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« Chut, chut, chère Charlotte » de Robert Aldrich. Critique dvd

  • Meilleur dvd Septembre 2019 ( 8 ème )
  • Date de sortie du DVD : 25 septembre 2019
  • Acteurs :  Bette Davis, Olivia de Havilland, Joseph Cotten
  • Réalisateur : Robert Aldrich
  • Audio : Anglais,
  • Sous-titres : Français
  • Studio : 20th Century Fox

L’histoire :  Louisiane. Depuis bientôt quarante ans, Charlotte Hollis vit recluse dans l’immense maison dont elle a hérité de son père, théâtre omniprésent dans son esprit malade de l’assassinat sauvage de son amant à coups de hache. Soupçonnée par beaucoup d’être la meurtrière, toujours sur le fil du rasoir entre raison et folie, Charlotte s’oppose violemment à son expulsion de la propriété que doit traverser une autoroute.

  • Film : 3.5/5

Le titre, bien que parlant (*), n’est pas convaincant. Il évoque plus une comédie, que le drame qui se joue dès les premiers instants et qui ne va jamais quitter l’esprit dérangé de son héroïne. Charlotte dont l’amant vient d’être sauvagement assassiné et que tout accuse d’un tel geste.

Fille de grande famille, la jeune fille échappe à une enquête, mais pas aux remords qui depuis la taraude, solitaire au cœur de cette grande bâtisse abandonnée par tous. Seuls, quelques fantômes occupent encore les lieux, où un projet d’autoroute la chasse irrémédiablement .

Charlotte ne veut rien savoir. Elle résiste, malgré les encouragements du Dr Drew Bayliss ( Joseph Cotten ) le médecin de famille qui n’a cessé de veiller sur l’héritière. A distance, sa cousine Miriam, a fait de même. Elle la rejoint maintenant pour l’aider au déménagement et retrouver inopinément Drew, qui fut son amant.

Le couple ne se reforme pas officiellement, mais demeure aux petits soins de Charlotte dont la santé mentale se détériore encore plus. Ce que remarque  Velma , la servante de toujours qui sous ses airs de vieille sorcière et de ronchonne voit et comprend beaucoup de choses.

C’est Agnès Moorehead qui la joue avec superbe dans un portrait dont se régale Aldrich, un maître en la matière. Bien aidé par des personnalités telles que Olivia de Havilland ( la cousine ) et surtout Bette Davis qui se doit de passer par toutes les couleurs de la palette dramatique.

Elle le fait avec envie et conviction, et des sommets d’interprétation dans ses prises de bec avec la cousine : un duo admirable sur une mise en scène qui de la contre plongée à la profondeur de champ figure l’avènement d’un drame inéluctable, d’un crime en sursis, d’une résolution fatale.

Certaines séquences sont à rallonge, d’autres peut-être un peu trop appuyées …

Mais toujours magnifiquement jouées et filmées. Torture morale, remords, cauchemars, Aldrich tire sur la corde de l’horreur tranquille, du suspense, sans trop de ressort pour ces nouveaux amants diaboliques .

Un journaliste à la retraite (Frank Ferguson) reprend le fil de l’enquête…

Ils se dévoilent peu à peu au fil des révélations et de l’ultime soubresaut du scénario qui fait dire au bon docteur de famille sur le point de toucher le pactole : «  il reste encore une scène à jouer ».

Elle est jouée d’avance mais pas forcément comme il l’entend. Aldrich joueur, jusqu’au bout ! ….

(*) Il est prononcé à la fin du film quasiment, par une personne dont l’intérêt effectivement est que l’héroïne se taise …

Meilleur dvd Septembre 2019 ( 8 ème ) Date de sortie du DVD : 25 septembre 2019 Acteurs :  Bette Davis, Olivia de Havilland, Joseph Cotten Réalisateur : Robert Aldrich Audio : Anglais, Sous-titres : Français Studio : 20th Century Fox L'histoire :  Louisiane. Depuis bientôt quarante ans, Charlotte Hollis vit recluse dans l’immense maison dont elle a hérité de son père, théâtre omniprésent dans son esprit malade de l’assassinat sauvage de son amant à coups de hache. Soupçonnée par beaucoup d’être la meurtrière, toujours sur le fil du rasoir entre raison et folie, Charlotte s’oppose violemment à son expulsion de la propriété que doit traverser une autoroute. Film…
Le film

A l’image de cette maison que sa propriétaire ne veut pas voir disparaître, le film d’Aldrich, Noir et blanc des années soixante demeure bien ancré dans notre mémoire cinématographique, avec cette mise en scène grandiloquente et ses comédiennes hors d’atteinte. Bette Davis en premier, grandiose sur la diversité d’une palette sentimentale qu’elle utilise sans exagération, laissant ainsi à sa vis-à-vis Olivia de Havilland le soin d’y mettre quelques retouches . Plusieurs prises de bec entre les deux femmes ne manquent pas de piquant. Certaines sont à rallonge, d’autres peut-être un peu trop appuyées, mais le sentiment général vise un film magnifiquement joué. Aldrich tire sur la corde de l’horreur tranquille, du suspense, sans véritable ressort .. On a peur, un peu . Mais on s’accroche !

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