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« Dossier secret » d’Orson Welles . Les suppléments

Notre héros a retrouvé l'étrange Sophie
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  • Orson Welles et le dossier Arkadin (47 mn). Un entretien fleuve avec Jean-Pierre Berthomé, historien du cinéma et co-auteur du livre « Orson Welles au travail. » Il  explique d’abord les différents titres du film, à l’origine d’une émission radio enregistrée par Welles autour des enquêtes de son personnage Harry Lime.« Il a trouvé son modèle d’Arkadine dans les profiteurs de guerre comme il y en avait beaucoup à cette époque-là, Welles en connait, des trafiquants de tout, dont l’étrange Dolivet qui financera aussi son film ».

dossier secret

« Il aurait voulu Michel Simon dans le rôle d’Oscar (joué par Frederick O’Brady), Marlene Dietrich dans celui de la baronne qu’interprétera Suzanne Flon. Mais en attendant l’argent nécessaire, il patiente, il pique des décors sur des tournages voisins, invite des gens pour fêter son tournage et ça devient les figurants du bal masqué ».

Un tournage périlleux, donc et que l’historien rappelle dans le détail (c’est passionnant) comme cette même scène tournée dans trois lieux différents, toujours par manque d’argent. «  Un château en toile de fond, et il filme en signifiant que c’est le château de son héros. Idem pour un yacht qui lui plait ». De nombreux raccords doivent être ensuite tournés afin que l’illusion puisse faire son chemin

  • « Men of mystery » par Simon Callow (25 mn). Auteur d’une biographie en plusieurs volumes sur Orson Welles, il parle des acteurs Robert Arden, Michael Redgrave et du producteur Louis Dolivet.

Robert Arden est l’un des acteurs ayant déjà travaillé sur la version radio, mais autrement complètement inconnu, choisi par pur caprice . Ce qui explique peut-être son interprétation en demi-teinte. «  Je n’étais pas prêt » confirme l’intéressé lors d’une interview accordé à Simon Callow «, mais j’avais le premier rôle ». Il  quitte Londres et le théâtre dans lequel il jouait pour rejoindre l’équipe en Espagne, la suite est comme un rêve, même si les méthodes de travail de Welles le surprennent.

Welles aimait les acteurs britanniques, et Callow en parle encore très bien comme Michael Redgrave, acteur de théâtre, qui excellait au cinéma contrairement à de grands comédiens de théâtre comme Laurence Olivier, beaucoup moins à l’aise avec la caméra.

Un éleveur de puces peut-il avoir des secrets ?
Un éleveur de puces peut-il avoir des secrets ?

Louis Dolivet, d’origine roumaine, agent communiste, vit à Paris, puis aux USA, c’est le mentor politique de Welles, qui écrit dans les années 1940 dans « Free world » créé par ce Dolivet. Il quitte le pays, ne peut y revenir car son passé stalinien est découvert. Dolivet disparait, réapparait comme producteur de ce film, disparait à nouveau du côté de Londres où il est impliqué dans un réseau d’espionnage . De nombreuses questions restent sans réponse, fascinant !

  • Rushes (18 mn). En provenance des archives de la Cinémathèque de la Ville de Luxembourg et inédits en France. On y voit Orson Welles jouer et diriger. Il est omniprésent effectivement, aussi on aime bien quand le directeur d’acteur laisse un peu la place à sa vedette .

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