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- Court métrage : « Nos enfants » de Sarah Suco (11′) , d’après la scène « Enfants » extraite de la pièce « La réunification des deux Corée » de Joël Pommerat. Avec Yannick Choirat, Alix Poisson, Alice de Lencquesaing
Quand les parents reviennent de leur soirée, leurs enfants ne sont plus là. La baby sitter ne comprend pas.
Un récit énigmatique joliment mené par Sarah Suco et des comédiens ad-hoc.
- Rencontre avec Daniel Sisco, président de l’Association pour la Défense des Familles et de l’Individu victimes de sectes, et Dominique Besnehard, producteur (25′) .Deux personnalités au discours bien différent, mais tout aussi intéressant. Et à plusieurs reprises l’un renvoie la balle à l’autre…
Ainsi quand Besnehard évoque l’étonnement à Cannes de la scène où les fidèles bêlent, Daniel Sisco, la confirme tout à fait. Il rapporte ainsi plus généralement la façon dont les sectes interviennent au cœur même des familles pour les déstabiliser et les conduire à se dépersonnaliser. « Le contenu même du film est profondément vrai , ce film est très pudique en réalité, il montre ce qui peut être montré sans être choquant ».
Daniel Sisco donne des conseils utiles, la marche à suivre pour éviter les comportements et addictions sectaires…
Dominique Besnehard explique la manière dont le sujet est arrivé sur le tapis et sa mise en œuvre à travers un casting de gens de connaissance. « Sarah a rapporté très consciencieusement tout ce qu’elle a connu dans son enfance au sujet de ses sectes. Et quand je pensais qu’elle en faisait trop elle me disait que non, que c’était son vécu… »
- Entretien avec Sarah Suco ( 16 mn ) . C’est son histoire, elle la raconte avec le théâtre comme ouverture sur le monde. « C’est un film que j’ai toujours porté en moi, mais pour débuter, il me fallait faire mes gammes » . Un court métrage -Nos enfants- qui aujourd’hui dit-elle sonne bizarrement dans sa filmographie, rejoignant directement l’esprit de son long métrage.
Elle dit tout ce que court métrage lui a appris pour réaliser « Les éblouis » avec l’exemple de l’importance parfois néfaste du plan serré…
La difficulté de travailler avec des enfants …
« Je remettais en scènes des scènes que j’avais vécues, c’était terrible, j’en sortais terrifiée, mais en même temps on ne dramatisait pas les choses, c’était tellement préparé, on avait travaillé beaucoup en amont ». Elle cite alors la scène de l’exorcisme que l’on revoit à l’occasion
- Entretien avec Yves Angelo (directeur de la photographie) ( 6.30 mn ). Un premier film ? Ca ne change pas grand-chose aux yeux de ce grand professionnel « c’est une question de rapports avec toute l’équipe. Par contre ce qui me parait le plus important c’est qu’il s’agit d’une histoire vécue. Une plus grande sensibilité entre en jeu, une relation autre s’installe ».
« Elle n’a jamais voulu accentuer le côté dramatique de son projet, elle a dédramatiser tout ça et le jeu des acteurs s’en est trouvé modifié, ils n’avaient pas de chappe au-dessus d’eux, ce qui permet de ne pas surexposer la mise en scène , elle est restée très humble dans sa direction, une humilité qu’elle a transmise elle-même dans son rapport avec sa propre histoire ».
Céleste Brunnquell ? : « Une forme de distance vis à vis de ce qu’elle est elle et du personnage qu’elle interprétait , c’est en ce sens qu’elle est très mature ».
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