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« La Reconquista » de Jonás Trueba. Critique cinema

  • 28 janvier 2026 en salle
  • 1h 58min | Drame
  • Par Jonás Trueba
  • Avec Itsaso AranaFrancesco CarrilAura Garrido

L’histoire : Madrid. Manuela et Olmo se retrouvent autour d’un verre, après des années. Elle lui tend une lettre qu’il lui a écrite quinze ans auparavant, lorsqu’ils étaient adolescents et vivaient ensemble leur premier amour. Le temps d’une folle nuit, Manuela et Olmo se retrouvent dans un avenir qu’ils s’étaient promis.

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article

  • Le film   : 

Je ne comprends pas l’engouement qui m’a poussé vers ce film , très sympathique au demeurant , mais sans arrière-pensée profondément cinématographique.

L’histoire se tient en un recto-verso bien rempli, sa mise en scène déborde d’une nostalgie entretenue à grands coups de ciseaux à bois. Ceci pour signifier que le montage ne s’empresse pas de dynamiser l’affaire dont s’empare avec une détermination rassurante l’ensemble des acteurs.

Honneur aux hommes.

Francesco Carril, dit Olmo pour les dames :  Aura Garrido, sa Carla présente et Itsaso Arana, Manuela, son amour adolescent . Elle lui donne rendez-vous  lors de son passage à Madrid. Au cours de ces quinze dernières années, elle a bourlingué. Elle vit maintenant à Buenos-Aires.

Les retrouvailles sont heureuses, une lettre d’autrefois assurant la transition. Manuela l’a retrouvée dans ses affaires «  et elle m’a bien fait rire » rigole-t-elle encore. On imagine que son contenu va dynamiter l’histoire  .

Si peu.

Une première partie , les retrouvailles, la plus intéressante …

Quelques soubresauts laissent s’échapper au rebut des souvenirs, ces amourettes d’alors et leurs empreintes mélancoliques. Le réalisateur Jonás Trueba y pose les pieds assez logiquement dans sa démarche plutôt tranquille. J’ai imaginé plusieurs fois la même histoire troussée sur un mode italien. Ce scooter à la Moretti vrombissant dans des rues transalpines.

Il trottine ici , madrilène, sans entrain, au rythme d’une chanson de Rafael Berrio. Père de Manuela pour la circonstance, son beau répertoire , rattrape bien me semble-t-il les échos de la bluette en images  .

Une danse endiablée, improvisée, en rappel, explose comme par magie, et me voilà rassuré. La scène alternative espagnole ne serait donc pas morte.

28 janvier 2026 en salle 1h 58min | Drame Par Jonás Trueba Avec Itsaso Arana, Francesco Carril, Aura Garrido L'histoire : Madrid. Manuela et Olmo se retrouvent autour d’un verre, après des années. Elle lui tend une lettre qu’il lui a écrite quinze ans auparavant, lorsqu’ils étaient adolescents et vivaient ensemble leur premier amour. Le temps d’une folle nuit, Manuela et Olmo se retrouvent dans un avenir qu’ils s’étaient promis. Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article Le film   :  Je ne comprends pas l’engouement qui m’a poussé vers ce film , très sympathique au demeurant , mais sans arrière-pensée profondément cinématographique.…
Le Film

Je me demande encore quelle raison pousse les professionnels du cinéma à reprendre en cœur cette œuvre vieille de dix ans et qui à ma connaissance n’apporte rien de particulier au cinéma Une histoire écrite sur du papier de cigarette, et une interprétation sérieuse, trop sérieuse peut-être. L’ensemble est sympa, mais sans la musique de Rafael Berrio ( il joue en prime le père de l’héroïne ) et ce jazz-flamenco qui enflamme les danseurs , on reste dans les limites du raisonnable. Jonás Trueba a écrit et filmé cette histoire dans laquelle il entretient la nostalgie des amours adolescentes, pour deux jeunes gens qui 15 ans après le lycée vont se retrouver à Madrid, durant toute une nuit. Que sont leurs souvenirs devenus, que restent-ils de leurs amours ? Voilà à quoi s’emploie le film, qui sous des projecteurs transalpins auraient peut-être eu une dynamique plus soutenue.

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