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« Nos Ames d’enfants » de Mike Mills. Critique cinéma

Synopsis: Journaliste radio, Johnny interroge des jeunes sur leur vision du futur. En raison d’un problème avec son ex, sa sœur, dont il n’est pas très proche, lui demande de s’occuper de son fils, Jesse. Il accepte, sans aucune expérience de l'éducation d'un enfant. Le début d’une relation qui changera leur vision du monde.

La fiche du film

Le film : "Nos âmes d'enfants"
De : Mike Mills
Avec : Joaquin Phoenix, Gaby Hoffmann
Sortie le : 26/01/2022
Durée : 108 Minutes
Genre : Drame
Type : Long-métrage
Le film

Joaquin Phoenix se range des voitures et adopte la posture de l’homme raisonnable. Voire même responsable dans sa démarche solitaire auprès de la jeunesse américaine qu’il interroge pour une chaîne de radio.

Cette rétrospective sur l’état du monde ,la pollution, la misère, les guerres , il va devoir la ramener à hauteur d’un gamin que sa sœur Viv (Gaby Hoffmann) lui confie le temps qu’elle règle des problèmes familiaux. Ils ne sont pas très proches, mais Johnny accepte.

Le voici papa par procuration lui qui virevolte au cœur de l’enfance sans jamais s’attarder. Le début d’une expérience, d’un apprentissage forcené , Jesse n’est pas de tout repos. L’éloignement de sa mère le perturbe autant que l’arrivée de cet oncle sorti de nulle part. 

Ce premier questionnement se mêle à la curiosité, l’intérêt, l’imagination d’un garçon qui se révèle bien au-dessus de la moyenne . Il désarçonne très vite Johnny mené par le bout du nez.  Woody Norman joue à merveille.

Mike Mills pose ainsi clairement sa mise en scène, entre l’intimité nouvelle de ce foyer et la réflexion collective d’une jeunesse ballottée dans un monde où ils veulent « que l’on ne se marche pas les uns sur les autres ».

Une réflexion assez classique en noir et blanc appuyé, sans réel contraste. L’image douce, dans l’inconfort de la situation familiale, se heurte aux pérégrinations de la maman et à son histoire personnelle. Jesse devient ainsi la courroi qui a si peu fonctionné autrefois entre le frère et la sœur.

La transmission est plutôt bien vue et bien venue quand le ronron entre Jesse et Johnny patine sérieusement dans la redite. On a perdu au passage la vision radiophonique de l’Amérique entrevue dans les reportages. Et Joaquim Phoenix s’empêtre dans son personnage.

On se prend à alors rêver d’une réconciliation totale avec la sœur, histoire de passer à autre chose.

Joaquin Phoenix se range des voitures et adopte la posture de l’homme raisonnable. Voire même responsable dans sa démarche solitaire auprès de la jeunesse américaine qu’il interroge pour une chaîne de radio. Cette rétrospective sur l’état du monde ,la pollution, la misère, les guerres , il va devoir la ramener à hauteur d’un gamin que sa sœur Viv (Gaby Hoffmann) lui confie le temps qu’elle règle des problèmes familiaux. Ils ne sont pas très proches, mais Johnny accepte. Le voici papa par procuration lui qui virevolte au cœur de l’enfance sans jamais s’attarder. Le début d’une expérience, d’un apprentissage forcené ,…
Le film

Ce n’est pas tant le changement de registre de Joaquin Phoenix qui marque ce film, mais plutôt sa forme narrative très appuyée autour de Jesse qui n’arrête pas de questionner le monde à travers cet oncle qu’il voit quasiment pour la première fois. Et ça tombe plutôt bien, Johnny est un professionnel de l’interview pour une radio qui s’intéresse à la jeunesse et à son regard sur le monde. La mise en scène s’appuie assez lourdement sur cette dialectique pour un homme qui fait l’apprentissage d’un foyer provisoire au contact d’un enfant à la recherche d’une véritable famille. Sa mère a dû s’absenter pour venir en aide à son mari qu’elle est en train de quitter… Jesse comprend la situation, comme il assimile beaucoup sur son environnement. Ce que l'on comprend assez vite, malgré les redites d'un réalisateur un brin englué dans son projet. A la limite les relations entre le frère et la sœur deviennent plus intéressantes, mais elles tardent à se concrétiser.

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