samedi , 12 septembre 2026

« Terminal Sud » de Rabah Ameur-Zaïmeche. Critique cinéma-VOD

Synopsis: Dans un pays plongé dans un climat d’insécurité́ et de conflit armé, un médecin tente malgré tout d’accomplir son devoir au sein d’un centre hospitalier, jusqu’au jour où son destin bascule…

La fiche du film

Le film"Terminal Sud"
RéalisationRabah Ameur-Zaïmeche
AvecRamzy Bedia, Amel Brahim-Djelloul
Titre originalTerminal Sud
Sortie le20/11/2019
Durée96 Minutes
GenreDrame, Thriller
Année2018
NationalitéFrance, Algérie
DistributionPotemkine Films
TypeLong-métrage
Affiche :
Note du blog 3,0/5
Note du public 2,57/5 · 77 votes
Synopsis

Dans un pays plonge? dans un climat d?inse?curite? et de conflit arme?, un me?decin tente malgre? tout d?accomplir son devoir au sein d?un centre hospitalier, jusqu?au jour où son destin bascule...

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Rabba Ameur-Zaïmeche ne situe pas l’objet de son propos. Ni sa destination. Un pays marqué par l’oppression, la répression et le terrorisme. Un cœur pur ne comprend rien à ce désordre ascendant , il est docteur et mène sa mission tel qu’Hippocrate l’a voulue.

Pourtant, tout autour de lui, ce n’est que disparitions, assassinats et menaces. Il est aussi concerné mais ne s’en préoccupe guère. Il se rend chaque jour à l’hôpital où ses compétences le situent au-dessus de la mêlée.

Mais l’homme est à bout, entre son activité humanitaire non-stop et une épouse qui ne le suit plus dans ce dévouement extrême. Elle est jouée par la chanteuse lyrique Amel Brahim-Djelloul, pour la première fois au cinéma.

Tout ce qu’il lui reste  d’espoir et de famille sur ce lambeau de vie que le cinéaste raccommode avec un scénario assez hésitant. Et une direction d’acteurs relâchée…

Dans l’anonymat de ces lieux et du décor, le spectateur se perd alors dans les circonvolutions d’un récit émaillé d’allusions et de métaphores absconses .

Comme ces terroristes et militaires confondus  sur les  pas d’une histoire jamais consommée. Une guerre coloniale retrouve dans des relents abjects, ses gestes et son impunité.

Ramzy Bedia, quasiment de tous les plans, assume pleinement ce personnage de l’extrême confronté à des extrêmes beaucoup plus radicaux. Lui le  sauveur rigoriste d’une humanité qui s’étiole.

Il n’y a qu’à son ami ( Slimane Dazi ) que le toubib confie ses peines, ses doutes et les craintes d’un avenir désastreux…

Elle va le lui faire payer dans sa chair et son intimité, dans ce mal et cette douleur vers quoi tend le film aussi dépouillé que sa mise en scène minimaliste.

Où la neutralité désormais toute relative de son décor le mène inéluctablement. On devine le Sud de la France, la Camargue, Fos-sur-Mer , étrange révélation d’un paysage qui jusque là demeurait confiné dans le secret du scénario.

Bien déroutant ce film, mais bien intéressant aussi …

Le film

C’est un film bizarre, étrange, étonnant, mais qui peut intéresser le cinéphile ou le spectateur averti de la marche de l’univers. Dans un pays  ( presque ) indéterminé, un médecin se bat contre l’intolérance, la violence, et des problèmes personnels qui se répercutent très vite en fait sur l’état du monde dans le contexte rapporté par le cinéaste. On peut y déceler les  relents d’une guerre coloniale qui retrouve ses gestes et son impunité. Ramzy Bedia, quasiment de tous les plans, assume pleinement ce personnage de l’extrême confronté à des extrêmes beaucoup plus radicaux. Bien déroutant ce film, mais bien intéressant aussi …

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