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« Petite Maman » de Céline Sciamma. Critique cinéma

La fiche du film

Le film : "Petite maman"
De : Céline Sciamma
Avec : Joséphine Sanz, Gabrielle Sanz
Sortie le : 02/06/2021
Distribution : Pyramide Distribution
Durée : 72 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Le monde de l’enfance est peuplé de rêves et d’illusions qui deviennent fantastiques. Céline Sciamma le rappelle joliment au retour d’une histoire douloureuse.

Nelly vient de perdre sa grand-mère et la douleur de sa mère, Marion, est immense ( Nina Meurisse ).

La petite fille le voit, le ressent et le comprend un brin perplexe le matin où son papa (Stéphane Varupenne )lui dit que sa maman est partie. Marion ne pouvait pas vivre dans la maison de sa jeunesse, peuplée de ses jouets, de ses livres, de ses souvenirs.

Comme cette cabane construite à la lisière du bois derrière la maison, et dont elle lui a souvent parlé. Nelly s’y précipite Elle fait la connaissance d’une petite fille comme elle et qui comme sa maman met une dernière main à la construction d’une cabane.

Nelly et Marion deviennent des amies, un peu particulières au regard de l’histoire que la réalisatrice met en scène de manière … fantastique. Ou la magie du cinéma qui le plus naturellement du monde – sans effets, ni trucages – joue un étonnant retour sur le passé.

Dans ses allers-retours entre la maison et la cabane, le passé et le présent. Nelly, partage son temps avec sa maman redevenue petite fille.

Elle se prénomme d’ailleurs Marion, elle aussi.

La même démarche, claudicante, le même problème de santé. Et la canne de sa grand-mère qu’elle a récupérée à la maison de retraite … Pour un deuil que Nelly assume désormais à la manière d’une grande personne.

Ce sujet difficile Céline Sciamma le raconte joliment, intelligemment, dans la marge des conventions cinématographiques, optant pour une douce mélancolie, un naturel évident qui donne au goût des crêpes la saveur de l’enfance.

Avant de vider la maison de son enfance, Marion jette un dernier coup d’œil à tous ses objets amassés depuis des années. Un trop plein qu’elle ne peut supporter…

Dans cette cuisine et comme ailleurs, totalement complices, Joséphine et Gabrielle Sanz jouent extrêmement bien la comédie . Les saynètes qu’elles s’inventent en attestent…

La fraîcheur et la vérité d’une interprétation sans apprêt gommant l’effet miroir de leur gémellité. Et quand la mère de retour dans sa maison, cette fois vidée de tout souvenir, lui demande pardon de l’avoir laissée, Nelly est plus que souveraine.

«  Ne t’excuse pas, c’était bien » . Effectivement .

Le monde de l’enfance est peuplé de rêves et d'illusions qui deviennent fantastiques. Céline Sciamma le rappelle joliment au retour d’une histoire douloureuse. Nelly vient de perdre sa grand-mère et la douleur de sa mère, Marion, est immense ( Nina Meurisse ). La petite fille le voit, le ressent et le comprend un brin perplexe le matin où son papa (Stéphane Varupenne )lui dit que sa maman est partie. Marion ne pouvait pas vivre dans la maison de sa jeunesse, peuplée de ses jouets, de ses livres, de ses souvenirs. https://www.youtube.com/watch?v=_fDNrK8nid4&ab_channel=Cin%C3%A9S%C3%A9ries-TrailersFR Comme cette cabane construite à la lisière du bois…
Le film

Au-delà du regard de l’enfance que porte la réalisatrice sur un sujet aussi difficile que le deuil , l’histoire qu’elle nous raconte est extrêmement originale. Il est question pour une petite fille qui vient de perdre sa grand-mère de lui substituer la vie qui fut autrefois. Pour la bonne raison que sa propre mère a quitté la maison familiale dans laquelle il y avait pour elle trop de souvenirs. Comme cette cabane construite à la lisière du bois et dont elle lui a souvent parlé. Elle y a rencontré une petite fille comme elle et qui comme sa maman met une dernière main à la construction d’une cabane. Ou la magie du cinéma qui le plus naturellement du monde – sans effets, ni trucages - joue un retour sur le passé. Nelly, partage désormais l’histoire de sa maman redevenue petite fille. Ce sujet difficile autour du deuil et de l’enfance Céline Sciamma le raconte joliment, intelligemment, dans la marge des conventions cinématographiques, optant pour une douce mélancolie, un naturel évident. Celui que l’on retrouve chez Joséphine et Gabrielle Sanz qui  jouent extrêmement bien la comédie .La fraîcheur et la vérité de leur interprétation sans apprêt gomment l’effet miroir de leur gémellité

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