- 1 h 32 mn

- Dvd : 4 février 2026
- Salle : 10 décembre 1974
- Acteurs : Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar, Pierre Tornade
- Studio : Rimini Editions
Nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Victor Lanoux et Patrick Dewaere.
Du meilleur montage pour Jean Ravel.
L’histoire : A Rouen, en pleine campagne électorale, le commissaire Verjeat et son adjoint Lefèvre mènent l’enquête sur la mort d’un colleur d’affiches. Elle les conduit à Pierre Lardatte, homme politique influent : s’attaquer à lui pourrait signifier la fin de leur carrière.
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article
- D’après le roman de Raf Vallet
On va bien sûr saluer la prestation du duo Ventura-Dewaere, en flics radicalement opposés, et souvent drôles, sous la houlette du jeunot sans foi ni loi Lefèvre que Patrick Dewaere exécute à la perfection.
Ce qui agace un tantinet son partenaire Verjeat, et énerve totalement la hiérarchie engluée dans des affaires de pots-de-vin libidineux et politiques. Si bien que le meurtre d’un colleur d’affiches lors de la campagne électorale rouennaise ne fait pas les affaires de Pierre Lardatte candidat plus vrai que nature dans la promesse et le mensonge ( Victor Laloux).
Il n’est au courant de rien, ne connaît pas l’équipe qui travaillait pour lui et s’irrite vertement de la pression que nos deux héros posent sur ses épaules. Pour s’en décharger rien de mieux que de sonner aux portes du commissariat où le patron Ledoux ( Julien Guiomar ) entend l’appel au secours.
On leur retire une partie de l’enquête, la hiérarchie prenant à sa charge le volet politique sous la responsabilité de l’inspecteur Pignol (Pierre Tornade) , aux dents longues et obéissant. Pas très copain avec les deux autres…
C’est ce nœud gordien que Francis Veber le scénariste réussit à emmêler un peu plus sous les coups de boutoir du jeune flic, et la résiliation feinte de son compère. On le mute à Montpellier, contrôleur général « une promotion ça ne se refuse pas ». Lino Ventura dans le grand art …

Une bonne étude des mœurs policières au plus haut sommet , des séquences savoureuses ( l’audition entre le juge d’instruction Delmess ( Claude Rich) et Lefèvre ) une belle entourloupe jusqu’à l’ultime bras de fer avec le meurtrier ( Claude Brosset) .
Jolies cascades et échanges impressionnants, Dewaere au somment de son art, au propre comme au figuré …
Lui qui fume à tout crin est repris à plusieurs reprises et se venge sur la distribution des tracts politiques . Tous ces arbres que l’on abat, la perte d’oxygène, ce film a cinquante ans Granier-Deferre ne parlait pourtant pas d’écologie.

LES SUPPLEMENTS
Le film
Les bonus
Je ne sais pas si l’on peut parler d’une transmission entre le jeune et le vieux, mais l’association Ventura-Dewaere est fascinante dans ce duo de flics qui a bien du mal à s’entendre, mais qui s’aiment sans se l’avouer.
Lefèvre et Verjeat mènent un combat inégal, au sein d’une enquête ralentie par la corruption de leurs supérieurs.
Une bonne étude des mœurs policières au plus haut sommet , des séquences savoureuses ( l’audition entre le juge d’instruction Delmess ( Claude Rich) et le jeune flic) une belle entourloupe jusqu’à l’ultime bras de fer avec le meurtrier ( Claude Brosset) .
Avant que Ventura ne remette tout en cause de façon très inattendue. Bravo à Veber le scénariste . Et à Philippe Sarde pour sa musique légère, jazzy, tout à fait dans l’ambiance. A ma connaissance, il n’est jamais cité au générique.
AVIS BONUS
Beaucoup de points de vue sur le film, des commentaires sur les comédiens ou bien encore l'avis sans nuances de Francis Veber , le scénariste, on se régale