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« Il Campione- Le défi du champion » de Leonardo D’Agostini. Critique cinéma

Synopsis:  Très jeune et bourré de talent mais indiscipliné et immensément riche, Christian Ferro est " Il Campione ", une rockstar du foot à l’AS Roma. Valerio, solitaire et fauché, vit avec l’ombre de son passé. Il est embauché comme professeur car si Christian veut continuer à jouer, il doit étudier et passer son bac ! Ils vont apprendre l’un de l’autre et, entre les deux, naîtra une amitié inattendue.

La fiche du film

Le film : "Le Défi du champion"
De : Leonardo D'Agostini
Avec : Stefano Accorsi, Andrea Carpenzano
Sortie le : 05/08/2020
Distribution : Destiny Films
Durée : 105 Minutes
Genre : Comédie, Drame
Type : Long-métrage
Le film

A Rome c’est un tic de langage ! »

Le personnage est bien marqué, l’empreinte cinématographique évidente : un jeune joueur de foot hyper doué, ballotté par les artifices de la réussite sportive et l’argent facile. Christian Ferro nage dans le velours et la ouate quand sur le terrain on se prosterne devant ses exploits.

Christian est sympathique (Andrea Carpenzano), mais imbu de sa personne, il ne voit pas le monde parasite qui l’entoure, les profiteurs, les hâbleurs. Pour une réflexion maladroite, il cogne, pour une fête trop tardive, il arrose. Et fait la une des journaux que ne supporte plus le président de la Roma décidé à le remettre dans le droit chemin.

A l’entraînement, la tactique se détermine sur un tableau. Alors idem pour la Seconde Guerre Mondiale …

Christian manque d’éducation, on va la lui  donner, tempête-t-il en recrutant un professeur dont l’entretien d’embauche est un sommet du genre. Une très belle illustration du ton que Leonardo D’Agostini donne à son propos.

Révéler un monde factice, de paillettes, et de miroir aux alouettes, le placer au cœur de ses vraies valeurs, sans le condamner pour autant. Ce que comprend très bien le professeur, béotien en la matière (Stefano Accorsi).

Valério ne connait pas son futur élève, ignore le monde du football et s’en contrefiche ouvertement. Valério voit l’ouverture, retrouver la passion de son métier et se racheter d’un passé très récent, qui le taraude secrètement.

Christian regrette que son effigie ne soit pas apparue avant la mort de sa mère.  » Elle disait qu’elle ne me voyait jamais.. De son immeuble, c’était gagné.« 

 

L’engagement n’est pas assuré, Ferro sur ses gardes, Valério en attaque. Le coup est prévisible de la part du réalisateur qui  nous la joue selon un schéma très classique du genre «  je t’aime, moi non plus ».  Les frasques du jeune homme déconcertent son vis-à-vis, mais l’étude de cas devient passionnante quand le prof comprend la manière dont il fonctionne .

Une belle séquence d’autosatisfaction de part et d’autre, même s’il ne faut pas s’attendre à des révélations particulières dans cette mise en scène très attentive, qui flanche chaque fois que la caméra se plante sur le terrain.

Les matchs de foot ne brillent pas dans cette réalisation portée sur le comportement humain, l’individu au cœur d’un système complètement déviant. Du  président du club à l’agent du joueur, à son père également, il électrise totalement le gazon.

Ou l’envers du décor. Dans le forcing d’une révélation parfois caricaturale, il situe malgré tout très bien les (en) Jeux romains. Nous ne sommes plus dans la Rome Antique, mais l’arène a toujours ses supporters.

Festival «  Viva il cinéma  » Tours 2020 «  Pourquoi j'ai cogné ? Il a sali ma mère, il m'a traité de fils de pute ! A Rome c’est un tic de langage ! » Le personnage est bien marqué, l’empreinte cinématographique évidente : un jeune joueur de foot hyper doué, ballotté par les artifices de la réussite sportive et l’argent facile. Christian Ferro nage dans le velours et la ouate quand sur le terrain on se prosterne devant ses exploits. Christian est sympathique (Andrea Carpenzano), mais imbu de sa personne, il ne voit pas le monde parasite qui l’entoure,…
Le film

C’est sur un processus assez classique de la rencontre entre deux êtres que rien ne dispose à se côtoyer que le réalisateur évoque le monde professionnel du football, en évaluant le portrait  d’un jeune joueur hyperdoué, et totalement instable. Les amateurs du ballon rond reconnaîtront peut-être dans cette personnalité de fiction, celle de Mario Balotelli dont les frasques et les coups de poing ont alimenté les gazettes. Mais ici pour y mettre un terme on charge le jeune homme de se conduire comme il faut en compagnie d’un professeur particulier. Le yin et le yang très vite reconstitués au sein d’une entente cordiale révélant l’individu au cœur d’un système complètement déviant, qui du président du club à l’agent du joueur, et à son père également, électrise totalement le gazon. Ou l’envers du décor qui dans le forcing d’une révélation parfois caricaturale situe malgré tout très les bien les Jeux romains. Nous ne sommes plus dans la Rome Antique, mais l’arène a toujours ses supporters.

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