- Dvd 19 juin 2026

- 16 octobre 1957 en salle
- 2h 02min | Drame, Western
- Acteurs : Burt Lancaster, Earl Holliman, Frank Faylen, John Hudson, Lyle Bettger
- Par Georges Scullin, Leon Uris
- Sous-titres : : Français
- Langue : Anglais
- Studio : Sidonis Calysta
- Titre original Gunfight at the O.K. Corral
L’histoire : A l’issue d’une longue carrière au service de la loi, satisfait de faire régner l’ordre à Dodge City, Wyatt Earp entreprend de se ranger. Mais ses plans de retraite sont remis à plus tard, le jour où son frère Virgil, shérif comme lui, l’appelle à l’aide. Il n’arrive plus à contrôler les activités criminelles de la famille Clanton et de ses hommes de main à Tombstone
Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article
Dans l’excellent « Winchester 73 » (Anthony Mann) la fameuse carabine est utilisée dans un concours de tir à Dodge City , une ville sous la coupe du célèbre shérif Wyatt Earp, figure à jamais emblématique du Western (*).
On le retrouve ainsi dans cet affrontement lui aussi devenu célèbre à OK Corral entre le clan des frères Earp et la bande rivale des Clanton (Dennis Hopper). L’Histoire a tellement ressassé l’événement qu’on ne peut accorder un crédit total à la version de John Sturges et de ses scénaristes Georges Scullin et Leon Uris.
Elle est néanmoins fort acceptable dans sa réalisation et son interprétation, Burt Lancaster et Kirk Douglas assumant avec bienveillance l’héritage d’une telle légende.
Le film l’amplifie d’ailleurs avec l’apparition en Cow Boy vengeur de Lee Van Cleef encore peu connu du grand public . Il est aussi question de Tombstone, la ville de tous les dangers, où l’on rejoint maintenant notre bon shérif Wyatt Earp, devenu Marshal . Il est bien décidé à en découdre avec la famille Clanton qui sème la désolation dans toute la contrée .
Tueurs, voleurs, pilleurs, elle jouit d’une immunité totale sous le regard terrorisé mais complice de Cotton Wilson, le shérif détestable ( Frank Faylen). Autre personnage ambigu, Doc Holiday, l’ancien dentiste devenu joueur et tueur si on interrompt son poker.

Earp devrait le coffrer à plusieurs reprises mais l’entente entre les deux hommes est surprenante, comme une discrète connivence, qui les sauvera tous les deux. Dans cette confrontation ultime entre le presque bien et le très très mal, Sturges n’a pas l’âme du moraliste pour décerner des brevets de citoyenneté.
Une scène impeccablement réglée, à rallonge, contrairement aux rumeurs rapportées par les échotiers de l’époque sur un affrontement rapide, mais tout aussi mortel. La légende est tenace
(*) Il est aussi notamment de la fête dans « L’Aigle des frontières » d’Allan Dwan -1939, « La Poursuite infernale » de John Ford -1946 , « Un jeu risqué » de Jacques Tourneur -1955.
LES SUPPLEMENTS
- La véritable histoire d’OK Corral ( 50 mn ) – C’est un moyen métrage réalisé par Nicholas Webster et scénarisé par l’écrivain Theodore Strauss, dont je n’ai trouvé aucune trace dans la bibliothèque cinématographique.
Il ambitionne de relever « les faits qui se cachent derrière la légende » assurant ainsi une vérité, dont on peut toujours douté du bien fondé.
Mais l’œuvre bien que peu lisible sur certaines séquences rapporte une histoire intéressante à suivre depuis la construction de Tombstone , à 19 km du ranch des Clanton, cette « métropole du désert » où « il est trop dur de mourir ».

Des « témoins » de l’époque rappellent les faits et l’attitude des protagonistes. Ainsi le colonel Hafford, propriétaire du Saloon Big Nose Kate , dit que chez Wyat , « il y avait une tension , comme le ressort d’un piège. Mais malgré sa réputation il n’avait jamais tué un homme ».
Notre héros de shérif n’était donc pas un saint comme le laisse voir et entendre le film de John Sturges. Plusieurs détails , contradictions, différences apparaissent ainsi entre les deux œuvres, sans leur ôter un quelconque intérêt.
- La présentation du film par Noël Simsolo ( 18 mn )- « A l’origine c’était une tuerie de quelques minutes, un fait divers qui est devenu une légende. »
Elle est reprise dans plusieurs œuvres sans se référer forcément à OK Corral avant qu’un premier film « L’Aigle des frontières » d’Allan Dwan en 1939 ne vienne consacrer l’événement par un long métrage.
« Règlement de comptes à OK Corral » en est en quelque sorte le remake ..
Et c’est au-delà de l’histoire même du film ( plusieurs accroches évidentes) l’histoire du cinéma que nous raconte une fois encore le critique
Le Film
Les bonus
Avec le bénéfice de l’âge ( 70 ans ), ce film a accumulé tant de références, qu’il tient une place à part dans l’Histoire du Western.
Il met en scène un affrontement historique entre deux clans à OK Corral, auquel participe notamment le célèbre shérif Wyatt Earp, que l’on retrouvera dans plusieurs films du genre.
On y voit Lee Van Cleef dans un rôle secondaire et très passager. Dodge City et surtout Tombstone sont des villes qui elles aussi appartiennent au catalogue du Western.
Et peut-être le clou du spectacle, la collaboration Dirk Douglas -Burt Lancaster pour des personnages très fusionnels, alors que tout devrait les éloigner. Le shérif et l’ancien dentiste devenu joueur professionnel, vont pourtant faire la paire . Poker gagnant dans un final joliment réglé par un réalisateur au comble de la modestie. Ses comédiens n’ont pas l’air de se préoccuper de la caméra.
AVIS BONUS
Un moyen métrage qui reprend " les faits, avant la légende" et l'avis de la critique
