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« The Wall-Street project » de Kim Nguyen . Critique cinéma – VOD

Synopsis: À Wall Street, rien n'arrête les deux cousins Vincent et Anton,  petits princes de la finance. Employés par la flamboyante Eva Torres, ils se lancent dans un projet fou qui leur permettrait d'avoir un coup d'avance sur les cours de la bourse et de devenir immensément riches. Ils démissionnent , mais Eva ne l’entend pas de cette oreille…

La fiche du film

Le film : "The Wall Street project"
De : Kim Nguyen
Avec : Jesse Eisenberg, Alexander Skarsgård
Sortie le : 08/04/2020
Distribution :
Durée : 111 Minutes
Genre : Drame, Thriller
Type : Long-métrage
Le film

Disponible en VOD .—-

La bourse, Wall-Street, les traders… Les cartes sont battues, le cinéma reprend la partie déjà jouée par de nombreux compères.  J.C ChandorOliver Stone ou Christophe Barratier dont «  L’ Outsider » est une évocation saisissante de l’affaire Kerviel.

Kim Nguyen engage donc la mise en évoquant la complicité un peu folle de deux cousins, Vincent et Anton au sein de la place financière américaine. Tête pensante, tête chercheuse, ils envisagent de réduire la vitesse des opérations boursières. Gagner une milliseconde sur les transactions numériques entre Kansas City et New York c’est battre les courtiers concurrents à plate couture.

Soit 2000 kms à parcourir sous la terre, les rivières, et les montagnes pour une fibre dont le coût risque d’être pharaonique.

Kim Nguyen a donc quitté la partie de ses petits copains traders pour envisager le monde de la finance sous l’angle de la technologie. Et du thriller fantaisiste : leur ancienne patronne n’entend pas les laisser filer de la sorte.

Ou c’est la ruine pour sa société qu’elle engage dans une course contre la montre . Elle espionne ses employés démissionnaires, s’immisce dans la retraite d’Anton, en quête de ses dixièmes de millisecondes à dénicher. Elle lui assure qu’elle va lui pourrir la vie.

Les deux cousins en pleine tractation pour obtenir des fonds. Anton est quand même bien rêveur, sinon dubitatif …

Ce qu’elle fait d’autant plus facilement qu’Anton, doué dans sa tête, panique pour un rien. Et pendant que son partenaire se bat avec des problèmes de santé et un chantier bien difficile à négocier ( Les Appalaches sont rétives, les Amish très stricts… ) le savant fou prend la tangente …

Un rebondissement, un de plus dans cette aventure loufoque mais si réaliste au compteur de cette société cannibale. Même si un spécialiste des surprimes vous dira que ça n’a ni queue,  ni tête …

Du haut de son hélico, l’ancienne patronne surveille l’évolution du chantier de ce qu’elle appelle les traitres…

D’un point de vue scénaristique ça fonctionne à la virgule près pour des interprètes qui en font des tonnes ( Salma Hayek en  patronne pétroleuse )  ou pas assez ( Alexander Skarsgård dans son rôle d’érudit lunaire ) . Un savant dosage pour une mise en scène tout aussi accorte et parfois très drôle sur laquelle Jesse Eisenberg a bien du mal à recoller les morceaux.

Il voulait voir ce qu’il y avait au bout de la fibre. Il a vu, nous aussi, et c’est très bien !

  • Quelques références sur le thème de la finance …

« Wall street, l’argent ne dort jamais » d’Oliver Stone. 

« Le loup de Wall Street » de Martin Scorsese.

« Krach » de Fabrice Genestal.

« The Big short, le casse du siècle » de Adam McKay.

« Margin call » de J.C Chandor.

« The company men » de John Wells. 

« L’enquête » de Vincent Garenq.

« L’outsider » de Christophe Barratier

Disponible en VOD .---- La bourse, Wall-Street, les traders… Les cartes sont battues, le cinéma reprend la partie déjà jouée par de nombreux compères.  J.C Chandor , Oliver Stone ou Christophe Barratier dont «  L’ Outsider » est une évocation saisissante de l’affaire Kerviel. Kim Nguyen engage donc la mise en évoquant la complicité un peu folle de deux cousins, Vincent et Anton au sein de la place financière américaine. Tête pensante, tête chercheuse, ils envisagent de réduire la vitesse des opérations boursières. Gagner une milliseconde sur les transactions numériques entre Kansas City et New York c’est battre les courtiers concurrents à…
Le film

On part sur des bases très sérieuses de traders et autre surprime en surchauffe, on dévie sur la technologie pharaonique engagée pour gagner quelques dixièmes de millisecondes et on se prend à vibrer à une techno-comédie-policière aussi étrange que bien menée par son réalisateur Kim Nguyen. Il fait un savant dosage de son scénario qui tout aussi bizarrement fonctionne à la virgule près, quand les interprètes sont bringuebalés de manière sidérante : Salma Hayek en  patronne pétroleuse, Alexander Skarsgård comme un savant fou et  Jesse Eisenberg tout au milieu de ce bazar indescriptible. Il voulait voir ce qu’il y avait au bout d’une fibre longue de 2.000 kms. Il a vu, nous aussi, et c’est très bien ! 

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