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« Drunk » de Thomas Vinterberg. Critique cinéma

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Synopsis: Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation dérape très vite…

La fiche du film

Le film : "Drunk"
De : Thomas Vinterberg
Avec : Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen
Sortie le : 14/10/2020
Distribution : Haut et Court
Durée : 117 Minutes
Genre : Drame, Comédie
Type : Long-métrage
Le film

Je ne pense pas avoir saisi la finalité du sujet. Quand il aurait pu s’arrêter au plus noir de sa logique, Thomas Vinterberg la reprend pour légèrement contredire ce qui précède en y ajoutant un paradoxe final sur le bonheur de l’ivresse tranquille.

De l’oubli, du pardon, de la rédemption …

En contradiction légère avec la démonstration générale qui après son préambule drolatique nous offre des situations inabouties. Quatre professeurs mettent un bordel pas possible dans leur lycée, et les cours se poursuivent sans autre forme de procès que celui de l’alcool supposé circuler dans les couloirs.

A la limite du pari stupide. Mais il s’agit d’une expérimentation. Ou la mise en pratique d’une théorie fumeuse sur le degré d’alcool nécessaire pour s’assumer. Soit 0,5 mg soigneusement mesuré par nos acolytes, pas encore alcooliques, mais en passe de le devenir tant l’expérience les séduit au-delà de leurs espérances.

Le prof d’histoire, Martin, le plus déglingué à l’origine ( les parents d’élèves le mettent en garde ) retrouve la confiance de ses élèves et un bonheur familial dont il s’était dégagé depuis huit ans. Mads Mikkelsen est impérial .

Tommy, le prof de sports, bien qu’attristé par son célibat prolongé, donne un nouvel élan à ses protégés.

Il ne lit plus le journal pendant les cours, il les accompagne … Thomas Bo Larsen, sans complexe, grand.

C’est au cours de l’anniversaire de Peter ( Lars Ranthe ) que le quatuor décide de s’attaquer à la théorie. Ce soir-là Martin ( Mads Mikkelsen ) ne devait pourtant pas boire …

Et puis Peter à la musique et Nikolaj à la psychologie à qui l’on confie le soin d’élaborer la thèse issue de cette expérience éthylique. Du très sérieux donc, qui après quelques données plus que satisfaisantes les incite à augmenter sérieusement la dose, jusqu’au point de non-retour.

Toutes les données du problème doivent être prises en considération.

Ce qui se traduit bien évidemment par des catastrophes en série, de folles libations et une pêche au cabillaud dans le port d’Oslo, complètement bourrés, Nikolaj n’ayant pas trouvé le poisson frais que lui commandait son épouse (Helene Reingaard Neumann).

Amalie ( Helene Reingaard Neumann) et ses trois enfants n’a pas vraiment le temps de s’occuper de Nikolaj, un mari par ailleurs bien ailleurs…

C’est drôle, mais ça ne rebondit sur aucun processus explosif en regard de l’auteur de « Festen », quand même, et du contexte social , familial et éducatif élaboré par l’expérience désastreuse .

Trine et Martin rouvrent leurs déchirures, Nikolaj continue à se pisser dessus, pendant que Tommy , épave désormais de première, s’enfonce dans sa déglingue de solitaire aviné. Avant que «  des séquelles possibles incontrôlables » ne viennent confirmer l’alcoolisme endémique du pays.

On aurait pu à mon avis s’arrêter là, le pessimisme ambiant n’ayant plus rien à espérer de l’avenir. Mais dans un sursaut de bienveillance, le réalisateur en reprend pour une fin presque heureuse, où tous les lycéens norvégiens vont se donner la main. Et boire cul-sec une dernière fois, à l’amitié, l’amour, la joie…

Oscar du meilleur film étranger 2021 César du meilleur film étranger 2021 British Academy Film Award du meilleur film en langue étrangère 2021 Je ne pense pas avoir saisi la finalité du sujet. Quand il aurait pu s’arrêter au plus noir de sa logique, Thomas Vinterberg la reprend pour légèrement contredire ce qui précède en y ajoutant un paradoxe final sur le bonheur de l’ivresse tranquille. De l’oubli, du pardon, de la rédemption … En contradiction légère avec la démonstration générale qui après son préambule drolatique nous offre des situations inabouties. Quatre professeurs mettent un bordel pas possible dans leur lycée,…
Le film

Pour parler de l’alcoolisme et de ses déboires, Thomas Vinterberg prend la tangente du problème, quasiment son contraire, en affirmant d’après une théorie officielle que le 0,5 mg est le minimum requis afin qu’un individu soit en pleine possession de ses moyens. Quatre professeurs et amis expérimentent alors le sujet en buvant parfois plus que de nature pour atteindre la dose nécessaire. Le processus les conduit dans un premier temps à confirmer les bienfaits de la méthode, qui pour une confirmation scientifique doit aller jusqu’au bout de ses limites. Le quatuor décide donc d’augmenter les doses. Ce qui se traduit bien évidemment par des catastrophes en série, de folles libations, des dérives en tout genre, sans jamais rebondir sur un processus explosif en regard du contexte social , familial et éducatif élaboré par l’expérience . Tout ce que développe posément le réalisateur qui sans son très bon casting mené par Mads Mikkelsen impérial n’aurait certainement pas bénéficié d’une telle auréole internationale .

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