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« Cocotte » de György Pálfi. Critique cinéma

  • 27 mai 2026 en salle
  • 1h 37min
  • Drame
  •  Par György Pálfi, Zsófia Ruttkay
  • Avec Maria Diakopanayotou, Argyris Pandazaras, Yannis Kokiasmenos
  • Titre original Kota

L’histoire : Une poule née dans un élevage industriel, est mise de côté par un employé qui estime que son patron ne la voudra pas à cause de son apparence non conforme. Elle  parvient à s’échapper puis  erre jusqu’à trouver refuge dans le poulailler d’un petit restaurant familial .Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs.

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article

  • Le film :  

A l’origine, la bande annonce m’a attiré. C’est rare. J’y voyais la promesse d’un film anthropomorphique, de bonne distraction. Ce qui se confirmera très vite dès les premières envolées de notre héroïne de poule qui après avoir été écartée de la meute ( trop noire aux yeux du patron )  se retrouve comme un vilain petit canard en train de faire les 400 coups.

Et la révolution dans la supérette d’une station-service, poursuivie par un renard. La séquence est mémorable dans un monde qui ne l’accueille pas vraiment . Et au fil des péripéties , l’inquiétude grandit.

 

Ejectée sans ménagement au milieu des autres poussins malmenés d’une machine à l’autre, Cocote est une bête traquée, qui en rencontrant pour la première fois la main de l’homme se retrouve dans le poulailler d’un ancien restaurant,

Un refuge presque naturel à ses ergots qui lui serviront malgré tout à repousser une fois encore les malfaisants.

Des congénères pas mieux lotis que ceux de la taverne qui trafiquent sans lui jeter un œil, elle qui farfouille un peu partout et nous révèle d’une pièce à l’autre, la face noir de l’humanité.

Le scénario est chaud, les clignotants sont au rouge, alerte métaphorique à  l’horizon. Celui d’un pays  où de l’œuf à l’éclosion , le gallinacé est sous surveillance. Mais comment fait-on pour filmer aussi bien , au ras du bitume et dans tous les recoins, une telle activité ? 

Je n’imaginais pas un instant arriver dans un tel univers . Les pérégrinations de notre héroïne, plus ou moins rigolotes au début, dérapent progressivement sur des effets contemporains d’actualité, de la plus grande dramaturgie.

Le réalisateur filme à cœur ouvert les turpitudes d’un bas monde qu’une poule observe incrédule et terrifiée. C’est raconté parfois avec beaucoup d’humour et ça fait du bien .

27 mai 2026 en salle 1h 37min Drame  Par György Pálfi, Zsófia Ruttkay Avec Maria Diakopanayotou, Argyris Pandazaras, Yannis Kokiasmenos Titre original Kota L'histoire : Une poule née dans un élevage industriel, est mise de côté par un employé qui estime que son patron ne la voudra pas à cause de son apparence non conforme. Elle  parvient à s'échapper puis  erre jusqu'à trouver refuge dans le poulailler d'un petit restaurant familial .Là, elle découvre l’amour, défie la loi du bec et se bat pour protéger ses œufs. Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article Le…
Le film

A l’image du film de  Vincent Munier « Le chant des forêts » , les animaux sont également cités au générique de ce film anthropomorphique étonnant . Comme un vilain petit canard au milieu de tous ces poussins jaunes , puis de toutes ces poules blanches, Cocotte se distingue comme elle peut . Elle est surtout noire, et dans l’élevage industriel, on sait que le patron n’en voudra pas, on l’écarte ! Une chance, mais aussi un malheur au milieu de ce monde animal qui lui pose bien des problèmes. La nuit un renard la poursuit dans la supérette de la station essence : révolution et scène inoubliable. Au cœur d’une manif, elle en perd des plumes Et quand un chien s’empare de la bête c’est la main de l’homme qui prend le relais. Un transfert métaphorique qui nous conduit dans un monde très contemporain, d’une violence souterraine inouïe pour des trafics inhumains sans lendemain ... Le réalisateur filme à cœur ouvert les turpitudes d’un bas monde qu’une poule observe incrédule et terrifiée. C’est raconté parfois avec beaucoup d’humour et ça fait du bien

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