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« A good man » de Marie-Castille Mention-Schaar. Critique cinéma

Synopsis: Aude et Benjamin vivent ensemble depuis 6 ans. Aude souffre de ne pas pouvoir avoir d’enfant alors Benjamin décide que c’est lui qui le portera.

La fiche du film

Le film : "A Good Man"
De : Marie-Castille Mention-Schaar
Avec : Noémie Merlant, Soko
Sortie le : 10/11/2021
Distribution : Pyramide Distribution
Durée : 108 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
le film

Les premières images interpellent. Benjamin, ce jeune homme au teint si frais, barbe et moustache soigneusement taillées, porte les traits de Noémie Merlant, cent pour cent, si ce n’est l’apparence masculine fortement imprimée.

On connait l’histoire mais le choc est immédiat et conditionne tout le récit sur la transsexualité, ici vécue dans l’acceptation d’un amour à l’origine lesbien.

Cette relation très à distance au départ, dans une boîte de nuit, est bien filmée.

 

Elle va se poursuivre dans cet autre désir de devenir l’homme. Ce Benjamin, cette belle femme brune du passé. Une question de liberté explique-t-il à ses proches, dont Antoine, son frère, qui après l’avoir rejeté renoue des relations ( Vincent Dedienne ).

Ce désir de devenir trans a été difficile à encaisser, mais l’annonce d’un enfant qu’il portera, pour sa compagne Aude (Soko ), dépasse l’entendement. Pour la famille, le spectateur…

Marie-Castille Mention-Schaar nous met au pied du mur, une fois encore. Accepter, ou être indifférent à la situation qui se présente ? La repousser ? Comprendre le frérot qui ne voit pas comment il pourra parler du «  gros ventre de tonton  » à son garçon ?

Après une brouille passagère, la famille se retrouve, mais la grossesse du frère n’a pas encore été annoncée

Toutes ces questions interrogent de la même façon Benjamin sur l’après, la réaction de sa mère, et de l’enfant à venir. «  Me rejettera-t-il car je ne suis qu’un pauvre trans, que je ne suis pas sa mère biologique ? ».

 L’air ambiant, celui d’une Bretagne iodée, protectrice, inspire la cinéaste pour une pause réflexive, une image méditative que la côte bretonne offre sans sourciller.

Un instant de répit dans cette profonde réflexion sur l’univers trans et sa variante maternelle. Elle suscitera je suppose bien des questionnements  que Marie-Castille Mention-Schaar alimente avec force et conviction, à l’image de Noémie Merlant et Soko .

 

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Les premières images interpellent. Benjamin, ce jeune homme au teint si frais, barbe et moustache soigneusement taillées, porte les traits de Noémie Merlant, cent pour cent, si ce n’est l’apparence masculine fortement imprimée. On connait l’histoire mais le choc est immédiat et conditionne tout le récit sur la transsexualité, ici vécue dans l’acceptation d’un amour à l’origine lesbien. Cette relation très à distance au départ, dans une boîte de nuit, est bien filmée. https://www.youtube.com/watch?v=Ow-kWRul_Uc&ab_channel=BandesAnnoncesCin%C3%A9ma   Elle va se poursuivre dans cet autre désir de devenir l’homme. Ce Benjamin, cette belle femme brune du passé. Une question de liberté explique-t-il à…
le film

Les quelques films en tête sur cette thématique de la transsexualité n’allaient pas aussi loin dans l’accomplissement d’un acte qui nous conduit cette fois à la prise en compte maternelle du personnage. Devenu Benjamin, le compagnon d’Aude entreprend les démarches nécessaires afin de porter l’enfant qu’elle ne peut avoir. Ce qui déstabilise un récit clairement exprimé par la mise en scène de Marie-Castille Mention-Schaar qui une fois encore nous met au pied du mur. Accepter, ou être indifférent à la situation qui se présente ? La repousser ? La famille est tout aussi circonspecte, voire hostile à un tel engagement qui relève d’une liberté de couple joliment filmé entre deux comédiennes sur la même longueur d'onde, Noémie Merlant et Soko.

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