- 21 janvier 2026 en salle

- 1h 30min
- Documentaire
- Par Orkhan Aghazadeh
L’histoire : Dans une région reculée des montagnes du Caucase, en Azerbaïdjan, Samid, réparateur de télévision, dépoussière son vieux projecteur 35mm de l’ère soviétique . Il rêve de rouvrir le cinéma de son village. Les obstacles se succèdent mais Ayaz, jeune passionné de cinéma et de ses techniques lui vient en aide.
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article
C’est présenté comme un documentaire, mais l’histoire en elle-même s’inscrit bien dans l’esprit d’un film , une fiction autour de la vie d’un village caucasien, qui souhaite retrouver, sa salle de cinéma.
Samid, est un bon bricoleur , il répare des télévisions, et dépoussière son vieux projecteur 35mm de l’ère soviétique. Il veut relancer le ciné-club d’autrefois, mais loin de tout, il peine à trouver les pièces manquantes. Un jeune garçon, passionné de cinéma, Ayaz met ses connaissances techniques et l’apport du modernisme au service de l’ancien projectionniste.
Le duo s’attelle à la tâche au milieu des villageois, impatients de retrouver leur cinéma. Ceux qui le peuvent prêtent main forte, pour confectionner l’écran, fabriquer un cadre et même réunir un comité de censure éventuellement afin « que ça ne heurte pas nos mœurs ».
Orkhan Aghazadeh, le réalisateur faisait des repérages dans les montagnes du Caucase, en Azerbaïdjan, quand bloqué par la neige il s’est réfugié avec son équipe dans le village de Samid. La connexion a été quasi immédiate, le projet du documentaire, mis sur la table.
Le cinéaste se fond dans le décor avec la connaissance d’un terrain qu’il n’avait pourtant jamais arpenté : la remise en état d’un système par la volonté de deux hommes générationnellement opposés.
Confronté à la mauvaise humeur de ses parents qui lui reprochent de délaisser l’école, Ayaz répond par le regard de Samid qui ne lâche pas l’affaire. Malgré la perplexité des villageois ( l’ampoule miracle tarde à venir ) et ses soucis familiaux qui le minent.
C’est comme un sauve qui peut auquel il se rattrape sous la coupe bienveillante du réalisateur, aussi précautionneux qu’attentionné vis-à-vis cet étonnant duo , presque père et fils maintenant … Il leur faudra encore bien des efforts pour mener leur projet.

Mais une fois le film remis dans le bon ordre, la lumière enfin stabilisée, et les dialogues correctement assurés par Ayaz, tout près du projecteur, ( la bobine ne parlait pas l’azéri …) la séance peut enfin commencer. Le ronronnement de la machine et le sourire de ces spectateurs d’un soir … Le film de Orkhan Aghazadeh est salvateur .
Le Film
C’est comme un ciné-club qui se reconstitue, autour du vieux projecteur dépoussiéré . Samid , comme autrefois est aux commandes, Ayaz un jeune garçon , cinéphile et technicien lui vient en aide. Ils reprennent tout à zéro, mais difficile de trouver dans ce coin perdu du Caucase, l’ampoule magique. Et un film à projeter . Les femmes confectionnent un écran, les hommes se penchent sur le film prévu. « Il ne faut pas que ça heurte nos mœurs ». Samid voit-il dans Ayaz le fils qu’il vient de perdre sur un chantier ? Il pense beaucoup à son garçon mais n’en dit rien auprès de ses proches , préférant s’arc bouter sur son projet. Une fois le film remis dans le bon ordre, la lumière enfin stabilisée, et les dialogues correctement assurés par Ayaz, tout près du projecteur. Le ronronnement de la machine et le sourire de ces spectateurs d’un soir … Le film de Orkhan Aghazadeh est salvateur .

