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« Les petits mouchoirs » de Guillaume Canet . Les suppléments

LES SUPPLEMENTS

A l’image du film,  ils sont sympas, généreux et parfois ce sont de vraies tranches de vie qui s’en échappent. Sans mise en scène, ni fard, ni paillette…

  • Le making of. On y découvre les tenants et les aboutissants d’un film, réalisé «  à l’intérieur d’un cercle d’amis avec lesquels ce n’était pas compliqué » dit  Gilles Lellouche. «  On se connaissait très bien ou assez bien ».Six mois avant le tournage, Guillaume Canet les réunit dans la maison du Ferret pour une séance de lectures . «  Et quand on est revenu, là tout le monde se connaissait vraiment très très bien »

François Cluzet s’en félicite. «  Comme ça celui qui joue ton pote dans le film, tu ne lui dis pas la première fois “ ah c’est vous, comment allez-vous ? ” ». Le même Cluzet que l’on découvre en tête à tête avec Canet . Un joli moment, de travail, de complicité et de sincérité. « Si j’ai avancé dans ce métier, c’est par anxiété » lui dit-il pour expliquer la manière dont il voit son personnage .

Quelques scènes mythiques, sont au programme , dont celle du 1-2-3 soleil qui m’a encore fait bien rire , ou celle du ski nautique , assez ardue pour la réalisation . L’équipe a pris du retard, le courant s’en mêle, la marée monte et les bateaux commencent à dériver. Il faut pouvoir surfer avec tout ça, ce que fait brillamment le réalisateur qui sur le plateau se révèle être un grand monsieur (il faut le voir parler avec les gamins), toujours à l’affût et très pédagogue dans sa direction d’acteurs. «  Il nous donne l’harmonie » dit une comédienne.

  • Les scènes coupées. On comprend que certaines séquences n’apparaissent pas au final, dont deux tournées à l’hôpital, l’une trop comique, voire déplacée, ça sonnait vraiment faux, et la seconde, un regard extérieur, totalement inutile.D’autres apparaissent aujourd’hui anecdotiques, mais pourtant très drôles, comme «  Le surf » qui dure très longtemps, mais malgré la présence lointaine de Lizarazu, c’est certain que l’on pouvait s’en passer.

Il est alors dommage que dans tout ce fatras de lucidité, Guillaume Canet n’ait  pas su couper, ou raccourcir la scène de l’enterrement.

  • Le bêtisier. Plein de bonnes choses, mais surtout le final quand Lellouche et Laurent Lafitte , s’amusent à imiter Galabru, Bourvil ou Bacri, en effectuant parfois des mixtes. A charge de retrouver qui fait quoi : le mélange Mitterand-De Niro est savoureux
  • Films de vacances. On comprend mieux le film en voyant ces films «  amateurs » tournés lors des moments de détente, sur la plage, autour d’une table ou  de saynètes improvisées. Avec parfois des paris stupides.

Au cours d’un repas bien arrosé semble-t-il Lellouche s’engage à se lever le matin de très bonne heure pour accompagner Joël Dupuch sur son bateau afin de ramener des huîtres. Dujardin qui l’accompagne n’en peut plus de rire devant son copain, malade à en vomir. Effectivement ….

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