- Dvd : 17 juin 2025
- Acteurs : Dirk van Dijck, Emilie De Roo, Geert Van Rampelberg, Lou Goossens, Marius De Saeger
- Studio : Epicentre Films
L’histoire : Elias, 14 ans, vit dans un petit village de Flandre. Lorsque Alexander, son nouveau voisin bruxellois, emménage en face de chez lui, Elias tombe amoureux pour la première fois. Il devra alors faire face au chaos intérieur provoqué par ses sentiments naissants afin de vivre pleinement son histoire avec Alexander et de la révéler à tous.
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article
Des amours inavouables. Contre nature disait-on encore il y a peu, alors que l’image d’Anthony Schatteman les révèle au plus vrais de leur origine. Un autre film flamand, bizarrement, « Sur Le Chemin des Dunes de Bavo Defurne en éveille la même conscience, le même intérêt devant l’innocence (*). Ce qui apparait, une fois le cœur de la famille réuni, où se détache Elias (Lou Goossens), sans remarque particulière, sinon sa beauté primaire.
La rencontre avec Alexander (Marius De Saeger), son nouveau voisin d’en face, est tout aussi évidente. Ils vont se retrouver à l’école, se rapprocher encore un peu plus, avant que le monde ne se remette à tourner autour d’eux.
Les copains, les copines, dont Valérie ( Saar Rogiers) la très grande amie d’Elias. Elle en est amoureuse, c’est certain, mais lui ne sait pas encore ce que ça veut dire.
La famille, plutôt sympa, même si le frangin est déjà trop grand et que le père ne vit que dans le succès de ses bluettes assénées sur des scènes locales ( Geert Van Rampelberg). La maman assure, Elias est en roue libre. Dans cet espace de liberté où il s’installe, transgression tranquille, mais peu assurée, à l’image de cette intrusion dans le vieux manoir oublié.
S’il n’est pas interdit d’y pénétrer, ce n’est pas conforme aux codes. Alexander a déjà connu ce sentiment. Il s’en est confié à Elliot.

Premiers troubles, premiers frissons, la peur de franchir l’interdit. Elias le suit pourtant, pressentant peut-être un danger, ou celui d’un éblouissement
Toutes ces intentions animent le cœur du jeune héros, avec une grande douceur sur la mise en scène, de la pudeur aussi et beaucoup de tendresse dans les regards. Il y aura des heurts, des séparations et des silences pour réparer. C’est peut-être le plus beau langage .
(*) Sur le même thème on citera également « Close » de Lukas Dhont bien que de mémoire le style et la mise en scène très distancée situent le propos de manière plus radicale, plus frontale. Lukas Dhont est producteur du film, co-scénariste …
Mais aussi :

LES SUPPLEMENTS
- Entretien avec le réalisateur Anthony Schatteman : Comment il est arrivé au cinéma, pour faire ce premier film, précédé par un court-métrage, version courte de « Young Hearts » : « Kiss me softly »
Comment rendre l’histoire accessible à un jeune public ? « je tenais à ce que les jeunes puissent accéder à ce film .(…) On l’a tourné dans l’univers où j’ai vécu à l’adolescence, ma rue, mon ancienne école, je voulais rester le plus proche de mon univers quand j’avais 14 ans ».
Le producteur Xavier Rombaut : « Il était important d’écrire une histoire personnelle, positive. (…) Tout s’est bien passé, mais on n’avait aucune garantie de distribution, mais le film était assez convaincant ».
- « Kiss me softly » (15 mn), le court métrage préparant « Young Hearts »- C’est obligatoirement intéressant à voir, pour distinguer comment synthétiser la rencontre puis les amours adolescentes. Un premier jet indicatif des développements à venir. Un casting assez différent
- Bio-filmographie du réalisateur
- Galerie photos / bande-annonce du film
Le film
Les bonus
Les premières amours d’adolescents. Ils n’osent les révéler dans le tabou d’une société pourtant un peu plus ouverte, notamment du côté familial, mais aussi paralysée par le harcèlement scolaire.
Elias et Alexander vont s’aimer, même si Elliot ignore encore le sentiment amoureux.
Il le pressent du côté de sa plus grande amie, mais lui ne se dévoile qu’au contact de ce garçon, tout nouveau dans son paysage, et si présent dans ses rêves.
Un espace de liberté où il s’installe, transgression tranquille, mais peu assurée, telle une intrusion dans le monde des adultes. Il y aura des heurts, des séparations et des silences pour réparer. C’est peut-être le plus beau langage …
AVIS BONUS
Le réalisateur et le producteur parlent bien de leurs envies et des moyens pour les concrétiser. En prime le court-métrage préparatoire au long. Excellent

