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« Ali a les yeux bleux » critique cinéma

Synopsis: Nader, jeune romain d'origine égyptienne, tente de se rebeller contre les valeurs de sa famille. Tiraillé entre le poids de ses origines et son désir d'intégration, courageux et amoureux à l'instar du héros d'une fable contemporaine, Nader, livré à lui-même, va affronter la solitude et la peur, et devra se résigner à la perte d'une amitié pour affirmer sa propre identité.

La fiche du film

Le film : "Ali a les yeux bleus"
De : Claudio Giovannesi
Avec : Nader Sarhan, Stefano Rabatti
Sortie le : 30/04/2014
Distribution : Bellissima Films
Durée : 99 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Ali s’appelle en réalité Nader, et il n’a pas les yeux bleus. Ce sont ses lentilles qui collent à l’azur de son pays d’adoption. D’origine arabe, il est né en Italie, qu’il revendique pour sa liberté. Mais devant la mini-jupe de sa copine italienne, qu’il aime à la folie, ou le regard des garçons sur sa sœur, Nader retrouve ses racines. Celles d’une famille consacrée à la terre des ancêtres qui lui interdit de fréquenter une jeune femme étrangère.

Tiraillé entre ses cultures, Nader promène son ambivalence au fil des mauvais coups qu’il mène avec son copain de toujours Stefano, jusqu’au jour où l’un d’entre eux tourne vraiment mal. Cette fois c’est la communauté roumaine qui traque le duo obligé de fuir et de se cacher.

Ces deux gamins à la dérive, le réalisateur Claudio Giovannesi les suit sans vraiment s’y attacher me semble-t-il, beaucoup trop à distance de leurs préoccupations. Il les effleure comme il ne fait que titiller ce qui paraît être le sujet de son film : l’intégration. Il faut la voir ici à travers l’amour fou que porte Nader prêt à tout pour sa belle. Ce qu’il fera d’ailleurs dans un égarement général mais sincère, se fâchant avec sa famille, et  rejeté par celle de sa copine qui voit en lui rien qu’un petit voyou.

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Nader Sarhan, relayé sans difficulté par  Stefano Rabatti, et  Brigitte Apruzzesi donne le juste ton à cet apprentissage de la vie, road movie sentimental qui demanderait à mon avis un peu plus de consistance du côté de l’écriture et moins de flottement dans une réalisation qui lâche trop son univers.

Ali s’appelle en réalité Nader, et il n’a pas les yeux bleus. Ce sont ses lentilles qui collent à l’azur de son pays d’adoption. D’origine arabe, il est né en Italie, qu’il revendique pour sa liberté. Mais devant la mini-jupe de sa copine italienne, qu’il aime à la folie, ou le regard des garçons sur sa sœur, Nader retrouve ses racines. Celles d’une famille consacrée à la terre des ancêtres qui lui interdit de fréquenter une jeune femme étrangère. Tiraillé entre ses cultures, Nader promène son ambivalence au fil des mauvais coups qu’il mène avec son copain de toujours Stefano,…

Review Overview

Le film

Les sportifs disent «  on a fait le travail ». C’est un peu ce qui me vient à l’esprit quand je pense à ce film qui aborde un sujet très sérieux autour de l’intégration d’un jeune italien d’origine arabe, issu d’ une famille  qui revendique avant tout le droit du sang. Une double acceptation pour l’ado qui ne sait pas trop sur quel pied danser et dérive lentement vers la délinquance. Seul l’amour pourra le sauver nous dit le réalisateur qui filme avec trop de précaution me semble-t-il pour donner une véritable énergie.Les jeunes comédiens sont parfaits.

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