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« 90’s » de Jonah Hill. Critique cinéma-dvd

Synopsis: Dans le Los Angeles des années 90, Stevie, 13 ans, a du mal à trouver sa place entre sa mère souvent absente et un grand frère caractériel. Quand une bande de skateurs le prend sous son aile, il se prépare à passer l’été de sa vie…

La fiche du film

Le film : "90's"
De : Jonah Hill
Avec : Sunny Suljic, Katherine Waterston
Sortie le : 24/04/2019
Distribution : Diaphana Distribution
Durée : 84 Minutes
Genre : Comédie dramatique
Type : Long-métrage
Le film
Les bonus

Sortie DVD : 03 septembre 2019 . –

Le skate comme évasion, un apprentissage de la vie. Entre les deux, Stevie trouve le bonheur d’être ailleurs, loin d’un foyer où le frangin déconne et la mère joue les filles de l’air. Une réaction épidermique pour affirmer une indépendance proche d’une émancipation anticipée.

Mais au milieu de ses copains Stevie (Sunny Suljic) est heureux. Il les suit discrètement, ahuri par leurs comportements et leurs discussions. Un peu chelous pour demeurer dans le contexte, mais tout à fait ouverts à ce nouveau venu qui les défrise aussi.

Ils l’acceptent et l’initient tranquillement à la technique du skate. Ruben (Gio Galicia ) le plus jeune de la bande est d’abord le plus proche, mais très vite ce sont les grands qui l’attirent  : Ray (Na-Kell Smith) et Fuckshitt ( Olan Prenatt) des frères de substitution.

Et il y a Fourth Grade ( Ryder McLaughin ) qui filme tout de leurs ébats, parce qu’un jour dit-il il sera cinéaste. Jonah Hill a réalisé son rêve lui le gamin si timide, autrefois, réservé et gentiment bousculé par ses collègues de roulettes.

Stevie est comme un ange au milieu de cette faune bigarrée qui jamais ne le lâche, même dans les coups les plus durs. Ceux qu’il reçoit, qu’il donne ou échange maintenant avec le frère pour lequel il a assez dégusté.

Ian ( Lucas Hedges ) est peut-être trop grand pour lui, caractériel aussi et la mère trop absente pour arbitrer les conflits fraternels. …

Deux frères, assez indifférents l’un à l’autre

Jonah Hill ne dit pas autre chose sur la nature humaine et délaisse la force de son introduction, autour de la poétique du skate, de sa pratique vitale et artistique. Comme ce vent de liberté au ras du bitume new-yorkais, cette ivresse, cette folie qu’emportait Crystal Moselle dans son film « Skate kitchen »

La planche n’est plus qu’un prétexte pour l’amitié et les rencontres. Une initiation à la vie dans cette communauté qui ne contrôle rien et surtout pas le comportement d’un petit séraphin devenu diablotin.

«  Tu n’as pas encore l’âge où les mecs sont cons » lui dit la première fille qui le dépucelle. Et Stevie en ressort vainqueur aux yeux de ses copains, un brouillon de grande personne devenu incontrôlable.

C’est un peu son histoire que raconte le réalisateur qui ado filmait tout ce qui bougeait.

Presque détestable, aussi, sans son grand sourire, si franc, si large d’avant-hier. La mise en scène consensuelle de Jonah Hill supplée encore une fois la faille de notre héros, mais le scénario de plus en plus vain, conclue sur une pirouette technique inaboutie. Frustrant !

LES SUPPLEMENTS

  • Commentaire audio de Jonah Hill et Christopher Blauvelt
    4 scènes coupées (5′).Toujours intéressantes à découvrir mais elles ne changeraient pas le cours des choses.
    Bande-annonce
Sortie DVD : 03 septembre 2019 . - Le skate comme évasion, un apprentissage de la vie. Entre les deux, Stevie trouve le bonheur d’être ailleurs, loin d’un foyer où le frangin déconne et la mère joue les filles de l’air. Une réaction épidermique pour affirmer une indépendance proche d’une émancipation anticipée. Mais au milieu de ses copains Stevie (Sunny Suljic) est heureux. Il les suit discrètement, ahuri par leurs comportements et leurs discussions. Un peu chelous pour demeurer dans le contexte, mais tout à fait ouverts à ce nouveau venu qui les défrise aussi. Ils l’acceptent et l’initient tranquillement…
Le film
Les bonus

Quitter l’adolescence, sans encore comprendre le monde des adultes, c’est la quête inattendue pour Stevie quand il découvre le monde des skateurs, leur liberté, leur folie. Attention on ne reprend pas l’excellent film de Crystal Moselle sur le skate new-yorkais. Ce n'est pas le même sujet. On le rappelle simplement, vaguement en posant maladroitement sa caméra sur une bande de copains et leurs élucubrations plus ou moins inspirées. L'apprentissage de la vie, la découverte de l’amitié pour le jeune héros qui sous son toit ne connait rien de la fraternité ou de l’amour maternel. C’est ainsi très consensuel, pour un scénario peu original, et surtout peu abouti. Ça reste plaisant, mais frustrant

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