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« Les Parfums » de Grégory Magne. Critique cinéma

Synopsis: Anne Walberg, célébrité dans le monde du parfum, crée des fragrances et vend son incroyable talent à des sociétés en tout genre. Elle vit en diva, égoïste, au tempérament bien trempé. Guillaume son nouveau chauffeur est le seul qui n’a pas peur de lui tenir tête. Sans doute la raison pour laquelle elle ne le renvoie pas.

La fiche du film

Le film : "Les Parfums"
De : Grégory Magne
Avec : Emmanuelle Devos, Grégory Montel
Sortie le : 01/07/2020
Distribution : Pyramide Distribution
Durée : 100 Minutes
Genre : Comédie
Type : Long-métrage
Le film

Le métier de parfumeur n’embaume pas les salles de cinéma. C’est pourquoi Anne Walberg retient l’attention. Le portrait qu’en fait Grégory Magne est plutôt acéré, mais si proche semble-t-il de ces divas qui hantent les salons de mode et les palais de haute couture.

Il y a peu encore Mme Walberg toisait ce petit monde du haut de son nez si précieux. Caractère entier et méprisant, autolâtre, la créatrice n’avait pas son pareil pour respirer la bonne fragrance. Jusqu’au jour de la panne sèche et du rejet immédiat de toute une profession.

Pour revenir au sommet il va lui falloir passer par de multiples étapes, dont rabattre un caquet surdimensionné. Ce qui semble au-dessus de ses forces.

Emmanuelle Devos l’exprime de façon sidérante. Une tête à claque, une mijaurée sur la défensive, devant laquelle Guillaume, son énième chauffeur, tient la posture adéquate. Grégory Montel, parfait.

Sans renverser les murs, il s’oppose, propose, lui tient tête, la conseille au cours de ses différentes rendez-vous avec des professionnels d’horizons très divers. La reconquête est à ce prix, des architectures de salon et des usines polluantes. En respirer l’odeur, sa caractéristique, ses contraintes.

Madame va maintenant sur des chantiers, où elle n’est pas très à l’aise.

Mme Walberg consent à écouter son chauffeur et le suit parfois dans ses remarques. Ce qui provoque de jolies saynètes. Mais elle ne parle pas aux gens, ne les regarde pas, toujours à  distance , trop peur de reperdre son nez.

Tout souvenir est sujet à l’odeur quand ce n’est pas l’odeur qui ramène le souvenir.

Au temps de l’apparat dont Guillaume se moque, contraint lui aussi de composer avec des événements assez complexes. Ou le difficile amalgame de l’amour filial et de la séparation, un grand classique que le réalisateur aborde sans véritable intention narrative.

Grégory Montel, le papa qui a lâché sa patronne pour s’occuper un peu de sa fille dont il a la garde une semaine sur deux ( Zélie Rixhon )

Et c’est là que le bat blesse. Grégory Magne aborde de nombreux aspects, sans les retenir formellement. Le plus évident, ce directeur d’une agence de location de chauffeurs qui trône imperturbable au fin fond d’un restaurant chinois .

Moitié patron , moitié mafieux ,il ne bouge pas de sa place. Mais ça ne va pas plus loin. Royal dans le personnage, Gustave Kervern parait bien embêté.

Et le spectateur aussi .

Le métier de parfumeur n’embaume pas les salles de cinéma. C’est pourquoi Anne Walberg retient l’attention. Le portrait qu’en fait Grégory Magne est plutôt acéré, mais si proche semble-t-il de ces divas qui hantent les salons de mode et les palais de haute couture. Il y a peu encore Mme Walberg toisait ce petit monde du haut de son nez si précieux. Caractère entier et méprisant, autolâtre, la créatrice n’avait pas son pareil pour respirer la bonne fragrance. Jusqu’au jour de la panne sèche et du rejet immédiat de toute une profession. Pour revenir au sommet il va lui falloir…
Le film

L’idée est intéressante surtout que l’on ne voit pas souvent ce genre d’activité au cinéma . Elle est plutôt traitée en marge de la personnalité de ce parfumeur qui fut célèbre et aujourd’hui rejetée. Elle travaille en solo en espérant revenir au firmament ce qui dans cet univers ne semble pas possible . La diva se voit maintenant contrée par son nouveau et énième chauffeur qui cette fois lui tient tête, la remet à sa place, la conseille. Et bien que silencieuse et sauvage, elle l’écoute le suit parfois dans ses remarques , et ça provoque de jolies situations, qui malheureusement se répètent à l’ennui. Ça traine en longueur (*) en quête de nouvelles idées qui souvent bonnes, alourdissent le processus qui s’émousse à travers cette forte opposition entre deux grandes personnalités qui vont très vite se neutraliser . Emmanuelle Devos et Grégory Montel sont tout à fait à leur place , mais là encore  un personnage secondaire me plait beaucoup, celui de Gustave Kervern en moitié mafieux, moitié patron de locations de voitures. (*) un exemple flagrant selon moi : la séquence de l’hôpital où Sergi Lopez intervient. Elle aurait pu être supprimée par une simple évocation d’une rééducation du nez de la dame .

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