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« After Love » de Aleem Khan. Critique cinéma

Synopsis: Dans la ville côtière de Douvres, Mary Hussain se retrouve veuve après le décès inattendu de son mari. Un jour après l'enterrement, elle découvre qu'il cachait un secret à seulement 34 km de l'autre côté de la Manche, à Calais.

La fiche du film

Le film : "After Love"
De : Aleem Khan
Avec : Joanna Scanlan, Nathalie Richard
Sortie le : 29/09/2021
Distribution : Rezo Films
Durée : 89 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Ahmed vient de mourir, subitement. Mary, sa femme, réécoute sans cesse son dernier message téléphonique. Il lui dit qu’il revient au port et qu’elle doit sur la falaise l’attendre et faire ses signes habituels.

Sur la falaise, par beau temps, on aperçoit les côtes françaises. Mary n’y a jamais trop fait attention, mais désormais elle les voit distinctement en écoutant cette fois le téléphone de son mari. Il parle à quelqu’un d’autre et lui dit qu’il l’aime beaucoup.

Le choc est terrible, mais la femme se reprend très vite. Elle est comme ça Mary, prudente, à l’écoute. Elle s’est convertie à l’Islam par amour, et comprend que cet amour l’a trahie.

Pourquoi, comment ? Calais est tout proche, elle s’y rend et se présente au domicile de Geneviève, en plein déménagement. Mary devient la femme de ménage envoyée par l’agence. Méprise totale. Elle ne parle pas français, répond brièvement en anglais, mais n’en dira pas plus …

Elle est comme ça Mary, attentive, sensée. Elle essuie la vaisselle, range deux ou trois cartons.  Elle observe, détaille, remarque quelques pièces à conviction, comme une chemise, une photo. Mais ne dit toujours rien, interloquée par une histoire qui la rattrape, et la dépasse.

Aleem Khan, signe là un premier film plein d’attention et d’amour pour ses personnages, plein de respect aussi quand au fil des jours Geneviève découvre une toute autre personnalité et peut-être ce mystère qu’elle porte en silence.

Joanna Scanlan est extraordinaire dans cette posture, sa corpulence, sa gêne jusqu’au sourire qui pointe enfin quand elle peut se retrouver seule dans la maison. Elle l’investit jusqu’à reprendre le maquillage de sa propriétaire, la maîtresse de son homme …

On peut s’attendre à tout dans ce genre de situation mais le réalisateur a écrit un scénario déroutant, sans cliché, ni repère avouable. Rien que des indices comme cette vidéo retrouvée lors du déménagement et qu’elle découvre dans le dos de Geneviève et Solomon, son fils.

Nathalie Richard, Joanna Scanlan-

Fragile édifice familial autour duquel Mary l’intruse va devenir une confidente pour ce jeune garçon (Talid Ariss) avant que n’éclate la vérité consumée au grand jour d’un aveu qui tombe comme une évidence. Nathalie Richard, au sommet

Ni drame, ni mélodrame, rien de pathétique, que le semblant de deux vies à raccorder pour n’en faire peut-être qu’une. Magnifique espoir des amours qui se rabibochent. Film magnifique.

Prix de la @FondationGan . --- Ahmed vient de mourir, subitement. Mary, sa femme, réécoute sans cesse son dernier message téléphonique. Il lui dit qu’il revient au port et qu’elle doit sur la falaise l’attendre et faire ses signes habituels. Sur la falaise, par beau temps, on aperçoit les côtes françaises. Mary n’y a jamais trop fait attention, mais désormais elle les voit distinctement en écoutant cette fois le téléphone de son mari. Il parle à quelqu’un d’autre et lui dit qu’il l’aime beaucoup. Le choc est terrible, mais la femme se reprend très vite. Elle est comme ça Mary,…
Le film

Une femme anglaise découvre à la mort de son mari que celui-ci avait une double vie, de l’autre côté de la Manche. Là où le mélo pointe immédiatement le bout de l’énigme, Aleem Khan, signe un premier film plein d’attention et d’amour pour ses personnages. Foin des stéréotypes, il donne à son héroïne les clés d’un mystère qu’elle va percer sereinement après avoir encaissé un choc terrible.  Elle s’est convertie à l’Islam par amour, et comprend que cet amour l’a trahie. On peut s’attendre à tout dans ce genre de situation mais le réalisateur a écrit un scénario déroutant, sans cliché, ni repère avouable. Ni drame, ni mélodrame, rien de pathétique, que le semblant de deux vies à raccorder pour n’en faire peut-être qu’une. Magnifique espoir des amours qui se rabibochent. Magnifique film.

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