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« Le Malin » de John Huston . Critique cinéma

Synopsis: De retour de l’armée, Hazel Motes retrouve sa maison familiale à l’abandon . Il part pour la ville afin d’y faire « des choses qu’il n’a encore jamais faites ». Il rencontre Asa Hawks, un prédicateur escroc soi-disant aveugle. Il est accompagné de sa fille Sabbath Lily qui tente de séduire le jeune homme. Agacé par l’imposture et la foi pervertie  Hazel décide de fonder l’Église sans Jésus ...

La fiche du film

Le film : "Le Malin"
De : John Huston
Avec : Brad Dourif, John Huston
Sortie le : 07/10/2020
Distribution : Carlotta Films
Durée : 101 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film
  • « Pour réussir dans l’industrie de la religion, il faut y mettre de la pommade » …-

John Huston et la religion, c’est quelque chose. Dans le genre «  je t’aime moi non plus », entre pulsion et répulsion pour exprimer sa foi et son incrédulité dans un monde perverti par le business des croyances.

Celui des prédicateurs américains qui fourguent leurs boniments au premier passant venu. Avec le costume du parfait prêcheur, faux aveugle, véritable escroc. Genre Asa Hawks ( Harry Dean Stanton) que Hazel débusque au hasard d’un retour à la vie civile pour laquelle personne ne l’attend.

Harry Dean Stanton, l’aveugle avec sa fille Sabbath, joli couple

Hazel ( Brad Dourif ) se lance à son tour dans la religion tout terrain en créant une nouvelle religion  «  L’église sans Jésus ». La concurrence est rude mais il repousse l’alliance suggérée par Asa Hawks et sa fille Sabath (Amy Wright ) un couple au bord de la déraison. Il ne l’épousera pas et ne suivra pas son papa.

Comme il rejette de la même façon un joueur de guitare douteux (Ned Beatty), la guerre est déclarée. Ce dont profite  John Huston pour donner dans le brio d’une réalisation paradoxalement bien ordonnée.

Dan Shor, Brad Dourif, encore un joli duo

Brad Dourif ( sort de ce corps Yann Barthès ) petit ange complètement allumé est de plus en plus désespéré , son copain Enoch, gardien de zoo, également. Mais comment s’en débarrasser .Dan Shor en gardien de zoo ne manque pas d’allure dans cette galerie de portraits hallucinés qui à la dérision pointe une ironie cinglante.

Huston joue les marioles, mais parait véritablement ulcéré par le comportement de ses concitoyens, vils et hystériques, emportés par une folie qui n’en finit pas de les rattraper.

Le film fête ce mois ci ses 40 ans. Et Trump est au pouvoir !

« Pour réussir dans l’industrie de la religion, il faut y mettre de la pommade » ...- John Huston et la religion, c’est quelque chose. Dans le genre «  je t’aime moi non plus », entre pulsion et répulsion pour exprimer sa foi et son incrédulité dans un monde perverti par le business des croyances. Celui des prédicateurs américains qui fourguent leurs boniments au premier passant venu. Avec le costume du parfait prêcheur, faux aveugle, véritable escroc. Genre Asa Hawks ( Harry Dean Stanton) que Hazel débusque au hasard d’un retour à la vie civile pour laquelle personne ne l’attend. Hazel…
Le film

Le genre de film qui ne tient pas en place tant son auteur honnit l’escroquerie généralisée autour des prédicateurs de rue dans une Amérique devenue subitement puritaine et naïve. John Huston s’emporte sur le récit mais demeure très sage dans sa mise en scène, contraste ébouriffant que ses acolytes illustrent de manière sidérante. Brad Dourif en premier lieu , emporté par sa folie intérieure à laquelle répond celle de ses détracteurs et concurrents dont Harry Dean Stanton et sa fille frapadingue Amy Wright. Dan Shor n’est pas mal non plus en gardien de zoo lunaire. Huston joue ainsi les marioles, mais parait véritablement ulcéré par le comportement de ses concitoyens, vils et hystériques, emportés par une folie qui n’en finit pas de nous rattraper. Le film fête ce mois-ci ses 40 ans. Rien n’a changé.

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Si le film ne retient pas vraiment mon intention, les suppléments, aie, aie, aie, que du bonheur !

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