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« Le Mystère von Büllow » de Barbet Schroeder. Critique Bluray

  • RéalisateurBarbet Schroeder
  • ActeursGlenn Close, Jeremy Irons, Ron Silver, Annabella Sciorra, Uta Hagen
  • Durée110 minutes
  • LangueAnglais , Français 
  • Sous-titres : : Français
  • Studio L’Atelier d’Images

L’histoire : Riche héritière des Etats-Unis, Sunny von Bülow, est retrouvée dans un coma profond provoqué par une surdose d’insuline. Son second mari, Claus, est accusé d’avoir tenté de l’assassiner et condamné à 30 ans de prison. Il obtient le concours du célèbre avocat Alan Dershowitz qui, aidé de ses étudiants, mène une enquête riche en révélations. Le procès ultra médiatisé est la dernière chance d’éclaircir le mystère von Bülow.

  • Film :

D’après l’œuvre de Alan M. Dershowitz

Sans en révéler la teneur, le mystère demeure. Deux heures de débats, conciliabules et témoignages, le doute plane encore sur la culpabilité ou non de l’honorable Mr von Bülow.

Tout le monde le déteste relève son avocat appelé à la rescousse pour mener à bien le procès en appel qui lui éviterait  les 30 ans de prison prononcés en première instance.

On l’accuse d’avoir tué son épouse en lui injectant de fortes doses d’insuline. Il nie farouchement et affirme que l’instruction ne s’est faite qu’à charge. Il soupçonne à son tour les enfants de sa femme d’en être responsables. La bonne ( Uta hagen ) est aussi dans le viseur…

Ambiance tendue dans la somptueuse demeure où tout ce petit monde vit alors que Sunny von Bülow repose en paix, après des années de cauchemar. C’est elle-même qui le raconte dans son coma où l’histoire d’avant établit les faits étudiés par la justice.

Les enfants de Sunny, d’un premier mariage, tentent de réunir les preuves du forfait de leur beau père, bien aidés par la bonne Maria…

 

Le scénario de Nicholas Kazan, parfois très technique, bénéficie d’une mise en scène plutôt sage, posée sur un montage à tiroirs, ingénieux. Du procès à la relation des faits, via les témoignages et le quotidien d’autrefois, Barbet Schroeder étale toutes les pièces du puzzle dans un désordre chronologique. Le paradoxe n’est qu’apparent…

Il le fait avec soin et attention pour ses acteurs qu’il mène joliment, d’un simple regard, mimique ou geste approprié. Jérémy Irons est un bon client.

L’avocat et son client, un couple bien étonnant, là encore

Personnalité inquiétante et charismatique, il est photographié au-delà de la culpabilité, dans des postures d’assassin. Filmage à charge pour le subtil Irons qui s’en accommode parfaitement . Ron Silver ( Alan Dershowitz, l’auteur du roman ) lui fait face avec un entrain dévastateur et la même subtilité .

En réplique, Glenn Close puise avec talent dans un registre qui de la bonhomie à la déprime éclaire le dilemme judiciaire d’un jour nouveau. Sans lever le voile elle non plus sur ce fameux  mystère entretenu avec grâce et distinction par un cinéaste complice. Du très bon cinéma.

Réalisateur : Barbet Schroeder Acteurs : Glenn Close, Jeremy Irons, Ron Silver, Annabella Sciorra, Uta Hagen Durée : 110 minutes Langue : Anglais , Français  Sous-titres : : Français Studio  : L'Atelier d'Images L'histoire : Riche héritière des Etats-Unis, Sunny von Bülow, est retrouvée dans un coma profond provoqué par une surdose d’insuline. Son second mari, Claus, est accusé d’avoir tenté de l’assassiner et condamné à 30 ans de prison. Il obtient le concours du célèbre avocat Alan Dershowitz qui, aidé de ses étudiants, mène une enquête riche en révélations. Le procès ultra médiatisé est la dernière chance d’éclaircir le mystère von Bülow. Film : D’après…
Le film

Comme à l’issue du procès en appel qui met fin au film on ne sait toujours pas sur quel pied danser, il faut reconnaître à Barbet Schroeder le talent de nous avoir fait joliment patienter. Il bénéficie pour ça d’un scénariste Nicholas Kazan, parfois très technique, sur lequel il développe une mise en scène posée et un montage à tiroirs, ingénieux. Du procès à la relation des faits, via les témoignages et le quotidien d’autrefois, Barbet Schroeder étale toutes les pièces du puzzle dans un désordre chronologique. Ce qui peut paraître paradoxal mais relève cependant des meilleures intentions. Pour ses acteurs en particulier, à qui il peut faire dire ce qu’il veut, d’un simple regard, mimique ou geste approprié. Jérémy Irons est un bon client. Mais Glenn Close et Ron Silver bouclent tout aussi talentueusement un triumvirat bien énigmatique.

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Il y a un naturel dans ce film, une légèreté qui dissimule tout son intérêt, sa profondeur .

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