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« Napoléon, vu par Abel Gance » critique dvd . Coffret

Premier retour sur l'île de beauté , en compagnie de sa soeur Élisa (Yvette Dieudonné)
[Édition collector – 4K Ultra HD + Blu-ray – Grande version restaurée]

  • 7 heures et 8 minutes
  •  25 novembre 2025
  • En salle :  1927
  • Acteurs ‏ : ‎ Albert Dieudonné, Alexandre Koubitzky, Antonin Artaud, Edmond Van Daële, Vladimir Roudenko, Antonin Artaud, Abel Gance, Gina Manès, Suzanne Bianchetti
  • Studio ‏ : ‎ Potemkine Films
  • Audio : Muet (intertitres En Français)

L’histoire :  Elle aura connu plusieurs variantes, entre autres disparition et résurrection, jusqu’à la « Grande Version » voulue par Gance.  De l’enfance à Brienne à la campagne d’Italie, en passant par la Révolution française, l’épopée napoléonienne dans toute sa splendeur et sa démesure retrouvées.

  • L’histoire et le bonus :

Il ne faut pas s’y tromper, la somme que représente cette fresque historique tout aussi historique pour le cinéma, se visualise très bien, fragmentée, sériée à votre guise.

Sans écorner l’œuvre d’Abel Gance et rendre hommage sinon justice  à son Napoléon, depuis le pensionnat de Brienne , où déjà bagarreur, il fit ses premières armes, jusqu’à sa première campagne en Italie. Il y galvanise des soldats enclins à la désertion.

Occultant défaites et désillusions, Abel Gance privilégie la stature du héros dépeint longuement dans cette fresque qui du plan large au gros plan est sans cesse en mouvement.

 

Tel un tic de mise en scène relayé par des effets d’images qui s’effacent réellement de l’écran pour seconder l’ellipse. Pleinement intentionnel dans le préambule, le système accompagne presque naturellement la direction d’acteurs.

Le futur Napoléon n’a pas quinze ans que déjà sa destinée file sur son visage, sa pose, sa détermination. Fier et solitaire, le garçon brave l’adversité, un regard de tueur dans les yeux.

«  Le destin d’un pays tient souvent à un homme » écrit-il le soir dans son pensionnat où il se dit très malheureux.  Phélippeaux (Petit Vidal) et Peccaduc (Roblin) lui causent bien des soucis. Plus tard, son souffre-douleur ce sera Saliceti, l’ombre malfaisante de Paoli , philosophe et militaire corse.

Sur la neige transformée en champ de bataille, il utilise la boucle de son ceinturon pour visualiser l’ennemi

Un détour cependant par le Club des Cordeliers à Paris , où à l’abri de la Convention , Abel Gance dirige de main de maître tous ses figurants amassés devant Danton, Marat et Robespierre.

Le film muet multiplie les gestes, les exagère et pourtant Robespierre n’use d’aucun de ses artifices pour poser sa personnalité révolutionnaire , contrairement à Marat maladif. La complémentarité scénique entre le réalisateur et le comédien parait être une constante.

On la retrouve tout au long du périple corse. Bien que chez lui , »pour réveiller le sentiment national » face à l’anglais soutenu par Paoli,  Napoléon aura bien du mal à se faire entendre. « Si vous saviez de quel rêve s’enthousiasme mon âme vous me suivriez tous »

Mais il doit quitter l’île, le voici traitre et poursuivi … Il prend la mer . Sur une gondole sans rame, le drapeau tricolore en guise de voile unique, il dérive quand une goélette le hèle à son bord, où naviguent ses deux frères. , Lucien (Sylvio Cavicchia) et Joseph (Georges Lampin) .

Une séquence hasardeuse,  peut-être, mais loin d’une fiction .

Sauveur de la convention, il devient général en chef de l’armée de l’intérieur « C’est Buonaparte qui rentre dans l’histoire » dit Fouché , et aussi dans Paris, où Salicetti, déguisé en cocher, tente de fuir .

Abel Gance ( qui par ailleurs joue Saint-Just) dirige ici une scène entre Danton et Robespierre

Entre temps une dame Beauharnais  (Gina Manès) le rejoint. Il ne la quittera plus jamais, même sur les champs de bataille où son portrait l’accompagne au revers de sa redingote. La campagne d’Italie commence. Dans le personnage, Albert Dieudonné  est extraordinaire.

Toutes les scènes ont été filmées dans les maisons, les lieux et les places concernés par les faits historiques . Abel Gance tourne en décor naturel !

LE SUPPLEMENT, c’est ici

  •  Autour de …

« Guerre et Paix » de Serguei Sergey Bondarchouk – « Adieu Bonaparte » de Youssef Chahine -« Guerre et Paix » de Tom Harper- « Le Comte de Monte-Cristo » de Denys de la Patellière

[Édition collector - 4K Ultra HD + Blu-ray - Grande version restaurée] 7 heures et 8 minutes  25 novembre 2025 En salle :  1927 Acteurs ‏ : ‎ Albert Dieudonné, Alexandre Koubitzky, Antonin Artaud, Edmond Van Daële, Vladimir Roudenko, Antonin Artaud, Abel Gance, Gina Manès, Suzanne Bianchetti Studio ‏ : ‎ Potemkine Films Audio : Muet (intertitres En Français) L'histoire :  Elle aura connu plusieurs variantes, entre autres disparition et résurrection, jusqu'à la "Grande Version" voulue par Gance.  De l'enfance à Brienne à la campagne d'Italie, en passant par la Révolution française, l'épopée napoléonienne dans toute sa splendeur et sa démesure retrouvées. L'histoire et…
Le Film
Le bonus

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