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« Colonel Blimp » de Michael Powell, Emeric Pressburger. Critique dvd

Synopsis: La vie et la carrière du général Candy ,personnage romantique, de la guerre des Boers à 1939, son amitié, malgré les vicissitudes de l'Histoire, avec un officier allemand, Théo Kretschmar-Schuldorff, et sa recherche de l'idéal féminin tout au long de sa vie à travers trois femmes qui se ressemblent étrangement...

La fiche du film

Le film : "Colonel Blimp"
De : Michael Powell, Emeric Pressburger
Avec : Roger Livesey, Deborah Kerr
Sortie le : 24/09/2017
Distribution : Carlotta Films
Durée : 163 Minutes
Genre : Drame, Romance, Guerre
Type : Long-métrage
Le film
Les bonus

Pendant presque trois heures, ce colonel nous relate la saga de deux frères ennemis, l’un anglais, l’autre allemand , depuis la guerre des Boers , menée en Afrique du Sud , jusqu’à la déclaration de la seconde guerre mondiale.

Le ton léger, parfois presque badin, frise le loufoque ,de temps à autre. Ce qui n’empêche de disserter sur l’art de mener les hommes au combat, «  alors qu’un peu de mauvaise manière nous aurait épargné cette guerre » dit un officier de Sa Majesté. Les deux réalisateurs Michael Powell et Emeric Pressburger, qui tournent sous les bombes qui pleuvent sur Londres, iront encore plus loin dans leur critique anti-militariste, tout en se félicitant de la loyauté des troupes britanniques. En face, l’ennemi teuton ne bénéficie d’aucune circonstance atténuante : il a beau créer des musiques et de merveilleux poèmes, «  il coule des navires sans défense, sacrifie des innocents, et dans ce même costume de boucher écoute Mendelssohn et Schubert. »

Cette réflexion sur l’identité allemande  affleure à plusieurs reprises entre les deux héros  : le général Candy qu’interprète Roger Livesey , et son collègue allemand, Theo Kretschmar-Schuldorff,devenu au fil d’un duel, d’une guerre et d’un emprisonnement,son meilleur ami au monde (Anton Walbrook).

Entre les deux, bien évidemment, une femme, ou même plusieurs, l’idéal féminin s’exprimant ici de manière tout aussi singulière. L’épouse de Candy, celle dont il a rêvé, ou son chauffeur, toutes ses femmes  se ressemblent étrangement. Deborah Kerr, assure à chaque fois les rôles , en une longue digression romancée, qui n’oublie pas de se mêler aux conversations des hommes.Cela procure de savoureux moments de cinéma, le plus grand de ce film étant peut-être la libération des prisonniers allemands, à la fin de la guerre 14-18.

Theo Kretschmar-Schuldorff est invité à la table des vainqueurs, par son ami Candy et tout le monde devise très amicalement sur l’avenir de l’Allemagne. C’est quasiment surréaliste, surtout que dans l’histoire c’est encore l’allemand qui tire les marrons du feu. Ce même homme ,refusant l’avènement de Hitler, proposera vingt ans plus tard ses services à l’Angleterre. Le monologue qui suit est une merveille.

Michael Powell et Emeric Pressburger

LES SUPPLEMENTS

  • Martin Scorsese parle de la restauration du film ( 5 mn )
  • Galerie de 50 photos du tournage.
  •  » Il était une fois “Colonel Blimp” ( 24 mn )

Pourquoi et comment le gouvernement britannique a-t-il tenté d’interdire ce film ? C’est à l’une de ces questions que tente de répondre ce très bon documentaire,  dans lequel des collaborateurs et des proches de la société des Archers se souviennent de l’aventure cinématographique. Le petit-fils du réalisateur est lui aussi convié à la fête.

  •  » Optimiste et volonté » ( 28 mn )

Un entretien exclusif avec la veuve de Michael Powel. Elle est aussi la monteuse de Scorsese, et ne se prive pas alors de le rappeler en mettant en parallèle ces deux univers , Scorsese étant un inconditionnel de feu son mari.  Elle explique en quoi  » Le colonel Blimp » est une oeuvre très personnelle , elle démontre pourquoi « c’était une lettre d’amour adressée à Berlin » .

Pendant presque trois heures, ce colonel nous relate la saga de deux frères ennemis, l’un anglais, l’autre allemand , depuis la guerre des Boers , menée en Afrique du Sud , jusqu’à la déclaration de la seconde guerre mondiale. Le ton léger, parfois presque badin, frise le loufoque ,de temps à autre. Ce qui n’empêche de disserter sur l’art de mener les hommes au combat, «  alors qu’un peu de mauvaise manière nous aurait épargné cette guerre » dit un officier de Sa Majesté. Les deux réalisateurs Michael Powell et Emeric Pressburger, qui tournent sous les bombes qui pleuvent sur Londres,…

Review Overview

Le film
Les bonus

C’est du cinéma comme on n’en fait plus. Au début ça surprend, mais une fois dans l’esprit du film, tourné en 1943, alors que Londres est bombardé, le récit qui s’en suit est d’une grande beauté plastique et scénaristique.

Avis Bonus : Des angles particuliers pour rappeler ce que fut l'aventure de ce film pas comme les autres. C'est parfois un peu bavard, mais Mme Powell a tellement de choses à dire ....

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