jeudi , 10 septembre 2026

« Le Cid » d’Anthony Mann. Les suppléments

La critique est ici 

LES SUPPLEMENTS

  • Une figure  christique (25 mn ) Avec Jean-François Rauger, directeur de la Cinémathèque. Dans la petite histoire de ce grand film, il relève que plusieurs scénaristes interviennent sur l’écriture, Charlton Heston et Sophia Loren trouvant que l’histoire n’est pas assez étoffée.

Le couple est immédiatement choisi pour les rôles, avec un succès assuré pensent les producteurs. Le style shakespearien de l’interprétation d’Heston est mis en avant. «  Sur le plateau ça se frottait parfois, Heston était très rigoureux et Sophia Loren commençait à se prendre pour une star. D’ailleurs c’est l’une des raisons pour laquelle il a refusé de jouer dans –La chute de l’Empire Romain- » .

Jean-François Rauger évoque la technique de filmage particulière sur les westerns de Mann qu’il va prolonger avec ses péplums. Sur la largeur de l’image, l’espace découpé en alvéoles, «  une image formellement travaillée ».

Une image du tournage, plutôt rare à l’époque
  • Le Cid ou la figure de Franco ( 12 mn )-Avec Samuel Blumenfeld – Le critique explique comment Franco sous la dictature espagnole reprend le projet à son  compte. « Il déclare le film d’intérêt général, cette figure du Cid, c’est moi. Il offre de nombreuses facilités pour le tournage, dont des milliers de figurants »

« A ses yeux, ce film a bien pour vocation à servir sa propagande, il remet l’Espagne sur la carte du monde. (…) Si on néglige cet aspect-là on ne comprend plus rien au film (…) A bien des égards Samuel Bronston le producteur se met au service du régime franquiste   ».

« C’est l’un des derniers vestiges d’un art en train de disparaître , ce sera encore plus le cas avec «  La chute de l’Empire romain », nous arrivons au bout d’un certain cinéma et nous montrons la fin d’un empire ».

  • « Le Cid » film d’animation, de Emmanuelle Gorgiard ( 25 mn ) et son making of ( 7 mn ). Une belle surprise ce court-métrage d’animation , réalisé cette fois sur la base de la tragédie cornélienne . Il aura fallu huit ans aux deux concepteurs pour mener à bien leur projet pour un coût de 600.000 € . « Il nous en aurait fallu un bon de tiers de plus estime le producteur , « mais au final , ça se tient »  . Effectivement , le regard iconoclaste de ces petites bestioles sur le mythe espagnol est des plus sympathique . Et le final Rodrigue -Chimène sur  un pas de flamenco des plus réussi .

« La chorégraphie a été assurée par une chorégraphe professionnelle .  Pour exprimer la préciosité, l’élégance et la cruauté du propose , d’une pièce en alexandrin que nous avons conservés, j’ai pensé que des insectes étaient tout indiqués »précise sa réalisatrice Emmanuelle Gorgiard.

On assiste à la fabrication de quelques «personnages» et au  filmage , suivi des prises studio  en compagnie de Sergi Lopez ( l’accent catalan de circonstance ) , et Dominique Besnehard

Voir aussi

« Vivaldi et moi » de Damiano Michieletto. Critique cinéma-dvd

Face à la suprématie masculine, le triomphe de l’honneur et du courage d’une femme . Et l'amour de Vivaldi .

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