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- « La Patte Granier-Deferre » par Luc Arriba, auteur journaliste (30 min) – « Il a appris son métier au contact de réalisateurs chevronnés. Un auteur à part entière. Quand on lui propose « Adieu Poulet » c’est encore pour filmer son époque. Le côté politique et social qui préoccupe les Français. »
Les choix souvent osés des producteurs Georges Dancigers et Alexandre Mnouchkine « ils avaient le feeling. Prenez « La Balance » de Bob Swain personne n’en voulait !… ». Sa maîtrise du plateau, il est passé par tous les stades sur un tournage « , il connait vraiment le travail des techniciens, des acteurs . Il savait mettre l’ambiance du film grâce à sa personnalité ».

- Interview de Lino Ventura et Pierre Granier-Deferre, diffusée en 1976 sur la RTBF (11 min) – « Dans cette part de flics, il y a quand même autre chose que cette banalité » se défend Ventura face aux commentaires du journaliste. « Un film de caractères » reprend le réalisateur qui doit aussi contester le fait « qu’un scénariste soit esclave. C’est un collaborateur dans un travail d’équipes ».
« Un type qui n’aime pas s’exhiber peut être acteur » contre attaque Ventura devant la réflexion de son vis-à-vis, surpris de l’attitude de l’homme très discret et du comédien très disert . Ah ces journalistes.
- Présentation du film par Clélia Ventura (8 mn) . Elle explique comment son père a proposé le film à Granier-Deferre pour se rattraper de « La Cage » qui avait été un échec.

Granier-Deferre voulait absolument Patrick Dewaere, mais face à Ventura c’est le jour et la nuit. Un électron libre à côté d’un métronome, « toute la force du film » dit-elle, « la rencontre de l’ordre et du désordre« .
- Présentation du film par Francis Veber(, le scénariste(21mn). Lino Ventura n’était pas d’accord avec son personnage, présenté selon lui comme une pute, à la limite un ripou. « Il a fallu réécrire le scénario, mais, la première mouture étaient meilleure . (…) Il était sympathique, mais chiant. Et le public l’adorait ».
Les règles pour adapter un livre. Si vous ne faites pas assez peur dans un polar, on ne vous en veut pas trop, si vous ne faites pas assez rire dans une comédie , c’est le peloton d’exécution. Ecrire « Adieu Poulet » ce sont des vacances à côté de « La chèvre » ou « Le dîner de cons »
« J’aime bien le style Audiard, mais tous ses bons mots arrêtaient l’action, ils ne sont pas en situation »
La collaboration avec le réalisateur …