samedi , 12 septembre 2026

« La Loi de Téhéran » de Saeed Roustaee. Critique Blu-ray

Synopsis:  En Iran,30 g ou 50 kg de drogue sur soi, la sanction est la même : la peine de mort. Alors, les narcotrafiquants jouent gros, la vente de crack a explosé. Bilan : 6,5 millions de personnes ont plongé. Après plusieurs années, Samad, flic obstiné aux méthodes expéditives, met la main sur le parrain de la drogue Nasser K. Il pensait l'affaire classée, mais la confrontation avec le cerveau va prendre une toute autre tournure…

La fiche du film

Le film"La Loi de Téhéran"
RéalisationSaeed Roustayi
AvecPayman Maadi, Navid Mohammadzadeh
Titre originalMetri Shesh Va Nim
Sortie le28/07/2021
Durée134 Minutes
GenreAction, Drame, Policier
Année2019
NationalitéIran
TypeLong-métrage
Affiche :
Note du blog 4,5/5
Note du public 4,14/5 · 1 454 votes
Synopsis

En Iran, la sanction pour possession de drogue est la même que l'on ait 30 g ou 50 kg sur soi : la peine de mort. Dans ces conditions, les narcotrafiquants n'ont aucun scrupule à jouer gros et la vente de crack a explosé.

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  • DVD : 01er Décembre 2021

Au pays des Mollahs, on ne rigole pas beaucoup. Pour la drogue, on ne rigole plus du tout. 30 g ou 30 kg, qu’importe la quantité, la sanction est la même, la peine de mort. Aussi, quitte à prendre perpète pour l’éternité, Nasser K. (Navid Mohammadzadeh,) a décidé de jouer le grand jeu dans un empire autour duquel les flics tournent en rond.

Le menu fretin tombe mais ne parle pas. Le boss est discret, ils ne l’ont jamais vu. Samad en doute, lui le flic aux manières expéditives et aux interrogatoires musclés. Jamais violent, mais une logorrhée impressionnante qui à terme détruit l’adversaire.

Samad est sous pression (Payman Maadi) constante et le réalisateur lui emboite le pas dans une course effrénée contre la drogue. La traque est magistrale, qui du dealer au passeur, marque une première étape haletante dans cette enquête policière et les arcanes judiciaires d’un pays toujours surprenant.

Avec cette administration pénitentiaire jamais débordée semble-t-il par l’entassement pléthorique des prisonniers, des dealers, des droits communs, des meurtriers. Le lieu est assez répugnant pour faire avouer le plus grand des malfaiteurs.

Sadam y entreprend son œuvre de destruction morale sur un cartel où se fond le petit peuple d’Iran. Saeed Roustayi le réalisateur combine habilement le dehors et le dedans pour nous dire aujourd’hui l’état de ce pays aussi bien malmené par ses voyous que par ses responsables.

Le juge en charge de l’affaire (Farhad Aslani). est redoutable comme le découvre Samad mis en cause dans son propre dossier. Il n’a fait aucun cadeau à son collègue Hamid (Houman Kiai), qui se charge fermement de le conduire … en prison !

Une parenthèse dans la vie de ce grand flic dont les confrontations avec le caïd demeure d’une extrême rudesse. Le verbe, toujours le verbe pour le cinéaste-scénariste qui en use avec autant de brio que sur la noirceur de ses images oppressantes.

L’opposition de deux excellents comédiens Payman MaadiUne séparation », « A propos d’Elly », « The Guard » …) et l’étoile montante du cinéma iranien Navid Mohammadzadeh couronne un polar inhabituel dans un pays peu coutumier du genre. La déflagration est payante.

LE SUPPLEMENT

  • Making-of (32 mn)

De la lecture collective au plateau de tournage, des répétitions à la mise en place des décors, il ne manque quasiment rien à cet excellent making of qui sans commentaire raconte merveilleusement bien l’histoire du film.

Le film
Le bonus

Dans la richesse de son cinéma, il est rare que l’Iran nous rapporte un film policier de cette tenue, qui plus est dans l’environnement des narcotrafiquants et du désastre humain qu’engendre la consommation de crack. Un combat sans issue parait penser Sadam une fois bouclé positivement son dossier. Ce grand flic acharné sur les réseaux de drogue va en effet claquer la porte, conscient du travail jamais fini autour des laboratoires qui se reconstituent une fois le nouveau caïd en place. Saeed Roustayi le réalisateur combine habilement le dehors et le dedans pour nous dire aujourd’hui l’état de ce pays aussi bien malmené par ses voyous que par ses responsables. Sadam n’est pas forcément au-dessus du lot, mais agit pour le bien public. Ses manières sont expéditives, ses interrogatoires musclés. Jamais violent, mais une logorrhée impressionnante qui à terme détruit l’adversaire. Le verbe, toujours le verbe pour le cinéaste-scénariste qui en use avec autant de brio que sur la noirceur de ses images oppressantes. L’opposition de deux excellents comédiens Payman Maadi et Navid Mohammadzadeh couronne ce polar inhabituel dans un pays peu coutumier du genre. La déflagration est payante.

AVIS BONUS De la lecture collective au plateau de tournage, des répétitions à la mise en place des décors, il ne manque quasiment rien à cet excellent making of

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