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« Gente de bien » de Franco Lolli. Critique cinéma

Synopsis: Eric, 10 ans, se retrouve à vivre du jour au lendemain avec Gabriel, son père qu'il connaît à peine. Voyant que l'homme a du mal à construire une relation avec son fils et à subvenir à leurs besoins, Maria Isabel, la femme pour laquelle Gabriel travaille comme menuisier, décide de prendre l'enfant sous son aile.

La fiche du film

Le film : "Gente de Bien"
De : Franco Lolli (II)
Avec : Brayan Santamaria, Carlos Fernando Perez
Sortie le : 18/03/2015
Distribution : Ad Vitam
Durée : 87 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

On n’en finit donc jamais des rapports entre les pères et leurs fils. Dans la vie, comme au cinéma. Là, on ne sait pas trop pourquoi, la mère qui vit séparée de son ex, Gabriel, doit lui confier leur enfant Eric. Ca n’a rien d’évident, de part et d’autre, mais très vite le père se révèle plutôt sympa, attentif au gamin qui sans être méchant ne fait guère d’efforts.

C’est le lot du quotidien qui les rapproche, sans jamais les unir. A la fierté du père de vivre honnêtement mais difficilement , la honte de l’enfant s’imprime sur son visage que la patronne de Gabriel ( Alejandra Borrero ) remarque. Elle l’accueille alors dans son appartement de Bogota pendant que son papa travaille sur les meubles anciens de la maison.

A  l’étroitesse de sa vie ordinaire, le voici avec un copain à demeure, dans un lieu bien confortable. Loin de celui que lui et son papa quêtent au petit bonheur la chance, d’un quartier à l’autre, toutes les deux ou trois semaines. C’est donc entendu, pour les fêtes, Maria Isabel emmène le couple avec elle dans sa résidence de campagne où toute sa grande famille a coutume de se réunir.

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Les deux mondes qui se côtoyaient à Bogota se transportent dans un autre univers, peuplé de gens un peu plus étrangers. Une fois les premiers jours passés,ils  s’étonnent des largesses de leur cousine pour un ouvrier. C’est dit à demi-mots, entre deux regards furtifs que l’homme observe tout aussi gêné que malheureux. Le film est là, enfin, dans cette confrontation muette entre adultes, que les enfants traduisent plus bruyamment dans les jeux de la piscine. Plus personne n’est à sa place, malgré l’obstination de la femme à faire le bien, naturellement, sans autre forme de procès que celui de la main tendue.

Une véritable scène, très courte, que l’on pourrait appeler de rupture entre l’enfant et la dame, donne le ton général à ce récit sans prétention, plutôt sympa. Un film plein de bonne volonté, sur l’amour paternel et la fraternité que le réalisateur Franco Lolli (II) mène sans trop vouloir déranger. Les comédiens sont au diapason, dont l’enfant qui porte quasiment sa jeunesse tout au long du film :Brayan Santamaria. Son papa est Carlos Fernando Perez. Tous les deux jouent pour la première fois, et c’est peut-être la vraie performance de ces gens bien.

On n’en finit donc jamais des rapports entre les pères et leurs fils. Dans la vie, comme au cinéma. Là, on ne sait pas trop pourquoi, la mère qui vit séparée de son ex, Gabriel, doit lui confier leur enfant Eric. Ca n’a rien d’évident, de part et d’autre, mais très vite le père se révèle plutôt sympa, attentif au gamin qui sans être méchant ne fait guère d’efforts. C’est le lot du quotidien qui les rapproche, sans jamais les unir. A la fierté du père de vivre honnêtement mais difficilement , la honte de l’enfant s’imprime sur son visage que…

Review Overview

Le film

Un film pétri de bonnes intentions et qui réussit à donner du plaisir sans débordement. Il parle des rapports père-fils, sans heurts, ni trop de larmes, évacuant le misérabilisme de la situation du père dans le confort social d’un travail chez une dame qui est la bonté même. L'autre versant du récit, quand deux mondes se côtoient, sans vraiment se regarder. Un film sans prétention, plutôt sympa,plein de bonne volonté. Les comédiens sont au diapason, mais ils sont surtout très bons.

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