- 18 février 2026 en salle

- 2h 30min
- Biopic, Drame
- Par Josh Safdie, Ronald Bronstein
- Avec Timothée Chalamet, Gwyneth Paltrow, Odessa A’zion
L’histoire : Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article
Palabres à la Woody Allen, gros pétards façon Tarantino avec ses gueules de cinéma en gangster vérolé ( Abel Ferrara joue Ezra Mishkin ) , les réparties sont cinglantes, bruyantes, assourdissantes, l’intensité du film ne se dément pas.
Le rythme est infernal et Timothée Chalamet s’y conforme parfaitement , laissant au spectateur le soin d’apprécier sa virtuosité scénique, son sens du timing et un coup de raquette prodigieux.
Comme il est en effet beaucoup question de tennis de table ( on disait ping-pong à l’époque ) le réalisateur adopte le mode opératoire de ce sport. Renvoi intempestif d’images, mise en scène survoltée, de la dynamite qui casse pas mal de choses, dont le véritable sens de cette histoire.
Un vendeur de chaussures, exceptionnel, travaille dans la boutique de son oncle, qui lui refuse de partir. Marty entend pourtant faire la promotion d’un sport encore peu pratiqué aux Etats-Unis : le ping-pong.
Il estime être le plus a même de mener une campagne publicitaire et sportive, de front . Pour ce faire il lui faut de l’argent, qu’il n’a pas, des soutiens qu’il ne connait pas et un dynamisme à tout crin, proche de l’audace et de l’effronterie.
Le profil parfait pour Marty Mauser , dessiné au burin par un réalisateur lui aussi survolté . Le vrai Marty était-il aussi fougueux et indiscipliné que le personnage campé par Timothée Chalamet, à nouveau au sommet de son talent. Une série d’événements ridicules, absurdes le mène dans le n’importe quoi du n’importe où.

Magouilles et combines douteuses, Marty arrive toujours à convaincre, mais fatigue très vite son monde. Et le spectateur aussi, lessivé par tant de débauche et d’énergie gaspillée.
Pour quelques séquences mémorables ( avec ses maîtresses notamment, la jeune Rachel (Odessa A’zion) , et Kay Stone, (Gwyneth Paltrow) une star à elle toute seule ) on retient peu de ce fourre tout déglingué , où les restes du conflit américano-japonais servent de paravent à la fébrilité du scénario.
Dans le genre « m’as-tu vu ? » , on ne fait pas mieux en ce moment…
Le film
Dans un rythme incessant, infernal Timothée Chalamet au sommet de ses capacités laisse au spectateur le soin d’apprécier sa virtuosité scénique, son sens du timing et un coup de raquette prodigieux. Comme il est en effet beaucoup question de tennis de table ( on disait ping-pong à l’époque ) le réalisateur adopte le mode opératoire de ce sport. Sur une image vintage surdosée ( on frôle le sépia ), le renvoi intempestif d’images brouille le véritable sens de cette histoire. Celle d’un ambitieux démesuré qui pour promouvoir le ping Pong aux Etats Unis n’arrête pas de courir après l’argent . Il court donc à sa perte au milieu d’une série d'événements ridicules. De ces nombreuses histoires qui s’entrecroisent , on se perd Dans le genre « m’as-tu vu ? » , on ne fait pas mieux en ce moment.