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« Ligne d’eau » critique cinéma

Synopsis: Kuba, s'entraîne intensivement pour devenir champion de natation. Mais entre les compétitions, sa petite amie et sa sœur possessive chez qui il vit toujours, il se sent prisonnier. Un soir, il rencontre Michal, un garçon à la beauté troublante qui le fascine instantanément...Et tout bascule. Malgré le poids d'une société polonaise restée très conservatrice, il va tout faire pour vivre cette nouvelle passion...

La fiche du film

Le film : "Ligne d'eau"
De : Tomasz Wasilewski
Avec : Mateusz Banasiuk, Marta Nieradkiewicz
Sortie le : 14/05/2014
Distribution : Outplay
Durée : 89 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

C’est le coup de foudre, celui que le cinéma engendre  une fois sur deux dans des productions qui réinventent chaque fois l’eau chaude.  Mais ici ,l’éclair amoureux se produit entre deux garçons, que rien à-priori ne disposait à se rencontrer, puis à se donner l’un à l’autre. Ils aiment chacun une fille et la réciproque les conduit à vivre des sentiments habituels. Jusqu’au jour où, champion de natation en devenir, Kuba fait la rencontre dans un cocktail de Michal.  L’attirance est immédiate, mais les codes sociaux, liés à l’environnement familial interdit une déclaration au grand jour. Kuba squatte chez sa sœur, avec sa copine ; la tension est  palpable entre les deux femmes, qui se partagent quasiment le même homme. L’affinité de la sœur pour le frère prête à confusion. Elle joue aussi le rôle de la  mère.

 Kuba n’a pas le profil habituel du grand sportif, il boit et fume plus que de raison, et si son entraînement pour une qualification internationale ne faiblit pas, la vaillance est désormais ailleurs. Dans cette double vie  qu’il mène désormais avec des plans foireux pour rejoindre son amant, et l’entrainer dans des jeux qui ne sont plus de son âge. Tout ce que pressent Sylwia ( une excellente comédienne  Marta Nieradkiewicz ) que le cinéaste traque avec une indulgence toute particulière. Si le couple homo tient la lumière, la copine garde le cap d’un amour sans borne, mais elle ne sait comment agir. Pour réagir. Dans ses silences, ses hésitations, puis sa colère rentrée, elle donne le change et laisse le couple se former, dans une parallèle tout aussi bien préservée par la mise en scène.

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Sylwia envisage peut-être  un amour partagé, mais s’en préserve en tirant sa dernière carte, dans  un jeu assez pervers avec « l’autre », Michal, tout aussi déchiré par cette vie à double face . Sa  familledécouvre peu à peu son homosexualité, et l’assume avec le temps et la sagesse maternelle. C’est toute l’ambiguïté des sentiments amoureux, plus que des variations, qui filent ainsi à travers le regard de Tomasz Wasilewski,. De très jolis plans , comme des ellipses, dans une image bien présente, totalement habitée,  sans la parole ; une fenêtre, une rame de métro, la caméra « parle » à sa manière et le ton est donné.

«  Ligne d’eau » signale l’émergence d’un cinéaste polonais qui a peut-être retenu quelques leçons des premiers émois d’un certain Polanski quand il filmait son pays dans l’entre-deux. Avec un final notamment assez crash et inattendu. Un underground aujourd’hui ripoliné, mais tellement prégnant de la culture du pays de … Jean-Paul II !

C’est le coup de foudre, celui que le cinéma engendre  une fois sur deux dans des productions qui réinventent chaque fois l’eau chaude.  Mais ici ,l’éclair amoureux se produit entre deux garçons, que rien à-priori ne disposait à se rencontrer, puis à se donner l’un à l’autre. Ils aiment chacun une fille et la réciproque les conduit à vivre des sentiments habituels. Jusqu’au jour où, champion de natation en devenir, Kuba fait la rencontre dans un cocktail de Michal.  L’attirance est immédiate, mais les codes sociaux, liés à l’environnement familial interdit une déclaration au grand jour. Kuba squatte chez sa sœur,…

Review Overview

Le film

 Une fois encore le cinéma s’empare de la difficulté homosexuelle, dans son impuissance à vivre pleinement et librement ses émotions. Mais le jeune cinéaste polonais relate le constat en prenant l’environnement social à témoin, en relation avec la vie parallèle des protagonistes. Ce qui nous évite les clubs échangistes et autre cercle d’initiés, pour plonger dans le quotidien, normal, habituel de ces deux garçons attirés l’un vers l’autre, alors que leurs vies amoureuses prenaient d’autres directions. Ça ne révolutionne pas le cinéma, mais le regard de Wasilewski est déjà me semble-t-il pas mal affuté pour donner au cinéma de son pays, une envergure qui depuis … Polanski tarde à s’émanciper.

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