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« Les Faussaires de Manhattan » de Marielle Heller. Critique cinéma

Comme la supercherie littéraire passe inaperçue, Lee s'intéresse au monde des collectionneurs, pour encore faire mieux ...

Synopsis: Ancienne auteure à succès aujourd’hui sans le sou, Lee Israel peut imiter à la perfection le style de grands romanciers. Elle rédige alors de fausses correspondances d’auteurs célèbres. Son ami Jack, la rejoint dans l’arnaque…

La fiche du film

Le film : "Les Faussaires de Manhattan"
De : Marielle Heller
Avec : Melissa McCarthy, Richard E. Grant
Sortie le : 31/07/2019
Distribution : Condor Distribution
Durée : 107 Minutes
Genre : Comédie dramatique, Biopic
Type : Long-métrage
Le film
  • D’après une histoire vraie . –

Un récit sur l’arnaque littéraire et les faussaires, le cinéma aime bien. Un trop bel exercice pour mettre en ordre de marche, suspense et manipulation, dans un désordre social qui engendre bien des suspicions.

C’est ce que j’imagine quand je lis la vie de Lee Israel que Marielle Heller retranscrit avec tant d’honnêteté qu’elle en oublie de faire une histoire de cinéma. De la mettre en scène de manière conséquente pour nous conduire dans le gouffre que l’héroïne creuse aveuglément, entraînée dans son escroquerie par trop d’argent accumulé. Dans les dettes et puis les gains de son mensonge.

Son agent ( Jane Curtin) demande à Lee Israel (Melissa McCarthy) d’arrêter de boire et d’être surtout beaucoup plus sociable

Lee Israel, une biographe en marge de son petit monde littéraire, en panne de succès et d’inspiration, se voit contrainte de  rédiger de fausses lettres signées de grandes écrivains du XXème siècle (Dorothy Parker, Noël Coward… )

Elle le fait avec si grand talent que les spécialistes lui accordent toute leur confiance. La réalisatrice tombe dans le même panneau et laisse sa comédienne baguenauder dans un récit où la passion, voire l’exaltation suscitées par une telle entreprise font défaut.

Melissa McCarthy improvise alors une conduite que son expérience ne suffit pas à mener jusqu’au bout.

A l’image de sa duperie que quelques libraires ont peut-être déjà entrevue, et qui éveille sérieusement les soupçons du FBI. Sans que le scénario ne s’emballe pour autant ( à peine si l’enquête prend le pas sur la filouterie ) laissant  au compagnon de hasard de la dame le soin de poursuivre la collecte frauduleuse.

Il s’appelle Jack ( Richard E. Gran, excellent ) et fournit enfin à la réalisatrice le modèle de cinéma que l’on attend. Dilettante et précieux , il va se substituer à son amie , joyeux et inconscient, mais tellement plus hardi.

Un personnage haut en couleur dont les rapports avec Lee fournissent en fin de compte la véritable pulsion du film, lui donne tout son intérêt, et relègue l’arnaque répétitive au rayon des causes perdues.

D’après une histoire vraie . - Un récit sur l’arnaque littéraire et les faussaires, le cinéma aime bien. Un trop bel exercice pour mettre en ordre de marche, suspense et manipulation, dans un désordre social qui engendre bien des suspicions. C’est ce que j’imagine quand je lis la vie de Lee Israel que Marielle Heller retranscrit avec tant d’honnêteté qu’elle en oublie de faire une histoire de cinéma. De la mettre en scène de manière conséquente pour nous conduire dans le gouffre que l’héroïne creuse aveuglément, entraînée dans son escroquerie par trop d’argent accumulé. Dans les dettes et puis les…
Le film

S’il n’y avait pas ce personnage masculin, dilettante et précieux ( Jack, excellement bien joué par Richard E. Gran)  pour rejoindre l’arnaque de Lee Israel, celle-ci n’aurait aucun intérêt cinématographique tant la réalisatrice filme sans passion, l’exaltation de la duperie, du mensonge et de la manipulation. C’est un cinéma presque vide où le personnage principal ne possède guère d’opportunité pour mette en valeur un caractère très particulier ( le monde littéraire la rejette ) et des situations plus ou moins rocambolesques. Et le fait qu’elle trouve enfin sa plénitude dans ce nouvel exercice littéraire. La réalisatrice se répète , tourne autour du sujet au point d’en effleurer un autre qui m’a bien intéressé . La conduite du fameux Jack…

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