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« La Petite cuisine de Medhi » de  Amine Adjina . Critique dvd

  • 10 décembre 2025 en salle
  • DVD : 10 avril 2026
  • 1h 45min | Comédie
  • |Par Amine Adjina
  • Avec Younès BoucifClara BretheauHiam Abbass
  • Studio  ‏ : ‎ Pyramide Vidéo

L’histoire : Mehdi est sur un fil. Il joue le rôle du fils algérien parfait devant sa mère Fatima, tout en lui cachant sa relation avec Léa ainsi que sa passion pour la gastronomie française.

Mais Léa n’en peut plus de ses cachoteries et exige de rencontrer Fatima.

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article

  • Le film  et les bonus :

Comment Medhi va-t-il chercher les ennuis   ( et un peu plus même ) alors que rien ne l’y contraint ? Excepté peut-être sa double culture, algérienne par ses racines, hexagonale par sa naissance. Elle  lui  fait compartimenter sa vie de manière quasi systématique.

Passer de l’une à l’autre exige un replis sur lui-même et une attention de tous les instants à l’égard de ses proches. La cuisine qu’il mitonne dans le restaurant de Bernard (Gustave Kervern) est purement française, et d’un excellent niveau. Mais sa mère en ignore presque l’existence et surtout celle de Léa, sa compagne.

Dans un tel environnement, la jeune femme met les pieds dans le plat. Après les nombreuses tergiversions de son amoureux, elle veut rencontrer sa maman sans plus tarder. Sous peine de … Au pied du mur, le jeune homme qui entend faire bonne figure tout en conservant son principe de cloisonnement, écoute les conseils de sa grande copine Souhila (Hiam Abbass).

Issue du bled, auquel elle est furieusement attachée, Souhila va jouer une partition dangereuse, pour elle, pour lui, et dramatique pour Léa (Clara Bretheau) et pour la maman .

« Chez nous le mensonge c’est de la survie » lui dit-elle en l’entraînant dans une spirale où les entourloupes et les quiproquos vont amener Léa à douter de ce qu’on lui raconte, quand Medhi voit la catastrophe se profiler, sans garde-fou possible.

Une maman à l’Orientale , tout pour son fils qui à ses yeux n’en fait pas assez ..

Ca tient bien sûr de la comédie, mais elle est retors. En réajustant  le décor de son histoire , le chef cuisto qui ne connait rien au couscous voit là tout un pan de sa vie lui échapper . « Elle est bonne ta cuisine, mais où est l’Algérie là-dedans ? » lui rappelle Souhila.

Toute sa raison d’être. Une affirmation de soi qui se heurte à  la déviation de ses origines orchestrée à priori pour une entente cordiale.

Dans la perspective d’une fin heureuse, c’est un profilé possible . Autour d’une bonne table, symbole éminent de la réconciliation et du bien vivre ensemble. Amine Adjian dans ce premier film, n’en demande pas plus . Et il le fait bien .

LES SUPPLEMENTS

  • Photos de tournage de Laurent Le Crabe ( Ci-dessus)
  • Rencontre avec Amine Adjina , le réalisateur – « Dans le faux, le vrai s’exprime aussi, et mettre des choses essentielles de côté, elles vous reviennent avec plus de vigueur, plus d’acuité . (…)  La personnalité du franco-algérien , je suis traversé par toutes les questions que pose le film » .« La cuisine c’est toujours la transmission d’une mémoire et l’endroit où Medhi s’exprime, il y a une part manquante »
  • Scènes coupées : Le mensonge qui m’étouffe – Débrief de la soirée -C’est jamais fini (Gustave Kervern sentimental, pas mal )
10 décembre 2025 en salle DVD : 10 avril 2026 1h 45min | Comédie |Par Amine Adjina Avec Younès Boucif, Clara Bretheau, Hiam Abbass Studio  ‏ : ‎ Pyramide Vidéo L'histoire : Mehdi est sur un fil. Il joue le rôle du fils algérien parfait devant sa mère Fatima, tout en lui cachant sa relation avec Léa ainsi que sa passion pour la gastronomie française. Mais Léa n’en peut plus de ses cachoteries et exige de rencontrer Fatima. Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article Le film  et les bonus : Comment Medhi va-t-il chercher les ennuis   ( et un peu plus même…
Le film
Les bonus

Que la blanquette à l’Oranaise puisse rabibocher les sentiments, je n’en ai jamais douté . Mais qu’elle émane d’un chef cuisto d’origine algérienne qui ne sait pas cuisiner le couscous, parait plus étrange. Medhi a entendu sa grande amie Souhila. « Elle est bonne ta cuisine, mais où est l’Algérie là-dedans ? » . Alors il a demandé conseil à sa maman, retrouvant à cette occasion la richesse de son pays d’origine, mais aussi la difficulté à l' intégrer à sa vie d’aujourd’hui. En le confrontant aux questionnements de la double culture, Amine Adjina réalise là un premier film en forme de trajectoire identitaire sur laquelle ses mensonges et ses errements préserveront un temps son identité , tout en le ramenant sur son chemin. Léa son amoureuse va donc entendre une histoire à laquelle Medhi parait tout à fait étranger . Ça tient bien sûr de la comédie, mais elle est retors. Bien jouée , bien réalisée, elle donne à voir un autre monde que celui d’une tarte à la crème fouettée sur des grimaces incessantes. Pétillante, elle est salvatrice. Réfléchie, elle est attachante

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