte une histoire iranienne ? Eran Riklis : « on s’interroge toujours sur le positionnement d’un réalisateur. Tant que je respecte mon sujet et que je suis honnête, ça va ».
Azar Nafisi : « de la part de l’auteur des –Citronniers- je savais qu’il saurait montrer une Iranienne défendant sa vie, ses élèves, ses livres ».
- Rencontre avec les comédiennes – « Quand j’ai dit oui au projet, je pensais qu’il ne se ferait jamais. » Deux ans plus tard, au pied de la caméra Golshifteh Farahani reconnait avoir paniqué. « Une crise d’angoisse de me retrouver dans ce milieu, avec ma langue ».
Zar Amir « il y avait quelque chose de mystérieux dans mon personnage et ça m’a beaucoup touchée »
Mina Kavani : « le réalisateur m’a demandé à la lecture du scénario quel rôle me concernait le plus … »
Les femmes en Iran , au cinéma …
« Une Femme Iranienne« de Negar Azarbayjani – « En secret » de Maryam Keshavarz- « No land’s song « -de Ayat Najafi – « Des rêves sans étoiles » de Mehrdad Oskouei- « La Permission » de Soheil Beiraghi – « Chroniques de Téhéran » de Ali Asgari et Alireza Khatami-« Trois visages » de Jafar Panahi -« Une famille respectable » de Massoud Bakhshi- « La Femme qui en savait trop » de Nader Saeivar.
Le film
Les bonus
Pour résister à la dictature violente du pouvoir, des femmes iraniennes bravent des interdits, comme la lecture de certaines œuvres étrangères. Dans le luis-clos de leurs appartements, elles se retrouvent autour de leur ancienne professeur d’Université. Il s’agit d’Azar Nafisi, autrice du roman « Lire Lolita à Téhéran » et ici interprétée par Golshifteh Farahani, qui depuis 15 ans vit en exil en France. L’écho de sa personnalité rejaillit inévitablement sur sa présence tout en haut de l’affiche, dans cette œuvre autobiographique dans laquelle les femmes iraniennes quotidiennement maltraitées (des insultes aux bastonnades) trouvent parfois une planche de salue à travers la lecture. Des réflexions en émanent, des commentaires sur le statut de la femme remis en cause face à cette société iranienne oppressante. C’est pourquoi, après chaque altercation, la volonté d’échapper à ce système se fait de plus en plus forte. Plusieurs comédiennes ont réussi aujourd’hui à quitter leur pays.


