Accueil » A la une » « Licorice Pizza » de Paul Thomas Anderson. Critique cinéma

« Licorice Pizza » de Paul Thomas Anderson. Critique cinéma

Tout le tournage a eu lieu à Los Angeles, mais ici nous sommes à Hollywood, au théâtre El Portal ...

Synopsis: 1973.Los Angeles. Alana Kane et Gary Valentine font connaissance le jour de la photo de classe. Alana est assistante du photographe. Gary, lui, a déjà une expérience d’acteur, ce qu’il s’empresse de dire à la jeune fille pour l’impressionner. Amusée et intriguée par son assurance hors normes, elle accepte de l’accompagner à New York pour une émission de télévision.

La fiche du film

Le film : "Licorice Pizza"
De : Paul Thomas Anderson
Avec : Alana Haim, Cooper Hoffman
Sortie le : 05/01/2022
Durée : 133 Minutes
Genre : Drame, Comédie, Romance
Type : Long-métrage
Le film

Sur ce film qui s’éternise, le final est d’une extrême beauté, raccord ultime entre les deux héros qui deux heures durant s’écharpent plus ou moins gentiment.

Mais cette fois, complètement perdus, l’un attend sa belle à son travail quand celle-ci part à la recherche de son amoureux transi. Leur course effrénée se termine par de folles embrassades et l’aveu d’un amour si longtemps refoulé.

C’est une belle histoire :  Alana remonte la file des élèves attendant la photo de classe. Un peigne et un miroir à la main, personne ne prête attention à l’assistante du photographe, sauf Gary qui veut bien se refaire une beauté.

Cours de drague en perspective, et bastringue sentimental assuré. Une dizaine d’années sépare ce couple qui va longtemps demeurer un duo. Gary est entreprenant. A la recherche d’un autre travail, Alana le suit dans ses projets les plus excentriques. Mais pas plus loin ..

Paul Thomas Anderson les raconte longuement, dans la nostalgie des seventies, romance amusée où le pauvre Gary assiste éperdu aux émois amoureux de sa compagne, sans jamais pouvoir lui dire combien il l’aime.

Elle le sait, il fait ce qu’il faut, mais « on ne sort pas ensemble », c’est très clair. Même son rôle dans une série familiale très célèbre à la télévision ne l’impressionne pas.

Dans la file d’attente, Gary est le seul à remarquer l’assistante du photographe.

 

Alors les voici amis, partenaires, voire même associés dans une affaire de matelas aqueux, autrement dit reposant sur de l’eau. Et ça marche plutôt bien. Mais les amours ne suivent pas et se gâtent souvent dans des « Je t’aime, moi non plus » répétitifs

Anderson a beau multiplié les situations, les séquences amusantes ou épiques, les filmer avec brio (la scène du camion en panne, la confusion avec un meurtrier …) il peine à se dépêtrer d’une histoire en tire-bouchon. Exception faite pour le candidat à l’élection pour qui travaille maintenant la belle Alana. Ce chapitre procure dans la réplique et l’inattendu, la plus belle des images du cinéma.

Le cinéma auquel il se réfère un peu, sans lui rendre forcément hommage.

Le jeu des acteurs est tout aussi sympathique que leur personnage, avec des seconds rôles de passage pour Tom Waits, Sean Penn, Bradley Cooper

Alana Haim, du groupe éponyme, pour la première fois à l’écran donne l’impression de jouer à la marelle. Hypnotique, fascinante. Cooper Hoffman, sur les traces de son papa, fait lui aussi figure de prodige. Très avancé côté sentiments, cet ado attardé, tient presque le film à lui tout seul. C’est déjà ça !

Sur ce film qui s’éternise, le final est d’une extrême beauté, raccord ultime entre les deux héros qui deux heures durant s’écharpent plus ou moins gentiment. Mais cette fois, complètement perdus, l’un attend sa belle à son travail quand celle-ci part à la recherche de son amoureux transi. Leur course effrénée se termine par de folles embrassades et l’aveu d’un amour si longtemps refoulé. C’est une belle histoire :  Alana remonte la file des élèves attendant la photo de classe. Un peigne et un miroir à la main, personne ne prête attention à l’assistante du photographe, sauf Gary qui veut bien…
Le film

A nouveau le problème de la longueur pour une histoire au demeurant très belle : Alana remonte la file des élèves attendant la photo de classe. Un peigne et un miroir à la main, personne ne prête attention à l’assistante du photographe, sauf Gary qui veut bien se refaire une beauté. Et c’est parti pour plus de deux heures, heureusement filmées par un maître de la mise en scène, qui malheureusement ne retient pas sa langue dans sa poche. Anderson a écrit le scénario et oublié de le relire, pour quelques redites qui nous auraient évité l’ennui. Et fortifier ce récit romantico-sentimental qui ronronne une fois l’acné congénitale dépassée. On imagine bien comment nos deux héros vont finir (lui qui l’aime, et elle qui s’entend bien avec lui.) au milieu de quelques références cinématographiques bien venues. Ce n’est pas parce que le film s’éternise qu’on salue avec bonheur un final fantastique tant sur la réalisation que le lyrisme ambiant. Le jeu des acteurs est tout aussi sympathique que leur personnage, avec des seconds rôles de passage pour Tom Waits, Sean Penn, Bradley Cooper … Alana Haim, pour la première fois à l’écran est hypnotique et fascinante. Cooper Hoffman, sur les traces de son papa, fait lui aussi figure de prodige.

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Don’t look up » de Adam McKay. Critique cinéma

Si le réchauffement climatique n’est pas la fin du monde, ça lui ressemble dit tout joyeux le cinéaste

Laisser un commentaire