Des entretiens avec
- La réalisatrice : « Susan Seidelman se souvient » (35 min.). « Ce qui m’a séduite dans le scénario, ce sont les deux femmes mises en avant. Ça m’a rappelé « Céline et Julie vont en bateau » de Jacques Rivette. A bien des égards , ce film a été une source d’inspiration ».
Les oppositions aussi lui ont bien plu : la banlieue face à East Village, la bourgeoise à , des mondes différents à chaque fois qu’il fallait combiner.
- Ed Lachman (directeur de la photo) sur son travail et les couleurs (19 min) – Il raconte aussi beaucoup comment il est arrivé au cinéma, notamment à travers l’Europe. Après quoi on apprend comment il a abordé « Recherche Susan.. » sur les oppositions lui aussi, du pastel à l’expressionisme allemand.
« C’était produit par Hollywood, mais c’était notre monde à nous, nous allions dans ces clubs, et je n’imaginais pas qu’il aurait eu un public ».
- Rosanna Arquette (12 min)- « Une histoire de femmes, à la recherche d’elles-mêmes, écrite et réalisée par des femmes, produite par une femme (…) nous étions novatrices » raconte la comédienne qui parle de son personnage « coincé dans un monde qu’elle ne voulait pas ».
Pour l’anecdote l’actrice insiste sur la manière dont elle a été la première à se faire rencontrer Madonna et Herb Ritts
- La productrice Sarah Pillsbury : sur la genèse du film (25 min) . Son cheminement vers le cinéma est très particulier . « Productrice, c’est la personne qui fait avancer les choses ». Elle explique ainsi très bien tout le travail en amont, le développement du scénario, comment sont arrivées par exemple les boucles d’oreilles de Néfertiti …
Samuel Blumenfeld (journaliste au Monde) sur le contexte exceptionnel du film dans le New York du milieu des années 80 (20 min) . « Une période d’éclosion des réalisateurs américains indépendants. Mais s’implanter dans ce cinéma-là, ça ne va pas de soi à l’époque pour une femme, qui de surcroît fait un film de femmes. Il devient à la mode, et nous permet aujourd’hui de redécouvrir cette époque ».
Olivier Cachin (journaliste) sur la musique et l’émergence de la star Madonna (16 min)- Déjà connue sur la scène musicale Madonna voit dans son premier film, son premier vrai succès « Into the groove » rappelle Olivier Cachin qui prend un malin plaisir à relever tous les caméos musicaux dans le film . Dont il détaille ensuite les genres et les modes…
- Pacome Thiellement (journaliste) sur un film 100% féminin (23 min)- Le journaliste explique pourquoi à son avis « c’est un film qui arrive, trop tôt ou trop tard ». L’émancipation des femmes, les rapports sur l’amitié, entre classe bourgeoise et non bourgeoise … « le fil ténu des années quatre-vingt, dans les contradictions de l’époque, que le film réussit à tenir ».
- « Une histoire de femmes » par Rania Griffete (98 pages)
