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« Le grand duel » de Giancarlo Santi. Critique Blu-ray

  • 1 heure et 34 minutes
  • Dvd : ‎ 20 août 2026
  • Cinéma : 19 juillet 1973
  • Acteurs ‏ : ‎ Alberto Dentice, Horst Frank, Jess Hahn, Klaus Grünberg, Lee Van Cleef
  • Sous-titres : ‏ : ‎ Français
  • Studio  ‏ : ‎ Carlotta Films
  • Titre original Il grande duello

L’histoire : Philip Wermeer est accusé d’avoir tué Saxon, le patriarche d’un clan puissant de Tucson. Lors de sa fuite, il rencontre le shérif Clayton, qui l’aide à se sortir d’une situation compliquée. Mais celui-ci semble avoir des informations sur le coupable et impose à Wermeer de subir un procès en bonne et due forme par les Saxons…

Si les étoiles n’apparaissent pas, reportez-vous à la fin de l’article

  • Le film  :
  • Les bonus :

Cinq – dix ans après la sortie de titres mémorables du Western Spaghetti (*) ,  Giancarlo Santi, auto-déclaré héritier de Sergio Leone, reprend sans malice la succession, pour un seul film, qui sera bien suffisant.

De la musique de Morricone aux plans larges, développés du maître italien, Giancarlo Santi aligne les clichés et les références , tels des stigmates récupérés sur de vieilles bobines abandonnées.

 

 Lee Van Cleef , sa vista, constamment cernée par le rebord de sa visière, assume une partition qu’il connait par cœur. Elle donne le ton d’un plagiat tranquille. Nulle fantaisie dans la mise en scène, nulle parodie en perspective, malgré un prétexte scénaristique assez malin à l’origine : Clayton, un shérif sans étoile protège Philip Wermeer ,un voyou qu’il sait innocent.

Le duo contre-nature affronte les trois frères Saxon, persuadés que Wermeer est bien l’assassin de leur père. Un peu à l’image de la famille Clanton dans «  Règlement de compte à Ok Corall » , la fratrie, la main mise sur la ville, assure son bon ordonnancement jusqu’à l’arrivée de nos deux héros.

Il n’y a pas grand-chose à attendre des affrontements chichiteux et des dialogues maigrelets. Le portrait des trois frangins laissait espérer une autre direction  :  Adam, le précieux, Elie, le marshal et l’aîné, David le dandy, craint par ses deux frères.

Peter O’Brien, tel un nouveau Chuck Norris, joue l’innocent … tout court !

Horst Frank parait là sur sa retenue , et Klaus Grunberg ( tout habillé de blanc, mais faut rédempteur ) tient son personnage d’une caricature qui contamine peu à peu le récit.

Ah le titre ! Justifié par un final classique pour un western, mais qui trouve dans sa mise en œuvre ,une exécution notoire, presque originale. Dommage c’est très court et c’est la fin !

(*) Les plus évidents de Sergio Leone et Ennio Morricone : « Pour une poignée de dollars » 1964 –« Le Bon, la brute et le truand »  1966  –« Il était une fois dans l’Ouest» 1968 – « El Chuncho »  de Damiano Damiani- 1968  ( musique supervisée par Ennio Morricone  …)

 

LES SUPPLEMENTS

  • Un Western atypique

Un entretien avec le réalisateur ( 32 mn )-Assistant réalisateur pour Marco Ferreri puis Sergio Leone , Giancardo Santi parle beaucoup de lui, des autres, du cinéma italien . Ce c’est pas toujours très clair, il passe du coq à l’âne et tire des salves dévastatrices , loin de la langue de bois habituelle

« Pour la première fois on me confiait une réalisation. Sergio Leone  voulait que je réalise «  Il était une fois la révolution », mais les Américains n’étaient pas d’accord

«  Dans mon film deux scènes sont totalement copiées pour une pub pour voitures ».

Klaus Grunberg ( tout habillé de blanc, mais faut rédempteur ), le précieux

« Dans les westerns italiens on l’a considéré comme le meilleur film derrière la trilogie Leone »

« Tarantino a copié la musique du film, de Sergio Bardotti et Luis Bacalov , c’est de l’appropriation culturelle , les critiques disent que c’est une référence, mais non c’est du vol tout simplement » . Il parle de Lee Van Cleef, n’en dit pas de mal, «  à l’époque il essayait d’arrêter de boire, sa femme infirmière le surveillait … « il était parfait, toujours à l’heure, jamais de comportements déplacés »

« A l’époque le cinéma italien pouvait tout faire avec rien, maintenant ils ont tout et ne font rien » . Giancardo Santi se dit très satisfait du résultat «  le genre vivait ses dernières heures, l’idée c’était de créer quelque chose qui ne soit pas conventionnel »

  • Le dernier des grands westerns

Ernesto Gastaldi, scénariste- « Giancarlo s’est largement inspiré de Sergio Leone , il a été son assistant longtemps , donc il l’a imité . C’est un bon film qui n’a rien d’exceptionnel mais il a très bien marché au box-office et c’est le plus important « 

La pendaison du coupable. Cherchez le suspense !…

« Le cinéma italien se vendait à l’aveuglette et des centaines de pays l’achetaient ; et tout le monde investissait , de l’ouvrier au vendeur de pâtes . (…) Les gens disaient : On voudrait un bon western, pas de guerre de sécession et qu’il ne coûte pas trop cher »

  • Sortir des sentiers battus ( 29 mn )

Ettore Rosboch, producteur – « Il était vu comme un filleul de Sergio Leone » entame le producteur qui raconte ici beaucoup d’anecdotes de tournage , et certaines bien salées, bien intéressantes . L’esprit du film tourné dans une période de transition entre Mai 68 et la montée des Brigades rouges

Production, préproduction, comment ça marche …

1 heure et 34 minutes Dvd : ‎ 20 août 2026 Cinéma : 19 juillet 1973 Acteurs ‏ : ‎ Alberto Dentice, Horst Frank, Jess Hahn, Klaus Grünberg, Lee Van Cleef Sous-titres : ‏ : ‎ Français Studio  ‏ : ‎ Carlotta Films Titre original Il grande duello L'histoire : Philip Wermeer est accusé d’avoir tué Saxon, le patriarche d’un clan puissant de Tucson. Lors de sa fuite, il rencontre le shérif Clayton, qui l’aide à se sortir d’une situation compliquée. Mais celui-ci semble avoir des informations sur le coupable et impose à Wermeer de subir un procès en bonne et due forme par les Saxons...…
Le film
Les bonus

Dans la cohorte des Westerns Spaghettis, cette série B peine à reconnaître dans son réalisateur , un assistant de Sergio Leone. Sinon dans les références qu’il s’octroie de manière très maladroite, bousculant les clichés , et griffonnant les partitions d’Ennio Morricone, plagiées harmonieusement. Nulle fantaisie dans la mise en scène, nulle parodie en perspective, malgré un prétexte scénaristique assez malin à l’origine : Clayton, un shérif sans étoile protège Philip Wermeer ,un voyou qu’il sait innocent. Le duo déroule les attendus face aux méchants qui n’ont même plus peur de Lee Van Cleef, trop assuré dans son jeu déroulé depuis des lustres .

AVIS BONUS Le réalisateur, le scénariste, le producteur, ils en racontent des vertes et des pas mûres

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