A l’heure où la rallonge est de mise, Philippe Faucon fait dans le concis. Une petite heure, pas plus, pour donner du bonheur et dire des tas de choses, le plus simplement du monde. Petite heure, grand film.
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A l’heure où la rallonge est de mise, Philippe Faucon fait dans le concis. Une petite heure, pas plus, pour donner du bonheur et dire des tas de choses, le plus simplement du monde. Petite heure, grand film.
Une histoire , sans histoire apparente: pour garder sa mère handicapée, un jeune médecin ne sait plus à quel saint se vouer. La dame ne supporte pas la bêtise, l’ignorance, et sa maladie la rend irritable. Quand son infirmière lui propose les services de sa mère, elle n’hésite pas un instant. Logique, sauf que la malade est d’origine musulmane, alors que sa nouvelle dame de compagnie suit tous les rites de la communauté juive.
Bien évidemment, le conflit israëlo-palestinien se déplace dans la maisonnée. Des souvenirs de l’Algérie française ressurgissent aussi. Mais avec le temps et une intelligence partagée, la cohabitation devient plus que fraternelle.
Dans cette trame finement tissée, Philippe Faucon a presque tout dit sur les problèmes communautaires. Endossant le rôle du fils à merveille, il confie celui des deux héroïnes à des non-professionnelles, Ariane Jacquot et Zohra Mouffok.
Leur interprétation, d’un naturel désarmant, conforte le propos du réalisateur qui fait d’une fable idéaliste un concentré parfait d’humanité. Et dans le voyage que les deux femmes
effectuent à New York, pour les besoins de la promotion qui les amuse beaucoup,l’esprit du film est encore là.
Elles découvrent les paillettes, une ville gigantesque et les honneurs qu’exigent les stars. Elles, elles ne demandent qu’à vivre au jour le jour l’amitié qui désormais les unit à la ville comme à l’écran. Leurs souvenirs de tournage ponctuent une très belle aventure.














1 août 2009
Critiques DVD, Guerre, Les critiques