Accueil » Animation » « Chico & Rita » de Fernando Trueba, et Javier Mariscal . Critique cinéma

« Chico & Rita » de Fernando Trueba, et Javier Mariscal . Critique cinéma

Synopsis: La Havane, 1948. Chico, jeune pianiste, rêve de se faire un nom dans le monde du jazz cubain. Rita est chanteuse et sa voix extraordinaire captive quiconque l’entend...

La fiche du film

Le film : "Chico & Rita"
De : Fernando Trueba, Javier Mariscal
Avec : Bebo Valdés, Idania Valdés
Sortie le : 06/07/2011
Distribution : Rezo Films
Durée : 94 Minutes
Genre : Animation, Musical, Romance
Type : Long-métrage
Le film

Il est pianiste, elle est chanteuse. Ils ont  du talent, mais pour l’heure, chacun cherche sa voie. Quand ils se rencontrent ils vont s’aimer, se quitter, puis se retrouver et ainsi de suite tout au long de leur vie, alors qu’entre temps, le succès a fait du gringue à la dame.

Il est certain que l’histoire de ces deux tourtereaux, aussi convenue et rapportée par une production classique, ne ferait pas un pli. Je t’aime, moi non plus, et puis basta. C’est pourquoi le film d’animation prend  le relais et pendant un certain temps, j’ai cru que la recette parfaitement maîtrisée par nos deux réalisateurs, Fernando Trueba, et Javier Mariscal  , allait nous régaler.

Que nenni. La faute à   un scénario dont la minceur, appauvrit  un récit déjà bien rachitique. Il y a une histoire d’amours contrariées et puis pas grand-chose. Les décors sont admirables et l’animation s’accorde parfaitement aux couleurs de la nuit, celles des rues mal famées et des tripots où le jazz coule à flots.

 

Ce qui sauve le film : la  musique aurait pu en être le véritable moteur. La bande son principalement due à Bebo Valdés, à qui est dédié le film, est un régal. Sans être spécialiste on se prend à tapoter du pied sur un mambo d’un orchestre cubain, alors que Cole Porter donne le la de cette musique américaine qui commence à déferler sur l’île de Fidel.

Une passerelle est jetée, deux mondes vont se rejoindre, et le jazz coulera à flots. Mais le flot est interrompu par les sempiternels égarements de nos tourtereaux. Moderato sur toute la ligne, tempo compris, quand l’histoire de la musique américano-cubaine  prend son envol. Ah il est question d’une révolution, on interdit la partition yankee (c’est l’ennemi..) et flop, triple flop. On ne fait que passer, effleurer, pour mieux conter fleurette.

 

En fin de compte un bon scénariste et un réalisateur ad hoc pourraient reprendre l’histoire de « Chico et Rita » avec quelques comédiens triés sur le volet, et de vrais musiciens : ça nous ferait du cinéma !

Il est pianiste, elle est chanteuse. Ils ont  du talent, mais pour l’heure, chacun cherche sa voie. Quand ils se rencontrent ils vont s’aimer, se quitter, puis se retrouver et ainsi de suite tout au long de leur vie, alors qu’entre temps, le succès a fait du gringue à la dame. Il est certain que l’histoire de ces deux tourtereaux, aussi convenue et rapportée par une production classique, ne ferait pas un pli. Je t’aime, moi non plus, et puis basta. C’est pourquoi le film d’animation prend  le relais et pendant un certain temps, j’ai cru que la recette parfaitement…

Review Overview

Le film

Si le dessin est plutôt agréable, la romance qui s'y déroule n'a pas beaucoup d'intérêt. On écoute alors la musique, qui entre les rythmes cubains et l'émergence du jazz vous donne la bougeotte. A l'image de l'ensemble, ça demeure très superficiel. Dans le même style graphique " Valse avec Bachir" est d'un niveau très supérieur . Avec une histoire, triste peut-être, mais une histoire avec du sens ...

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Police fédérale Los Angeles » de William Friedkin. Critique Blu-ray

Le dernier coffret collector de l'année chez Carlotta, le père Noël ne viendra pas pour rien

Laisser un commentaire