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« Woman and child » de Saeed Roustaee . Critique cinéma

  • 25 février 2026 en salle
  •  2h 11min | Drame
  • Par Saeed Roustaee
  • Avec Parinaz IzadyarSinan MohebiPayman Maadi

L’histoire : Mahnaz, une infirmière de 45 ans, élève seule ses enfants. Alors qu’elle s’apprête à épouser son petit ami Hamid, son fils Aliyar est renvoyé de l’école. Lorsqu’un un accident tragique vient tout bouleverser, Mahnaz se lance dans une quête de justice pour obtenir réparation…

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article

  • Le film :

    C’est un drame familial, terrible, voire insupportable et qui pourtant en préambule roucoule avec une infirmière veuve, mère de deux enfants, et un ambulancier, à priori, bien sympathique.

Mahnaz et Hamid (Payman Maadi) préparent leur mariage quand un événement inattendu rebat complètement les cartes. Le premier imprévu dans ce film qui en est pavé, tissant au fil de chaque relance,  la toile dramatique dans laquelle Mahnaz va se perdre. 

 

Face à ses déboires, ses avanies, ses drames personnels , elle va devoir affronter dans son environnement proche, une autorité masculine, de plus en plus rétive et lâche . L’amant, le beau-père, (Hassan Pourshirazi), le directeur de l’école ( où son gamin met un joyeux bordel, il est vrai ) tous l’acculent dans ses retranchements . Elle y puise sa rage et le désir de vaincre.

Elle ne se remet jamais en question, les faits lui donnent souvent raison . Ils marquent profondément son regard de plus en plus triste, comme éteint par la douleur et l’injustice.

Si Saeed Roustaee ne réitère pas cette fois les critiques à l’égard du régime iranien ( tout est propet dans un environnement quasi paradisiaque ) il puise dans le drame moral et psychologique de Mahnaz toutes les racines de son mal, un patriarcat ancestral à jamais confiné dans une Histoire qui s’effiloche.

Pour la contredire, il prend à témoin des décors étonnants, architecture froide et impersonnelle, où des barres installées comme des prisons supportent des bâtiments modernes, immenses.  Les gens y circulent sans difficulté, heureux, apaisés …

La révolte est ailleurs semble-t-il vouloir nous dire en reprenant les cris d’une mère courage, aux accents déchirants , à la furie éclatante . «  Les graines du figuier sauvage » ont une nouvelle pousse.

25 février 2026 en salle  2h 11min | Drame Par Saeed Roustaee Avec Parinaz Izadyar, Sinan Mohebi, Payman Maadi L'histoire : Mahnaz, une infirmière de 45 ans, élève seule ses enfants. Alors qu’elle s’apprête à épouser son petit ami Hamid, son fils Aliyar est renvoyé de l’école. Lorsqu’un un accident tragique vient tout bouleverser, Mahnaz se lance dans une quête de justice pour obtenir réparation... Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article Le film : C’est un drame familial, terrible, voire insupportable et qui pourtant en préambule roucoule avec une infirmière veuve, mère de deux enfants, et un ambulancier, à priori, bien sympathique.…
Le Film

Il est certain qu’après «  Leila et ses frères » et «  La loi Téhéran » , Saeed Roustaee , mis à l’index par le régime, a baissé d’un ton . Dans un environnement confortable ( hôpital nickel, architecture design … ) il nous présente une famille joliment installée. Elle parait vivre d’un bonheur longue distance, quand un mariage avorté suivi d’un accident tragique vient chambouler son bel ordonnancement. Au cœur de la tragédie, la maman, une infirmière veuve qui élève ses deux enfants, et se voit confrontée à des situations quasiment inextricables quand la mauvaise foi et l’injustice viennent contrarier sa volonté d’exister . Une autorité masculine, de plus en plus rétive et lâche (l’amant, le beau-père, le directeur de l’école )  l’accule dans ses retranchements où elle puise la rage et le désir de vaincre. C’est de cette révolte , féminine, dont nous parle Saeed Roustaee, en reprenant les cris d’une mère courage, aux accents déchirants , à la furie éclatante .  «  Les graines du figuier sauvage » ont une nouvelle pousse .

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