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« Les Banshees d’Inisherin » de Martin McDonagh . Critique cinéma

Synopsis: Sur Inisherin - une île isolée au large de la côte ouest de l'Irlande - deux amis, Padraic et Colm, se retrouvent dans une impasse lorsque Colm décide de mettre fin à leur amitié. Abasourdi, Padraic tente par tous les moyens de recoller les morceaux, avec le soutien de sa sœur Siobhan et de Dominic, un jeune insulaire un peu dérangé. Mais ses efforts répétés renforcent la détermination de son ancien ami qui finit par poser un ultimatum désespéré,

La fiche du film

Le film : "Les Banshees d'Inisherin"
De : Martin McDonagh
Avec : Colin Farrell, Brendan Gleeson
Sortie le : 28/12/2022
Durée : 114 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le Film

C’est une histoire de benêts, le film s’en ressent .

Une histoire terriblement triste et belle que Martin McDonagh filme comme une légende irlandaise . La sorcière ressemble à la mort (Sheila Flitton), la mort  rôde autour du lac et  frôle les deux amis d’autrefois, brouillés à tout jamais.

Padraic, aimerait bien en connaître la raison, mais le silence de Colm est accusateur. Il ne demande que la paix et le silence.

Une raison suffisante pour détruire une si vieille amitié  ? Martin McDonagh ,également l’auteur du scénario, entend bien la faiblesse de l’argument.  Peu d’entrain, couleurs ternes, sentiments en berne…

 

Son histoire d’amour et d’amitié, de désespoir et de solitude, piétine au cœur de cette île isolée au large de l’Irlande, qu’il filme comme n’importe quel bord de mer.  Là où vivent des taiseux que l’on aimerait sinon entendre, voir alors un peu plus dans ce brouillard d’humanité où Colm exécute l’ultimatum promis .

La sanction est irrémédiable et Padraic encore un peu plus bêta se flagelle l’esprit par tant d’incompréhension maladive.

Colin Farrell est si bon dans le personnage qu’il en devient lui-même un brin demeuré dans le regard et le geste, peu enclin à passer la vitesse supérieure que lui suggère sa sœur (Kerry Condon). ( Photo)

Elle-même engluée dans le tourbillon insensé de cette querelle sans fin que Dominic observe avec le bon sens de l’idiot du village. Demeuré, mais pas vraiment bête le garçon …

Un grand classique du genre auquel Barry Keoghan apporte toute l’intelligence et l’énergie nécessaire pour nous dire où vont les choses. Et qu’elles vont plutôt mal quand pour d’absurdes positions on se déchire face à l’écho d’une vraie guerre civile.

La résonnance, troublante,  inspire l’autre héros de cette tragédie devenue fable : Colm au seuil de sa maison, contemplant la mer qui va, qui vient , et son violon dont il ne pourra plus jamais jouer. Brendan Gleeson dans le rôle est grand, très grand, toujours présent !

Golden Globes 2023 : Meilleur scénario, meilleure musique, meilleur acteur : Colin Farrell C’est une histoire de benêts, le film s’en ressent . Une histoire terriblement triste et belle que Martin McDonagh filme comme une légende irlandaise . La sorcière ressemble à la mort (Sheila Flitton), la mort  rôde autour du lac et  frôle les deux amis d’autrefois, brouillés à tout jamais. Padraic, aimerait bien en connaître la raison, mais le silence de Colm est accusateur. Il ne demande que la paix et le silence. Une raison suffisante pour détruire une si vieille amitié  ? Martin McDonagh ,également l’auteur du…
Le Film

Ca pourrait être un film sur la sagesse, qui nous parle de la guerre entre les gens qui s’aiment bien . Ou qui s’aimaient bien. La raison de la dispute est incertaine, sa finalité tout aussi imprévisible… Rien n’est plus acquis sur cette petite île au large de l’Irlande que Martin McDonagh filme comme n’importe quel bord de mer. Le souffle, la couleur, le sentiment, rien ne transparait vraiment  dans ce décor de mise à mort d’une amitié, de cette histoire triste et absurde devenue légende d’Irlande où la solitude côtoie le désespoir,  et l’ennui. Pourquoi se faire la guerre demande le réalisateur quand la vraie est à nos portes et qu’on la sert chacun à sa façon… C’est ainsi plein de bonnes intentions, mais par quelques hésitations dans l’interprétation, de maladresses dans la mise en scène , la dramaturgie dévie le fil de son récit. Seul l’idiot du village surnage vraiment à ce cataclysme humanitaire ( excellent Barry Keoghan ) et Brendan Gleeson dans la peau du copain récalcitrant, grand toujours aussi grand.

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Un commentaire

  1. Un chouette film au ton grinçant, tout en tragédies humaines comme peut les créer le phénomène d’insularité en 1923.
    Des comiques de situation ,des dialogues qui vont font réfléchir sur l’absurdité de la vie. Les scènes au confessionnal sont excellentes ,le policier heureux pour quelques shillings et un repas de pouvoir assister à une exécution publique « à la ville ».
    Le grotesque des doigts coupés aurait pu être moins souligné, c’est le seul côté gore qui m’a laissée perplexe. Mais sorte de fable ,dont les personnages sont représentatifs, comme la faucheuse, les animaux aussi importants que les hommes.
    Mais bon sang, comme j’ai aimé l’interprétation de tous ces acteurs dans leur simplicité et complexité à la fois.
    Ce film m’a conforté dans mon idée de ne pas suivre mon mari qui aimerait vivre sur une île,ah,ah,ah…

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