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« Maspalomas » de Aitor Arregi, José Mari Goenaga. Critique Cinéma

  • 24 juin 2026 en salle
  • | 1h 55min | Drame
  • | Par José Mari Goenaga
  • Avec José Ramón Soroiz, Nagore Aranburu, Kandido Uranga

L’histoire : Sous le soleil brûlant de Maspalomas, aux îles Canaries, Vicente savoure depuis vingt-cinq ans une retraite insouciante. Mais un accident l’arrache à son paradis. Rapatrié à Donostia, il est placé par sa fille dans une maison de repos où le temps semble figé et où ressurgissent les fantômes du passé.

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article

  • Le film   : 

Interdit – 12 ans avec avertissement

  • José Ramón Soroiz.Prix d’interprétation au festival de San Sebastián 2025.Goya du meilleur acteur
  • Prix Cineuropa aux Arcs Film Festival 2025…

C’est l’histoire d’un homme âgé, homosexuel, qui, contraint de changer d’univers, ne peut assumer son identité dans son nouveau lieu confiné à une normalité exemplaire.

Une maison de rééducation. Suite à un AVC , Vicente y vit désormais  contre son gré, sa fille unique ne pouvant l’accueillir. La maladie, l’enfermement, la double peine pour l’homme autrefois vigoureux au cœur de sa communauté homosexuelle. Et qui depuis son smartphone ne peut l’abandonner.

Il lui faut pourtant vivre au milieu de ses nouveaux compagnons, marqués par l’âge, la fatigue, la solitude. Tout ce que n’est pas Xanti, son voisin de chambrée, bien portant et heureux de vivre là, en résidence, comme à l’hôtel…

Mais sans le vouloir, sans le comprendre, Xanti, dynamique, sympathique, heurte quotidiennement le huis clos secret de Vicente. Ses réflexions sont communes, anodines , souvent portées par un machisme triomphant (photo).

Inaki (Kepa Errasti) l’aide-soignant en a pris son partie. Vicente a très vite remarqué ce jeune homme  qui passe ses vacances lui aussi à Maspalomas…

 

Comme pris en tenailles dans un monde qui n’est plus le sien, depuis près de trente ans, il veut alors se protéger, pour assumer sa liberté, son indépendance. Et retrouver ses amours sur les îles Canaries …

Attentionnés, Aitor Arregi et José Mari Goenaga en font un portrait sensible, émouvant , quand se révèle derrière le masque de sa personnalité refoulée, une histoire familiale écornée, depuis le jour de ses aveux. «  J’étais amoureux d’un homme. Je n’ai jamais pu dire que j’étais homosexuel »

La juste récompense des Goya couronne l’ interprétation toute en nuance et conviction de José Ramón Soroiz, aux côtés de confrères et consœurs imprégnés pareillement par leur engagement .Nagore Aranburu, la sœur qui malgré les barrières dressées ne lâchera jamais le lien familial. Kandido Uranga , le bon copain, malgré tout …

24 juin 2026 en salle | 1h 55min | Drame | Par José Mari Goenaga Avec José Ramón Soroiz, Nagore Aranburu, Kandido Uranga L'histoire : Sous le soleil brûlant de Maspalomas, aux îles Canaries, Vicente savoure depuis vingt-cinq ans une retraite insouciante. Mais un accident l’arrache à son paradis. Rapatrié à Donostia, il est placé par sa fille dans une maison de repos où le temps semble figé et où ressurgissent les fantômes du passé. Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez vous à la fin de l’article Le film   :  Interdit - 12 ans avec avertissement José Ramón Soroiz.Prix d'interprétation au festival…
Le Film

Bouleversement total et dramatique pour ce vieil homme homo qui, contraint de changer d’univers, ne peut assumer sa personnalité dans la maison de rééducation, où le conduit un AVC.. Son voisin de chambrée Xanti est bien sympathique , mais très entreprenant sur le plan relationnel et machiste affirmé à tous les coins de rue. Vicente doit donc composer avec cet environnement délaissé depuis une trentaine d’années après un divorce et une brouille familiale tenace. Au profit de la plage de MASPALOMAS, où il retrouve ses amis, ses amours. Il va alors se recroqueviller dans le huis clos secret de son intimité, pris en tenaille dans un monde qui n’est plus le sien, et dont il veut toujours se protéger, pour assumer sa liberté, son indépendance . « Mais les patients doivent socialiser entre eux c’est bon pour le moral » lui répète-t-on C’est un portrait sensible, émouvant, que font Aitor Arregi et José Mari Goenaga, récompensé justement au Goya pour José Ramón Soroiz, précieusement entourés par Nagore Aranburu, la sœur et Kandido Uranga , le bon copain, malgré tout …

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