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« Sans rivages » de Mathieu Lis. Critique cinéma

Synopsis: Andréa un homme à la dérive, mène une existence précaire sur les bords de la Garonne. Sur le point de sombrer, il revient une dernière fois à la vie, le temps d’un rêve d’amour avec deux femmes, qu’il désire follement.  Elles l’accompagnent avec tendresse dans son dernier voyage, au fil de l’eau, vers l’Océan.

La fiche du film

Le film : "Sans rivages"
De : Mathieu Lis
Avec : Carlo Brandt, Maud Wyler
Sortie le : 11/12/2019
Distribution : Esperanza Productions
Durée : 45 Minutes
Genre : Divers
Type : Long-métrage
Le film
  • Notes d’intentions de Mathieu Lis, réalisateur  . 

    Je veux filmer la vitalité paradoxale d’un homme à la rue, son désir autodestructeur de vivre. De l’extérieur, Andrea c’est le désespoir. Il n’a pas de but, pas de projets.

Mais dans ses rêves alcoolisés, il s’accroche à la vie. Il les nourrit de sa véritable rencontre avec les femmes, qui le soignent à l’hôpital. Il scrute leurs regards, leurs traits, leurs gestes ; il devine leur personnalité, leurs failles, peut-être leur propre solitude.

Le film raconte avant tout cette histoire d’amour à trois, contradictoire, éclatée, épileptique.

Carlo Brandt, un grand

« Sans Rivages » est un film sur le rêve, mais il a son ancrage dans la réalité.

La demande d’affection de ces personnes, qui souffrent avant tout de solitude,prime souvent sur leur demande de soins, même vitaux. Le personnel hospitalier est violemment confronté à cette réalité.

  •  Ce que j’en pense : 

    C’est avant tout l’histoire d’un homme qui sans la prestance de Carlo Brandt n’aurait peut-être pas la même puissance évocatrice. Il est l’âme de cette perdition, le regard surtout car de sa douce voix, il ne dit pas grand-chose.

De la réalité …

Andréa est à la dérive. Secouru par une équipe d’urgentistes, le voici entre sédatifs et sevrage perdu dans ses rêves. Cette infirmière et cette doctoresse se penchent avec tendresse sur ce grand comédien qui prête la sécheresse de son corps à ce personnage abandonné.

L’illustration qu’en rapporte le jeune cinéaste est une application raisonnée d’un savoir-faire sur les bases d’une palette expérimentale. L’utopie imagée au cinéma n’est pas mince affaire.  Mathieu Lis use trop de ces effets techniques qui donnent au rêve une vision quasi psychédélique.

… aux rêves d’un homme perdu.

Ou bien ce sont des inserts imaginés dans l’autre vie d’Andréa. Mais le coup du spa me parait aussi grossier.

Maud Wyler et Baya Medhaffar prêtent tout leur talent à cette évocation d’un triangle amoureux à l’isocèle brisée. Beau portrait dans un cadre inapproprié.

Notes d'intentions de Mathieu Lis, réalisateur  .  Je veux filmer la vitalité paradoxale d’un homme à la rue, son désir autodestructeur de vivre. De l’extérieur, Andrea c’est le désespoir. Il n’a pas de but, pas de projets. Mais dans ses rêves alcoolisés, il s’accroche à la vie. Il les nourrit de sa véritable rencontre avec les femmes, qui le soignent à l’hôpital. Il scrute leurs regards, leurs traits, leurs gestes ; il devine leur personnalité, leurs failles, peut-être leur propre solitude. Le film raconte avant tout cette histoire d’amour à trois, contradictoire, éclatée, épileptique. "Sans Rivages" est un film sur…
Le film

Voir un grand comédien Carlo Brandt au service d’un cinéaste trop appliqué à mettre un récit en conformité avec son contenu. L’utopie imagée au cinéma n’est pas mince affaire. Celle de cette homme à la dérive qui dans la chambre de son hôpital se met à fantasmer sur les femmes qui l’entourent. Le jeune cinéaste use trop de ces effets techniques qui donnent au rêve une vision quasi psychédélique. Maud Wyler et Baya Medhaffar prêtent tout leur talent à cette évocation d’un triangle amoureux à l’isocèle brisée. Beau portrait dans un cadre un brin inapproprié.

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