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« Ghost Song » de Nicolas Peduzzi. Critique cinéma

Synopsis: Houston, Texas. Alexandra, Will et Nate se débattent pour survivre dans une ville qui dévore les gens -comme les rêves. Ex-cheffe de gang ou gosses de riches reniés, chacun affronte ses démons tandis qu'un ouragan approche. « Ghost song », c'est la promesse d'un nouvel élan de vie, entre musique, hallucinations et espoirs de rédemption.

La fiche du film

Le film : "Ghost Song"
De : Nicolas Peduzzi
Avec : OMB Bloodbath, William Folzenlogen
Sortie le : 27/04/2022
Distribution : Les Alchimistes
Durée : 76 Minutes
Genre : Documentaire
Type : Long-métrage
Le Film

« J’ai perdu un ami ». C’est la litanie de ce film rattrapé par un ouragan. L’autre rengaine qui elle aussi parle de morts et de dévastation… Ça se passe à Houston, une ville abandonnée par les dieux chantent les rescapés qui appellent à l’aide.

Une communauté de rappeurs, des affidés, des SDF, des paumés.

Bloodbath, une artiste du Third Ward, quartier emblématique, appartient un peu à toutes ces catégories. Elle sort de prison, conserve une balle au creux de l’épaule et voit beaucoup ses amis disparaître sous le coup des gangs ennemis.

Son chant contre l’atmosphère délétère qui plane sur sa planète. Mais la haine est tenace et le rap-électro ancré dans ce mouvement qui parait ne jamais se stabiliser.

Ça remonte parfois à l’enfance, nous dit le réalisateur qui a retrouvé un gosse de riche abandonné par sa famille. Hyperactif, on l’a calmé dans sa jeunesse à renforts de médicaments dosés à l’excès. Aujourd’hui dans la rue, il cherche sa dope quotidienne.

Bloodbath entend son histoire et celle de Kelly Lou abattu en pleine rue. Ce rappeur plus qu’ami, elle l’évoque sans cesse dans ses mots et ses souvenirs. « La police a dit que l’on faisait partie d’un gang et qu’il ne fallait pas que l’on approche des enfants. Mais son sale passé Kelly était en train de l’effacer. Il faut que je garde l’espoir pour faire vivre sa mémoire ».

Sa mère est compréhensive, fière du succès grandissant de son bébé, qu’elle met toujours en garde contre le monde qui aujourd’hui lui ouvre les bras. Le réalisateur Nicolas Peduzzi le dépeint plus qu’incertain dans « une ville qui tue les artistes. Si tu n’es pas un assassin cette ville n’est pas pour toi ».

Lyrisme macabre, musique gothique, leur refrain a beau chasser les fantômes de la cité qu’ils veulent fuir, un ouragan électro prend la place. Voie sans issue, désespérance programmée, ça craint !

« J’ai perdu un ami ». C’est la litanie de ce film rattrapé par un ouragan. L’autre rengaine qui elle aussi parle de morts et de dévastation… Ça se passe à Houston, une ville abandonnée par les dieux chantent les rescapés qui appellent à l’aide. Une communauté de rappeurs, des affidés, des SDF, des paumés. Bloodbath, une artiste du Third Ward, quartier emblématique, appartient un peu à toutes ces catégories. Elle sort de prison, conserve une balle au creux de l’épaule et voit beaucoup ses amis disparaître sous le coup des gangs ennemis. https://www.youtube.com/watch?v=N6M7lOUDl0U&ab_channel=AlchimistesFilms Son chant contre l’atmosphère délétère qui plane sur…
Le Film

Sur le bilan d’une enfance malmenée dans un décor peu propice, des jeunes de Houston tentent maintenant de reprendre leur destin en main. Bloodbath, la rappeuse du quartier au succès grandissant, est un peu leur porte drapeau pour dire au monde que la désespérance n’est pas une fatalité. Ça se passe à Houston, une ville abandonnée par les dieux, où les rescapés appellent à l’aide. Lyrisme macabre, musique gothique, leur refrain a beau chasser les fantômes de la cité qu’ils veulent fuir, un ouragan électro prend la place. Voie sans issue, désespérance programmée, ça craint ! Ce n’est pas le style de musique et d’univers que j’emprunte le plus souvent, mais le réalisateur suit avec une telle attention ce petit monde, que l’accompagnement devient presque naturel. Un documentaire en forme de reportage, inédit.

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