Accueil » Les critiques » « Wake in fright » ( Réveil dans la terreur ) de Ted Kotcheff . Les suppléments

« Wake in fright » ( Réveil dans la terreur ) de Ted Kotcheff . Les suppléments

  • Rencontre avec le réalisateur.Ted Kotcheff voit son film comme «  un voyage initiatique pendant un week-end de débauche. Le héros n’arrive pas à s’intégrer dans cette ville étrange, un sentiment que j’ai bien connu quand je vivais au Canada ».

Le film n’est pas très bien accueilli par les autochtones qui lui reprochent de les salir. «  Je veux comprendre les gens, les juger ne m’intéresse pas ». En s’appuyant beaucoup sur le livre de Kenneth Cook, le cinéaste a vécu pendant plus de deux mois dans Broken Hill, similaire à la ville de la fiction.

La scène du jeu «  pile ou face » a été  tournée à Sydney, dans un vrai tripot clandestin  avec les vrais joueurs et les deux propriétaires des lieux.

Dans un tripot clandestin, le jeu du pile ou face, fatale au jeune héros

 

Pour la  scène de la chasse, «  il n’y a pas eu un seul cascadeur, mais une vraie chasse opérée par des professionnels. Ils me demandaient sur quelle partie du kangourou ils devaient tirer, je leur ai dit de ne pas me parler et d’agir comme ils en avaient l’habitude.

Vers 2 h du matin leurs coups étaient beaucoup moins précis, ils avaient bu beaucoup de whisky car il faisait assez froid, j’ai dit qu’on arrêtait les frais par-là, assez choqué, mais j’avais besoin de ce genre de séquence, et comme il n’était pas question que je tue des bêtes pour un film … ».

  • Sur le tournage En 1971, le cinéma australien cherche son identité. C’est le sujet de ce petit reportage TV  de l’époque, qui explique comment le pays  espère obtenir la caution internationale. Le tournage de « Wake in fright »  sert d’exemple. L’appui financier du gouvernement est sérieux.
Il était une fois dans un coin perdu dAustralie ...
Il était une fois dans un coin perdu d’Australie …
  • Chips Rafferty .Un acteur australien très en vogue au moment du tournage. « Le type costaud qui n’a peur de rien » dit un de ses amis qui raconte alors son histoire. «  Ce n’était pas un grand acteur, il le reconnaissait lui-même, mais là, il n’a jamais été aussi bon ».
  • Un tournant dans l’histoire du cinéma australien.Plusieurs personnalités évoquent l’impact de ce film sur l’industrie cinématographique australienne alors moribonde. Pour le critique Philip Adams, « il a capturé une époque et un lieu, il savait l’effet que les grands espaces faisaient sur les européens soi-disant civilisés ».

On met également en avant le film de Nicolas Roeg «  Walkabout » (La randonnée) : deux ados Australiens, un frère et une sœur, abandonnés dans le bush. Survivant tant bien que mal dans le désert hostile, ils rencontrent un jeune Aborigène en plein « walkabout », une errance initiatique rituelle…

« Sans ces envahisseurs qui ont parlé de notre peuple et de nos paysages, nous serions toujours dans l’anonymat culturel » (le critique Philip Adams)

On parle aussi à nouveau du refus des Australiens de se reconnaître à travers le film (« Nous ne sommes pas comme ça »)  et de la scène de la chasse, une fois encore détaillée par le réalisateur,

La critique est ici 

Rencontre avec le réalisateur.Ted Kotcheff voit son film comme «  un voyage initiatique pendant un week-end de débauche. Le héros n’arrive pas à s’intégrer dans cette ville étrange, un sentiment que j’ai bien connu quand je vivais au Canada ». Le film n’est pas très bien accueilli par les autochtones qui lui reprochent de les salir. «  Je veux comprendre les gens, les juger ne m’intéresse pas ». En s’appuyant beaucoup sur le livre de Kenneth Cook, le cinéaste a vécu pendant plus de deux mois dans Broken Hill, similaire à la ville de la fiction. La scène du jeu «  pile…

User Rating: Be the first one !

Voir aussi

« Graine de yakuza » de  Takashi Miike . Critique dvd

Les petits ont bien grandi, et font encore plus mal . Sidérant !

Laisser un commentaire